Comment l’aider
Vous ne pouvez pas le sortir de là. Vous pouvez faire qu’il en sorte plus fort.
Vous vous demandez ce que vous pouvez faire. La réponse tient en une phrase : la régularité vaut mieux que l’intensité. Une lettre chaque semaine pèse plus qu’un gros colis tous les trois mois. Un encouragement répété pèse plus qu’un discours. Et ce que vous l’aidez à construire aujourd’hui — un cours, un travail, un suivi, un papier — sera exactement ce qui comptera le jour où il sortira.
Cette rubrique oriente. Elle ne remplace ni l’établissement, ni le SPIP, ni l’avocat : pour toute démarche, la demande écrite adressée au service compétent reste la voie qui compte.
- Chaque thème indique sa source officielle et la date à laquelle elle a été relevée.
- Aucune donnée relevant de l’article 10 du RGPD n’est demandée ni supposée : ni nom, ni numéro d’écrou, ni motif, ni récit des faits.
Cette page ne demande aucune information : aucun nom, aucun numéro d’écrou, aucun formulaire. Rien n’est envoyé ni conservé. Données extraites le 29 juillet 2026.
Soutenir psychologiquement
La régularité vaut mieux que l’intensité : écrire souvent, raconter l’ordinaire, et ne jamais laisser passer un signal d’alerte.
Ce qu’il faut faire
- Écrire souvent, même court : une carte de trois lignes chaque semaine tient mieux qu’une lettre de quatre pages tous les deux mois.
- Rappeler qu’il existe des soignants sur place, et que ce n’est pas à demander comme une faveur : chaque établissement pénitentiaire — maison d’arrêt, centre de détention, centrale — dispose d’une unité sanitaire rattachée à un hôpital public, avec des médecins, des infirmiers et un dispositif de soins psychiatriques (psychologue, psychiatre). On y demande un rendez-vous par écrit, sous pli fermé adressé au service médical. Le secret médical s’applique : ce qui se dit en consultation n’est pas transmis à l’administration pénitentiaire, et les soins sont pris en charge par l’assurance maladie. Dire « je n’arrive plus à dormir » ou « j’ai des idées noires » suffit à obtenir un rendez-vous.
- Raconter l’ordinaire — le temps qu’il fait, le chien, un match, une réparation : les détails du quotidien rattachent au monde réel bien mieux que les grandes déclarations.
- Réagir aux signaux d’alerte (discours qui se vide, allusions au fait de « tout arrêter », lettres qui cessent brutalement, ton de renoncement, demandes d’adieu) : prévenir l’établissement sans attendre, prévenir l’avocat, appeler le 3114.
- Encourager, et le dire clairement : depuis le 1er janvier 2023, la réduction de peine est accordée par le juge de l’application des peines aux personnes qui ont donné des preuves suffisantes de bonne conduite ou qui ont manifesté des efforts sérieux de réinsertion. La loi cite notamment l’absence d’incidents, le respect du règlement intérieur et le comportement envers le personnel, les autres personnes détenues et les intervenants. Bien se comporter et s’inscrire dans le travail, la formation ou les soins, c’est exactement ce qui se joue.
- Ne jamais garder pour soi une allusion au suicide : le dire à l’établissement sans attendre, prévenir l’avocat, et appeler le 3114 — numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24, ouvert aussi aux proches qui s’inquiètent.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Promettre une sortie garantie (« tu te tiens bien, tu sors plus tôt, c’est sûr »). La bonne conduite compte réellement — c’est l’un des deux motifs de réduction de peine —, mais rien n’est automatique : c’est le juge de l’application des peines qui décide, dossier par dossier, après avis de la commission de l’application des peines. Encourager sans garantir : une promesse déçue se retourne en découragement.
Le courrier lié
Modèle B4 — Demande de rendez-vous à l’unité sanitaire (médecin, psychologue, psychiatre)
À envoyer à : Unité sanitaire en milieu pénitentiaire (USMP) de l’établissement.
Ouvrir ce modèle déjà sélectionné — la lettre se remplit en quatre étapes, se génère sur votre appareil, puis se télécharge en PDF.
Le document
Fiche imprimable — Garder le lien : écrire, encourager, repérer les signaux d’alerte
Fiche A4 prête à imprimer, générée sur votre appareil. Rien n’est envoyé ni conservé.
Sources de ce thème
- 3114 — numéro national de prévention du suicide (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- Ministère de la Justice — prise en charge en détention (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- Article 721 du code de procédure pénale — réductions de peine (Légifrance) (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- Ministère de la Santé — les unités sanitaires en milieu pénitentiaire (USMP) (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- Guide méthodologique — prise en charge sanitaire des personnes placées sous main de justice (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleQue se passe-t-il quand je contacte le 3114 ? (nouvelle fenêtre)
3114 — Numéro national de prévention du suicide (dispositif piloté par le ministère chargé de la Santé)
Décrit concrètement le déroulement d'un appel au 3114 : orientation automatique vers le centre répondant le plus proche, réponse par un professionnel du soin formé, service gratuit et continu 24h/24 et 7j/7 partout en France.
