L'obstacle à l'action fait avancer l'action. Ce qui se met en travers du chemin devient le chemin.
Faire parvenir un support pédagogique à une personne détenue
Nous ne pouvons pas vous dire qu’un envoi aboutira. Personne ne le peut : l’entrée d’un objet en détention relève du chef d’établissement et du règlement intérieur, et ces règles diffèrent d’un établissement à l’autre. Ce que nous pouvons faire, c’est vous dire par où passer et dans quel ordre.
Ce qui commande la décision
Deux textes gouvernent la question. L’arrêté du 23 janvier 2023 fixe la liste des objets ou catégories d’objets qu’une personne détenue est autorisée à recevoir ou à envoyer ; un support pédagogique n’y figure pas comme catégorie propre. Le règlement intérieur de chaque établissement précise ensuite les modalités. La règle est donc l’interdiction, et l’autorisation l’exception — dans cet ordre, jamais l’inverse.
La voie la plus sûre n’est pas la poste
C’est le canal professionnel. Un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, un enseignant de l’unité locale d’enseignement, une association intervenante ou un visiteur de prison introduit des supports dans le cadre de son activité, ce qui ne relève pas du régime des objets reçus de l’extérieur. Si vous connaissez l’un de ces interlocuteurs, c’est par lui qu’il faut commencer. Nous mettons à leur disposition un dossier de présentation prévu pour cela.
Si vous voulez envoyer vous-même
Écrivez d’abord au chef d’établissement et demandez la procédure applicable. Cette lettre coûte un timbre, elle ne vous engage à rien, et elle est la seule manière d’obtenir une réponse qui vaut pour l’établissement où se trouve votre proche. N’envoyez rien avant d’avoir cette réponse : un objet non autorisé glissé dans une enveloppe peut entraîner la retenue de tout l’envoi, lettre comprise.
Ce que nous n’écrirons jamais
Vous lirez peut-être ailleurs qu’un objet arrive à coup sûr, qu’il suffit de le glisser quelque part, ou qu’il est reçu dans tous les établissements. Nous ne l’écrirons pas, parce que c’est faux et parce que le prix d’une telle phrase est payé par la famille : un envoi refusé, parfois une procédure, et la confiance perdue avec l’établissement. Quand nous ne savons pas, nous écrivons que nous ne savons pas.
Questions fréquentes
- Peut-on envoyer un jeu de cartes à une personne détenue ?
- Cela ne se décide pas à l’avance. L’entrée d’un objet en détention relève du chef d’établissement et du règlement intérieur de l’établissement concerné, et l’arrêté du 23 janvier 2023 fixe la liste des objets qu’une personne détenue est autorisée à recevoir. Avant tout envoi, écrivez au chef d’établissement pour demander la procédure applicable.
- Quelle est la voie la plus sûre ?
- Le canal professionnel : service pénitentiaire d’insertion et de probation, unité locale d’enseignement, association intervenante, visiteur de prison. Un support remis par un intervenant à l’occasion de son activité ne relève pas du même régime qu’un objet reçu de l’extérieur par la poste.
- Que se passe-t-il si l’envoi n’est pas autorisé ?
- L’objet n’est pas remis. Selon les cas, il est conservé et restitué, ou renvoyé. Un objet non autorisé glissé dans un courrier peut en outre entraîner la retenue de l’envoi entier, lettre comprise.
Aidez-nous à documenter
Chaque fiche d’établissement de ce site comporte une section consacrée à cette question. Elle est vide aujourd’hui : nous n’avons aucune information vérifiée, et nous préférons l’écrire que d’inventer. Si vous obtenez une réponse d’un établissement, écrivez-nous — elle sera publiée avec sa source et sa date, et elle servira à toutes les familles qui se posent la même question. Voir les fiches d’établissement.
Cette page décrit un cadre général et ne remplace pas le règlement intérieur de l’établissement concerné, seul applicable. Ce qu’on peut joindre à un courrier · Revenir au jeu pédagogique