- Source officielleJe m'inquiète pour quelqu'un (nouvelle fenêtre)
3114 — Numéro national de prévention du suicide (dispositif piloté par le ministère chargé de la Santé)
Espace destiné aux proches : reconnaître les signes de détresse, quoi dire et quoi faire, que faire si la personne envisage le suicide — ressource directement utile aux familles inquiètes pour un proche incarcéré.
- Source officiellePrévention du suicide en détention (nouvelle fenêtre)
Ministère de la Justice
Présente les dispositifs de prévention du suicide en établissement pénitentiaire : repérage du risque, commission pluridisciplinaire unique, codétenus de soutien, dotation de protection d'urgence et cellules de protection d'urgence, ainsi que la boîte aux lettres dédiée permettant aux familles de signaler une inquiétude.
À savoirPage publiée le 17 octobre 2018 : les chiffres cités s'arrêtent en 2017 et elle est antérieure à la création du 3114 (2021). À afficher avec le lien vers le 3114.
- Source officiellePrison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus (nouvelle fenêtre)
Justice.fr — ministère de la Justice (contenu Service-Public / DILA)
Fiche mise à jour le 7 mai 2025 distinguant les droits du condamné et ceux du prévenu : mariage ou Pacs en détention, autorité parentale, visite des enfants, et permis de visite exigé pour les témoins, le conjoint ou le notaire.
- Autorité indépendanteAvis relatif à la prise en charge des personnes détenues atteintes de troubles mentaux (nouvelle fenêtre)
Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL)
Avis publié au Journal officiel du 22 novembre 2019 par l'autorité administrative indépendante chargée du contrôle des prisons, consacré à la prise en charge psychiatrique des personnes détenues ; l'avis complet est téléchargeable depuis la page.
À savoirAvis daté de 2019 : constats et recommandations d'une autorité indépendante, à lire comme un état des lieux et non comme le droit applicable.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
Écrire des courriers — les siens et les vôtres
Les lettres personnelles et les courriers administratifs n’obéissent pas aux mêmes règles. Règle d’or : une demande = un objet = un courrier daté = une copie conservée.
Ce qu’il faut faire
- Écrire à l’encre sur papier ordinaire, porter nom, prénom et numéro d’écrou sur l’enveloppe, et vos coordonnées au dos.
- Numéroter vos lettres (1/, 2/, 3/…) : votre proche saura immédiatement si l’une n’est pas arrivée.
- Pour toute démarche administrative : une demande = un objet = un courrier daté = une copie conservée.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Glisser autre chose que du papier dans l’enveloppe (autocollant, parfum, ruban adhésif, objet), et écrire sur la procédure en cours : le courrier peut être contrôlé.
Le courrier lié
Modèle B1 — Demande d’entretien avec le CPIP (SPIP)
À envoyer à : Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP).
Ouvrir ce modèle déjà sélectionné — la lettre se remplit en quatre étapes, se génère sur votre appareil, puis se télécharge en PDF.
Le document
Fiche imprimable — Écrire à un proche détenu et rédiger une demande administrative
Fiche A4 prête à imprimer, générée sur votre appareil. Rien n’est envoyé ni conservé.
Sources de ce thème
- Portail de l’administration pénitentiaire — questions fréquentes (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- Ministère de la Justice — prise en charge en détention (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleCode pénitentiaire — Section 1 : Correspondances écrites (art. R345-1 à D345-10) (nouvelle fenêtre)
Légifrance
Cadre du courrier : écriture en clair, traduction possible, contrôle et retenue des lettres notifiée sous 3 jours, courrier retenu versé au dossier et restitué à la libération, et courriers protégés sous pli fermé (avocat, travailleur social, aumônier).
- AssociationCorrespondre avec un bénévole — Le Courrier de Bovet (nouvelle fenêtre)
Le Courrier de Bovet
Dispositif de correspondance épistolaire régulière entre une personne incarcérée et un bénévole sous pseudonyme, avec une charte (écoute inconditionnelle, pas de question sur les faits, pas de prosélytisme, pas de dérive sentimentale).
À savoirLa page ne donne pas l'adresse postale ni la procédure d'inscription détaillée : passer par la rubrique contact du site ou par le SPIP.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
L’encourager à bien se comporter — sans mentir
La bonne conduite est l’un des deux motifs de réduction de peine prévus par la loi : elle pèse vraiment. Elle ne déclenche rien automatiquement — c’est le juge qui décide — mais un comportement problématique, lui, ferme des portes de façon certaine.
Ce qu’il faut faire
- Savoir ce qui est regardé : la loi apprécie la bonne conduite au vu de l’absence d’incidents, du respect du règlement intérieur et des consignes, de l’implication dans la vie quotidienne et du comportement envers le personnel pénitentiaire, les autres personnes détenues et les intervenants. Ce sont des choses sur lesquelles on a prise, tous les jours.
- Éviter les incidents et les procédures disciplinaires, et se tenir à l’écart des règlements de comptes.
- Éviter les dettes : c’est l’engrenage le plus fréquent et le plus destructeur.
- Passer par l’écrit plutôt que par le rapport de force, et respecter les consignes, y compris celles qui paraissent absurdes.
- S’inscrire dans les efforts de réinsertion — travail, formation, scolarité, soins, indemnisation des victimes : c’est le second motif de réduction de peine, et il se prouve par des attestations à demander au fur et à mesure, pas à la fin.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Présenter la réduction de peine comme automatique, ou au contraire faire croire qu’elle ne dépend de rien : les deux sont faux. Elle se demande, elle s’argumente et elle se refuse. Ce qui se construit concrètement : un dossier crédible pour le juge de l’application des peines, l’accès au travail et à la formation, un transfert obtenu, le maintien des visites.
Le courrier lié
Écrire avec ses mots
Aucun modèle n’est imposé ici. Quatre règles suffisent : un objet précis, une demande claire, la date, et une copie conservée. Voir les 19 modèles de courriers.
Le document
Fiche imprimable — Ce qu’un comportement stable permet de construire
Fiche A4 prête à imprimer, générée sur votre appareil. Rien n’est envoyé ni conservé.
Sources de ce thème
- Article 721 du code de procédure pénale — réductions de peine (Légifrance) (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- Portail de l’administration pénitentiaire — questions fréquentes (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- Ministère de la Justice — prise en charge en détention (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleVie en prison : règles à respecter et sanctions disciplinaires (nouvelle fenêtre)
Service-Public / DILA (Premier ministre)
Décrit les fautes disciplinaires, la procédure devant la commission de discipline, les sanctions encourues (privation de cantine, d'activités, quartier disciplinaire) et le recours administratif préalable obligatoire devant le directeur interrégional dans les 15 jours, puis le tribunal administratif.
- Source officielleArticle R234-43 du code pénitentiaire — voies de recours contre une sanction disciplinaire (nouvelle fenêtre)
Légifrance / Direction de l'information légale et administrative
Texte en vigueur fixant le recours administratif préalable obligatoire : contestation dans les 15 jours de la notification devant le directeur interrégional des services pénitentiaires, qui dispose d'un mois pour répondre, le silence valant rejet.
- Source officielleRéductions de peine (nouvelle fenêtre)
Service-Public (DILA, Premier ministre)
Fiche à jour (vérifiée le 10 avril 2026) qui expose le régime en vigueur depuis le 1er janvier 2023 : plus de crédit automatique, réduction accordée par le JAP au vu de la bonne conduite et des efforts de réinsertion.
À savoirLa fiche rappelle aussi l'ancien régime (crédit automatique) qui reste applicable aux personnes écrouées avant le 1er janvier 2023 : bien préciser au lecteur de quel régime il relève selon sa date d'écrou.
- Source officielleArticle 721 du code de procédure pénale (nouvelle fenêtre)
Légifrance (DILA)
Texte de loi de référence issu de la loi n°2021-1729 : « Une réduction de peine peut être accordée par le juge de l'application des peines… aux condamnés qui ont donné des preuves suffisantes de bonne conduite et qui ont manifesté des efforts sérieux de réinsertion » — applicable aux personnes écrouées depuis le 1er janvier 2023.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
Le pousser vers l’école et la formation
Le levier le plus rentable : le temps est la seule ressource abondante en détention, et un diplôme obtenu à l’intérieur a exactement la même valeur qu’à l’extérieur — il ne mentionne pas où il a été préparé.
Ce qu’il faut faire
- Ne pas manquer le bilan de niveau généralement proposé à l’arrivée.
- Demander par écrit auprès de l’unité locale d’enseignement, tôt, et renouveler la demande : les places sont limitées.
- Conserver tous les papiers : attestations, relevés, diplômes — ils seront demandés à la sortie.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Laisser la honte empêcher de demander l’alphabétisation ou la remise à niveau : c’est le principal obstacle, et il est franchissable.
Le courrier lié
Écrire avec ses mots
Quatre règles suffisent : un objet précis, une demande claire, la date, et une copie conservée. Voir les modèles de courriers.
Le document
Fiche imprimable — École et formation en détention : demander tôt, relancer, conserver
Fiche A4 prête à imprimer, générée sur votre appareil. Rien n’est envoyé ni conservé.
Sources de ce thème
- Ministère de la Justice — prise en charge en détention (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- ATIGIP — travail et formation, accompagnement vers l’emploi (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleFormation professionnelle en détention (nouvelle fenêtre)
Atigip – ministère de la Justice
Décrit les formations professionnelles proposées en détention par les Régions et le ministère de la Justice (restauration, bâtiment, numérique…) et les diplômes ou certifications reconnus qu'elles permettent d'obtenir.
- Source officielleLa réforme du travail pénitentiaire (contrat d'emploi pénitentiaire) (nouvelle fenêtre)
Atigip – Agence du travail d'intérêt général et de l'insertion professionnelle, ministère de la Justice
Présente le contrat d'emploi pénitentiaire entré en vigueur le 1er mai 2022 (loi du 22 décembre 2021), qui remplace l'acte d'engagement unilatéral et ouvre de nouveaux droits sociaux aux personnes détenues qui travaillent : assurance chômage, retraite, congé maternité.
- AssociationAuxilia — préinscription à la formation à distance pour les personnes détenues (nouvelle fenêtre)
Auxilia (association reconnue d'utilité publique)
Formulaire de demande d'inscription aux cours par correspondance pour une personne placée sous main de justice, remplissable par l'intéressé ou par un proche, avec orientation vers le centre scolaire de l'établissement pour les courtes peines.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
Le pousser à travailler
Le classement au travail se demande par écrit à la direction. Il apporte une rémunération, un rythme, et un élément concret dans le dossier.
Ce qu’il faut faire
- Demander le classement au travail par écrit, à la direction de l’établissement.
- Renouveler la demande sans se décourager : l’attente peut être longue.
- Demander les conditions et la rémunération par écrit, et conserver les attestations.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Se fier à une promesse informelle : aucune promesse informelle ne vaut engagement.
Le courrier lié
Modèle B4 — Demande de rendez-vous à l’unité sanitaire (médecin, psychologue, psychiatre)
À envoyer à : Unité sanitaire en milieu pénitentiaire (USMP) de l’établissement.
Ouvrir ce modèle déjà sélectionné — la lettre se remplit en quatre étapes, se génère sur votre appareil, puis se télécharge en PDF.
Le document
Fiche imprimable — Demander un classement au travail et conserver ses attestations
Fiche A4 prête à imprimer, générée sur votre appareil. Rien n’est envoyé ni conservé.
Sources de ce thème
- ATIGIP — travail et formation, accompagnement vers l’emploi (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- Ministère de la Justice — prise en charge en détention (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleLa réforme du travail pénitentiaire (contrat d'emploi pénitentiaire) (nouvelle fenêtre)
Atigip – Agence du travail d'intérêt général et de l'insertion professionnelle, ministère de la Justice
Présente le contrat d'emploi pénitentiaire entré en vigueur le 1er mai 2022 (loi du 22 décembre 2021), qui remplace l'acte d'engagement unilatéral et ouvre de nouveaux droits sociaux aux personnes détenues qui travaillent : assurance chômage, retraite, congé maternité.
- Source officielleL'accompagnement vers l'emploi des personnes détenues (nouvelle fenêtre)
Atigip – ministère de la Justice
Détaille le partenariat avec France Travail et les missions locales (environ 18 000 personnes accompagnées par an), les programmes personnalisés d'accompagnement à l'insertion professionnelle (PPAIP) et le diagnostic socioprofessionnel réalisé dès l'entrée en détention.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
Prendre soin de lui — santé physique
L’unité sanitaire est rattachée à l’hôpital public, pas à l’administration. Le secret médical s’applique pleinement — y compris vis-à-vis de la famille.
Ce qu’il faut faire
- Faire toute demande par écrit à l’unité sanitaire.
- Signaler dès l’arrivée les traitements en cours, les allergies, un handicap et tout suivi antérieur.
- Encourager un rythme : sommeil, activité physique, hygiène — ce sont les premières choses qui lâchent, et les premières à rétablir.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Attendre ou réclamer des informations médicales : vous n’en recevrez aucune, même en tant que famille proche. Le secret médical le protège — y compris de vous. C’est normal.
Le courrier lié
Écrire avec ses mots
Quatre règles suffisent : un objet précis, une demande claire, la date, et une copie conservée. Voir les modèles de courriers.
Le document
Fiche imprimable — Santé en détention : qui fait quoi, et ce que la famille ne saura pas
Fiche A4 prête à imprimer, générée sur votre appareil. Rien n’est envoyé ni conservé.
Sources de ce thème
- Ministère de la Justice — prise en charge en détention (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officiellePrison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus (nouvelle fenêtre)
Service-Public.fr — Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Section « Droit à la santé du détenu » : composition de l'unité sanitaire (USMP), visite médicale d'entrée, demande de rendez-vous par courrier lu uniquement par le personnel soignant, gratuité des consultations et des médicaments, rattachement au régime général dès l'écrou et tiers payant.
À savoirPage vérifiée par l'éditeur au 7 mai 2025 ; deux versions distinctes selon que la personne est condamnée ou en détention provisoire.
- Source officielleCode pénitentiaire — Sous-section 1 : Unités sanitaires (articles D115-3 à D115-11) (nouvelle fenêtre)
Légifrance — Direction de l'information légale et administrative
Texte en vigueur qui fonde l'unité sanitaire en milieu pénitentiaire : mission de diagnostic et de soins confiée à une équipe hospitalière, locaux mis à disposition par l'administration pénitentiaire, et conservation du dossier médical sous la responsabilité de l'établissement de santé, accessible aux seuls personnels soignants.
À savoirTexte de droit brut : à citer comme référence juridique, pas comme explication grand public.
- Source officielleSecret médical : de quoi s'agit-il ? (nouvelle fenêtre)
Service-Public.fr — Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Définit ce que couvre le secret médical, quels professionnels y sont tenus (dont psychologue et assistant social), les cas de partage entre soignants, les exceptions légales et la marche à suivre en cas de violation.
À savoirFiche générale, non spécifique à la détention : à associer à la fiche F14154 pour le contexte pénitentiaire.
- AssociationAccéder à son dossier médical (fiche « Faire respecter ses droits ») (nouvelle fenêtre)
Observatoire international des prisons — section française
Explique ce que contient le dossier médical d'une personne incarcérée, qui le détient et comment en demander la communication, avec les références du code de la santé publique (art. L.1111-7 et R.1112-2).
À savoirRessource documentaire éditée par une association indépendante de plaidoyer, et non par l'administration ; certaines références citées renvoient encore au code de procédure pénale antérieur à la recodification du code pénitentiaire (2022).
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
Le suivi psychologique
Accessible par demande écrite à l’unité sanitaire. Demander un suivi n’expose à aucune sanction et ne figure pas dans le dossier pénitentiaire : c’est couvert par le secret médical.
Ce qu’il faut faire
- Demander un suivi par écrit à l’unité sanitaire.
- Rappeler que la démarche n’expose à aucune sanction et ne figure pas au dossier pénitentiaire : beaucoup l’ignorent et n’osent pas.
- Pour les addictions, se rapprocher des intervenants spécialisés qui interviennent en détention et préparer en amont avec le SPIP la poursuite du suivi après la sortie.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Présenter la demande de suivi comme un aveu de faiblesse. Ce qu’on peut lui écrire : « Demander à voir quelqu’un, ce n’est pas être faible. C’est la seule chose que tu contrôles encore complètement. »
Le courrier lié
Écrire avec ses mots
Quatre règles suffisent : un objet précis, une demande claire, la date, et une copie conservée. Voir les modèles de courriers.
Le document
Fiche imprimable — Demander un suivi psychologique en détention
Fiche A4 prête à imprimer, générée sur votre appareil. Rien n’est envoyé ni conservé.
Sources de ce thème
- Ministère de la Justice — prise en charge en détention (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- 3114 — numéro national de prévention du suicide (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleTraitement de la toxicomanie (nouvelle fenêtre)
Service-Public.fr — Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Présente les structures d'accompagnement (CSAPA, CAARUD), les traitements de substitution aux opiacés et les soins ordonnés par la justice — repères utiles pour comprendre le relais entre le CSAPA référent en détention et le CSAPA de ville après la sortie.
À savoirFiche vérifiée au 1er janvier 2026 ; elle décrit le dispositif de droit commun, pas spécifiquement le CSAPA intervenant en établissement pénitentiaire.
- Source officielleQue se passe-t-il quand je contacte le 3114 ? (nouvelle fenêtre)
3114 — Numéro national de prévention du suicide (dispositif piloté par le ministère chargé de la Santé)
Décrit concrètement le déroulement d'un appel au 3114 : orientation automatique vers le centre répondant le plus proche, réponse par un professionnel du soin formé, service gratuit et continu 24h/24 et 7j/7 partout en France.
- Source officielleJe m'inquiète pour quelqu'un (nouvelle fenêtre)
3114 — Numéro national de prévention du suicide (dispositif piloté par le ministère chargé de la Santé)
Espace destiné aux proches : reconnaître les signes de détresse, quoi dire et quoi faire, que faire si la personne envisage le suicide — ressource directement utile aux familles inquiètes pour un proche incarcéré.
- Source officiellePrévention du suicide en détention (nouvelle fenêtre)
Ministère de la Justice
Présente les dispositifs de prévention du suicide en établissement pénitentiaire : repérage du risque, commission pluridisciplinaire unique, codétenus de soutien, dotation de protection d'urgence et cellules de protection d'urgence, ainsi que la boîte aux lettres dédiée permettant aux familles de signaler une inquiétude.
À savoirPage publiée le 17 octobre 2018 : les chiffres cités s'arrêtent en 2017 et elle est antérieure à la création du 3114 (2021). À afficher avec le lien vers le 3114.
- Autorité indépendanteAvis relatif à la prise en charge des personnes détenues atteintes de troubles mentaux (nouvelle fenêtre)
Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL)
Avis publié au Journal officiel du 22 novembre 2019 par l'autorité administrative indépendante chargée du contrôle des prisons, consacré à la prise en charge psychiatrique des personnes détenues ; l'avis complet est téléchargeable depuis la page.
À savoirAvis daté de 2019 : constats et recommandations d'une autorité indépendante, à lire comme un état des lieux et non comme le droit applicable.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
Les blessures d’avant — ce qu’il a emmené là-bas
Section à traiter avec prudence, sans jouer au thérapeute. Comprendre d’où vient un comportement n’est pas l’excuser : c’est ce qui permet de ne pas le rejouer.
Ce qu’il faut faire
- Rappeler que le temps de détention est l’un des rares moments où un travail sur soi devient matériellement possible : il y a du temps, et des professionnels sur place.
- Orienter vers des professionnels — psychologue, psychiatre, intervenants spécialisés : ce travail ne s’improvise pas seul.
- Dire que ce cheminement est aussi ce que le juge et le SPIP appellent « les efforts de réinsertion » : ce n’est pas une case à cocher, mais c’est reconnu.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Jouer au thérapeute : ni questionnaire psychologique, ni auto-diagnostic, ni invitation à raconter en ligne, dans un champ libre, des faits de violence subie. Le site ne remplace jamais un professionnel.
Le courrier lié
Écrire avec ses mots
Aucun modèle n’est imposé ici. Quatre règles suffisent : un objet précis, une demande claire, la date, et une copie conservée. Voir les 19 modèles de courriers.
Le document
Fiche imprimable — Ce qui se rejoue, et pourquoi le temps de détention peut servir
Fiche A4 prête à imprimer, générée sur votre appareil. Rien n’est envoyé ni conservé.
Sources de ce thème
- Ministère de la Justice — prise en charge en détention (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- Annuaire de l’administration — services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleLe suivi en milieu ouvert (SPIP et juge de l'application des peines) (nouvelle fenêtre)
Ministère de la Justice
Explique concrètement qui fait quoi : le SPIP assure l'accompagnement individualisé et le contrôle des obligations, le juge de l'application des peines autorise les aménagements et la libération sous contrainte et peut décider l'incarcération en cas de manquement.
- Autorité indépendanteAvis relatif à la prise en charge des personnes détenues atteintes de troubles mentaux (nouvelle fenêtre)
Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL)
Avis publié au Journal officiel du 22 novembre 2019 par l'autorité administrative indépendante chargée du contrôle des prisons, consacré à la prise en charge psychiatrique des personnes détenues ; l'avis complet est téléchargeable depuis la page.
À savoirAvis daté de 2019 : constats et recommandations d'une autorité indépendante, à lire comme un état des lieux et non comme le droit applicable.
- AssociationLes soins psychiques (fiche « Connaître ses droits ») (nouvelle fenêtre)
Observatoire international des prisons — section française
Fiche pratique sur l'organisation des soins psychiatriques et psychologiques en détention (unité sanitaire, SMPR, hospitalisation) et sur la prévalence des troubles psychiques en prison.
À savoirRessource documentaire éditée par une association indépendante de plaidoyer, et non par l'administration : le ton y est critique et ce n'est pas une source officielle. À croiser avec les pages du ministère de la Justice et de Service-Public.fr.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
Préparer sa sortie ensemble
À commencer au moins trois mois avant, six c’est mieux. Cinq piliers : identité, adresse, ressources, santé, activité — c’est ce qui distingue une sortie qui tient d’une sortie qui s’effondre en deux semaines.
Ce qu’il faut faire
- Aider à réunir les papiers depuis l’extérieur, à commencer par une pièce d’identité valide — le renouvellement prend du temps.
- Identifier un hébergement réaliste — pas « on verra » — et poser les règles à l’avance, calmement : ce qui est possible chez vous, ce qui ne l’est pas.
- Prendre les rendez-vous de la première semaine avant la sortie, et anticiper le jour J : qui vient, comment il rentre, où il dort la première nuit.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Négliger la première semaine : trop de bruit, trop de monde, trop de choix, souvent pas d’argent. Beaucoup de retours en arrière se jouent là. Prévoir une première semaine calme, structurée, avec peu de sollicitations et personne à impressionner.
Le courrier lié
Modèle B1 — Demande d’entretien avec le CPIP (SPIP)
À envoyer à : Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP).
Ouvrir ce modèle déjà sélectionné — la lettre se remplit en quatre étapes, se génère sur votre appareil, puis se télécharge en PDF.
Le document
Fiche imprimable — Les cinq piliers d’une sortie qui tient : identité, adresse, ressources, santé, activité
Fiche A4 prête à imprimer, générée sur votre appareil. Rien n’est envoyé ni conservé.
Sources de ce thème
- Annuaire de l’administration — services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- Ministère de la Justice — prise en charge en détention (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleL'accompagnement vers l'emploi des personnes détenues (nouvelle fenêtre)
Atigip – ministère de la Justice
Détaille le partenariat avec France Travail et les missions locales (environ 18 000 personnes accompagnées par an), les programmes personnalisés d'accompagnement à l'insertion professionnelle (PPAIP) et le diagnostic socioprofessionnel réalisé dès l'entrée en détention.
- Source officielleSans domicile stable ou fixe (SDF) : en quoi consiste la domiciliation (ou élection de domicile) ? (nouvelle fenêtre)
Service-Public (DILA, Premier ministre)
Explique comment obtenir une attestation d'élection de domicile auprès d'un CCAS/CIAS ou d'un organisme agréé, indispensable à la sortie pour refaire ses papiers d'identité, s'inscrire sur les listes électorales et percevoir ses prestations sociales. Vérifiée le 10 octobre 2024.
- AssociationL'accompagnement Wake up Café, avant et après la sortie (nouvelle fenêtre)
Wake up Café
Décrit le parcours proposé aux personnes sortant de détention : préparation en détention avec les SPIP (parloirs, informations collectives), puis accueil dès le jour de la sortie, ateliers emploi et reconstruction de soi du lundi au vendredi, suivi logement/santé/famille.
À savoirAssociation présente sur un nombre limité de territoires (Île-de-France et PACA mentionnés sur la page) : vérifier l'existence d'une antenne près du lieu de sortie.
- AssociationSecours Catholique — auprès des personnes détenues et de leurs proches (nouvelle fenêtre)
Secours Catholique — Caritas France
Détaille les actions concrètes : écrivains publics en détention pour l'accès aux droits sociaux et la préparation de la sortie, accueil et orientation des familles en visite, ateliers, aide matérielle, accompagnement logement/emploi en fin de peine et pendant les aménagements.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
Ce que vous ne devez pas porter seul
Vous n’êtes pas condamné, mais vous en portez le poids : logistique, argent, regard des autres, silence. Tenir trois ans compte davantage que tout donner en trois mois.
Ce qu’il faut faire
- Fixer une limite financière écrite : beaucoup de familles s’endettent lourdement en quelques mois.
- Répartir les démarches entre plusieurs personnes de confiance.
- Se rapprocher d’une maison d’accueil des familles : parler à quelqu’un qui connaît change tout.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Tout porter seul et tout donner en quelques mois. Vous avez le droit de dire non. Si vous ne dormez plus, si vous vous isolez, si vous décrochez : parlez-en à un médecin.
Le courrier lié
Modèle A5 — Demande d’aide au transport
À envoyer à : Association d’accueil des familles, service social ou collectivité.
Ouvrir ce modèle déjà sélectionné — la lettre se remplit en quatre étapes, se génère sur votre appareil, puis se télécharge en PDF.
Le document
Fiche imprimable — Tenir dans la durée : limites, relais et soutien des proches
Fiche A4 prête à imprimer, générée sur votre appareil. Rien n’est envoyé ni conservé.
Sources de ce thème
- UFRAMA — annuaire des maisons d’accueil des familles (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
- Justice.fr — points-justice (nouvelle fenêtre) — consultée le 29 juillet 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officiellePrison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus (nouvelle fenêtre)
Justice.fr — ministère de la Justice (contenu Service-Public / DILA)
Fiche mise à jour le 7 mai 2025 distinguant les droits du condamné et ceux du prévenu : mariage ou Pacs en détention, autorité parentale, visite des enfants, et permis de visite exigé pour les témoins, le conjoint ou le notaire.
- AssociationGarder le contact, c'est possible — avoir un parent incarcéré (nouvelle fenêtre)
UFRAMA, avec le soutien du ministère de la Justice, du Défenseur des droits et de la Fondation de France
Site d'information conçu pour les adolescents et jeunes adultes ayant un parent détenu : démarches pour obtenir un permis de visite, ce qui se passe au parloir, et moyens de reprendre ou garder le lien, avec un formulaire de questions anonymes.
À savoirRessource associative (UFRAMA) soutenue par le ministère de la Justice, mais qui n'est pas une source officielle de droit : vérifier les règles applicables auprès de l'établissement pénitentiaire.
- AssociationL'accompagnement d'un enfant au parloir (Relais Parents Enfants) (nouvelle fenêtre)
REP — Relais Parents Enfants en milieu carcéral
Explique comment un bénévole accompagne un enfant mineur au parloir vers son parent incarcéré, qui peut faire la demande (parent détenu, personne en charge de l'enfant, travailleur social) et sur quel fondement (décision du JAF ou du juge des enfants, ou accord amiable).
À savoirAssociation locale (Normandie, permanences à Rouen) : ailleurs en France, rechercher le relais enfants-parents ou l'association d'accueil compétente via l'annuaire UFRAMA ou la FARAPEJ.
- AssociationLes appels à l'OIP sont autorisés et confidentiels (nouvelle fenêtre)
Observatoire international des prisons — section française
Depuis une note de l'administration pénitentiaire du 24 juin 2019, une personne détenue peut appeler l'OIP (01 44 52 87 90, du lundi au vendredi 14h-17h) sans accord du chef d'établissement et de façon confidentielle.
À savoirInformation publiée en 2019 par une association indépendante : vérifier auprès du greffe ou du SPIP que le numéro figure toujours dans la téléphonie sociale de l'établissement.
- Espace d’entraideForum Prison — espace d'échange entre proches de personnes détenues (nouvelle fenêtre)
Forum indépendant hébergé par Forumactif
Forum français actif (près de 198 000 messages, plus de 10 500 membres, messages récents en juillet 2026) où proches, familles et anciens détenus échangent sur le quotidien carcéral, les établissements et les démarches.
À savoirEspace communautaire non officiel : les réponses sont écrites par des particuliers, ne sont ni vérifiées ni actualisées, et une part importante des sujets anciens décrit encore le régime des crédits de réduction de peine automatiques applicable avant le 1er janvier 2023. Ne jamais s'y fier pour un calcul de peine ou une démarche juridique : vérifier auprès du greffe, du SPIP ou d'un avocat.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
Les 20 choses à faire pendant sa détention
Document unique, imprimable en une page recto-verso.
Une liste courte, déduite des dix thèmes ci-dessus, à imprimer, à garder sous la main ou à envoyer par courrier.
Une page recto-verso, fabriquée sur votre appareil. Rien n’est envoyé ni conservé.
Ou imprimez directement cette page : Ctrl + P sur PC, Cmd + P sur Mac. Le reste du site n’apparaît pas sur le papier.
- Écrire chaque semaine, même trois lignes : la régularité vaut mieux que l’intensité.
- Raconter l’ordinaire — le temps qu’il fait, le chien, un match, une réparation — plutôt que faire de grandes déclarations.
- Ne jamais laisser passer un signal d’alerte : prévenir l’établissement sans attendre, prévenir l’avocat, appeler le 3114.
- Porter nom, prénom et numéro d’écrou sur l’enveloppe, ses coordonnées au dos, et n’y glisser que du papier.
- Numéroter les lettres (1/, 2/, 3/…) pour repérer immédiatement celle qui n’est pas arrivée.
- Pour chaque démarche : une demande = un objet = un courrier daté = une copie conservée.
- Éviter les incidents, les procédures disciplinaires et les règlements de comptes.
- Éviter les dettes : c’est l’engrenage le plus fréquent et le plus destructeur.
- Ne pas manquer le bilan de niveau généralement proposé à l’arrivée.
- Demander par écrit l’inscription scolaire ou en formation auprès de l’unité locale d’enseignement — tôt, et renouveler la demande.
- Conserver tous les papiers : attestations, relevés, diplômes. Ils seront demandés à la sortie.
- Demander le classement au travail par écrit, à la direction, et relancer sans se décourager.
- Demander les conditions et la rémunération par écrit : aucune promesse informelle ne vaut engagement.
- Signaler dès l’arrivée à l’unité sanitaire, par écrit, les traitements en cours, les allergies, un handicap et tout suivi antérieur.
- Tenir un rythme : sommeil, activité physique, hygiène.
- Demander un suivi psychologique par écrit à l’unité sanitaire : la démarche est couverte par le secret médical et n’expose à aucune sanction.
- Utiliser le temps disponible pour un travail sur soi accompagné par des professionnels — psychologue, psychiatre, intervenants spécialisés — plutôt que seul.
- Commencer la préparation de la sortie au moins trois mois avant, six c’est mieux : identité, adresse, ressources, santé, activité.
- Prendre les rendez-vous de la première semaine avant la sortie et prévoir une première semaine calme et structurée.
- Côté proches : fixer une limite financière écrite, répartir les démarches entre plusieurs personnes de confiance, se rapprocher d’une maison d’accueil des familles.
LA CLÉ DE SORTIE · Liste déduite des dix thèmes de la rubrique « Comment l’aider ». Aucun délai, aucune condition d’éligibilité et aucune règle de droit n’y ont été ajoutés. Sources : Ministère de la Justice — prise en charge en détention (nouvelle fenêtre) (29 juillet 2026) · Annuaire de l’administration — services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) (nouvelle fenêtre) (29 juillet 2026)
Ressources générales pour les proches
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officiellePrison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus (nouvelle fenêtre)
Justice.fr — ministère de la Justice (contenu Service-Public / DILA)
Fiche mise à jour le 7 mai 2025 distinguant les droits du condamné et ceux du prévenu : mariage ou Pacs en détention, autorité parentale, visite des enfants, et permis de visite exigé pour les témoins, le conjoint ou le notaire.
- AssociationLe Guide du prisonnier — 6e édition 2025 (OIP) (nouvelle fenêtre)
Observatoire international des prisons — section française
Présentation de l'ouvrage de référence (1056 pages, 1170 questions-réponses) couvrant l'entrée, la vie et la sortie de prison, à jour du code pénitentiaire et des réformes des régimes de réductions de peine.
À savoirL'OIP est une association indépendante de défense des droits des personnes détenues, pas une source officielle. Le guide est vendu 47 € au public ; une distribution gratuite existe en bibliothèque de détention et sur demande des personnes détenues.
- AssociationGarder le contact, c'est possible — avoir un parent incarcéré (nouvelle fenêtre)
UFRAMA, avec le soutien du ministère de la Justice, du Défenseur des droits et de la Fondation de France
Site d'information conçu pour les adolescents et jeunes adultes ayant un parent détenu : démarches pour obtenir un permis de visite, ce qui se passe au parloir, et moyens de reprendre ou garder le lien, avec un formulaire de questions anonymes.
À savoirRessource associative (UFRAMA) soutenue par le ministère de la Justice, mais qui n'est pas une source officielle de droit : vérifier les règles applicables auprès de l'établissement pénitentiaire.
- AssociationL'accompagnement Wake up Café, avant et après la sortie (nouvelle fenêtre)
Wake up Café
Décrit le parcours proposé aux personnes sortant de détention : préparation en détention avec les SPIP (parloirs, informations collectives), puis accueil dès le jour de la sortie, ateliers emploi et reconstruction de soi du lundi au vendredi, suivi logement/santé/famille.
À savoirAssociation présente sur un nombre limité de territoires (Île-de-France et PACA mentionnés sur la page) : vérifier l'existence d'une antenne près du lieu de sortie.
- AssociationSecours Catholique — auprès des personnes détenues et de leurs proches (nouvelle fenêtre)
Secours Catholique — Caritas France
Détaille les actions concrètes : écrivains publics en détention pour l'accès aux droits sociaux et la préparation de la sortie, accueil et orientation des familles en visite, ateliers, aide matérielle, accompagnement logement/emploi en fin de peine et pendant les aménagements.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.