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À méditer
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent.
Victor HugoLes Châtiments, 1853
Droits & justice

Saisir le Contrôleur général des lieux de privation de liberté

Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté veille au respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté. N’importe qui peut le saisir — la personne détenue, un proche, un avocat, un témoin. Le courrier est gratuit et confidentiel. Mais il ne remplace ni l’avocat, ni un recours, ni l’urgence.

La réponse en trente secondes

Écrivez, sans timbre, à : Contrôleur général des lieux de privation de liberté — Libre réponse 47002 — 93109 MONTREUIL CEDEX. Un formulaire en ligne existe également. Le signalement est confidentiel et ne peut faire l’objet d’aucun contrôle par l’établissement.

À savoir avant d’agir. Information générale : cette page ne remplace pas l’analyse d’un avocat sur une situation individuelle. Le CGLPL n’est pas un service d’urgence et ne peut pas intervenir dans une procédure judiciaire en cours.

Ce que le CGLPL contrôle

Le Contrôleur général veille au respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté. Son champ dépasse la prison : il couvre plus de 5 000 lieux en France — établissements pénitentiaires, centres de rétention administrative, hôpitaux psychiatriques, centres éducatifs fermés.

Qui peut le saisir

  • Toute personne physique : la personne détenue elle-même, sa famille, ses proches, son avocat, un témoin, un membre du personnel.
  • Les associations et personnes morales qui œuvrent pour le respect des droits fondamentaux.
  • Le Gouvernement, les parlementaires et les autorités administratives indépendantes.
  • Le CGLPL peut également se saisir de sa propre initiative.

Une famille peut écrire

Il n’est pas nécessaire d’être la personne concernée ni d’avoir un mandat. Un proche qui constate une situation peut saisir directement le Contrôleur général.

Comment saisir, concrètement

  1. Par courrier gratuit, sans affranchissement : Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Libre réponse 47002, 93109 MONTREUIL CEDEX.
  2. Par voie électronique, avec le formulaire en ligne du site du CGLPL.
  3. Lors d’une visite d’établissement : les contrôleurs mènent des entretiens confidentiels sur place.

À savoir avant d’agir. Aucune suite n’est donnée aux communications anonymes. Vous pouvez en revanche demander que votre identité reste confidentielle pendant les investigations.

Ce qu’il faut écrire, et joindre

  • Votre identité et vos coordonnées — le courrier anonyme ne sera pas traité.
  • L’identité de la personne concernée et l’établissement exact où elle se trouve.
  • Les faits, datés, décrits précisément : ce qui s’est passé, quand, combien de fois, qui était présent.
  • Ce qui a déjà été tenté : courrier à la direction, demande écrite, signalement, réponse obtenue ou absence de réponse.
  • Les copies des pièces dont vous disposez — jamais les originaux.

Précis vaut mieux que long

Une date, un lieu, un fait vérifiable pèsent plus qu’un récit général. Écrivez ce que vous savez, distinguez ce que vous avez constaté de ce qu’on vous a rapporté.

La confidentialité du courrier

Les signalements adressés au CGLPL sont confidentiels et ne peuvent faire l’objet d’aucun contrôle par l’établissement.

Le CGLPL indique par ailleurs qu’aucune sanction ne peut être prononcée et qu’aucun préjudice ne peut résulter du seul fait des liens établis avec le Contrôleur général.

Ce que le CGLPL ne peut pas faire

  • Il n’intervient pas dans les procédures judiciaires en cours.
  • Il n’apprécie pas le bien-fondé des décisions de justice.
  • Il n’apporte pas de soutien aux démarches administratives ou judiciaires.

À savoir avant d’agir. Aucun délai de traitement n’est publié. Une saisine n’est donc pas une réponse à une situation qui ne peut pas attendre.

À qui s’adresser, selon le problème

  • Danger immédiat : les services d’urgence — 15, 17, ou 3114 pour la prévention du suicide. Jamais le CGLPL, qui n’est pas un service d’urgence.
  • Contester une décision de justice, exercer un recours, défendre un dossier : l’avocat. C’est le seul à pouvoir agir dans la procédure.
  • Un problème de fonctionnement dans l’établissement : d’abord la direction de l’établissement, par écrit, en gardant une copie.
  • Une infraction pénale : le procureur de la République du tribunal judiciaire compétent.
  • Un litige avec une administration ou un service public : le Défenseur des droits.
  • Le respect des droits fondamentaux dans un lieu de privation de liberté, un dysfonctionnement constaté ou persistant : le CGLPL.

Ces voies ne s’excluent pas

Saisir le Contrôleur général n’empêche pas d’écrire à la direction, de saisir le procureur ou de faire appel à un avocat. Elles répondent à des questions différentes.

Questions fréquentes

Faut-il un timbre pour écrire au CGLPL ?

Non. L’adresse est une libre réponse : Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Libre réponse 47002, 93109 MONTREUIL CEDEX. Le courrier part sans affranchissement.

L’établissement peut-il lire ce courrier ?

Non. Les signalements adressés au CGLPL sont confidentiels et ne peuvent faire l’objet d’aucun contrôle par l’établissement.

Une famille peut-elle saisir le CGLPL, ou seulement la personne détenue ?

Toute personne physique peut le saisir : la personne détenue, sa famille, ses proches, son avocat, un témoin, un membre du personnel. Les associations œuvrant pour les droits fondamentaux le peuvent également.

Peut-on écrire anonymement ?

Aucune suite n’est donnée aux communications anonymes. Vous pouvez en revanche demander que votre identité reste confidentielle lors des investigations.

Combien de temps faut-il pour obtenir une réponse ?

Aucun délai n’est publié par le CGLPL. Nous n’en annonçons donc aucun : pour une situation qui ne peut pas attendre, ce n’est pas la bonne voie.

Le CGLPL peut-il faire annuler une décision ?

Non. Il n’intervient pas dans les procédures judiciaires en cours et n’apprécie pas le bien-fondé des décisions de justice. Pour cela, c’est l’avocat.

Risque-t-on des représailles après avoir écrit ?

Le CGLPL indique qu’aucune sanction ne peut être prononcée et qu’aucun préjudice ne peut résulter du seul fait des liens établis avec le Contrôleur général.

Passer à l’action

Signaler des violences ou des menaces La fiche à imprimer : à qui écrire, dans quel ordre, avec quel modèle de courrier.Trouver un avocat Barreau, aide juridictionnelle, Point-Justice — le seul à pouvoir agir dans la procédure.En cas de danger immédiat Les numéros qui répondent tout de suite. Le CGLPL n’est pas un service d’urgence.Trouver la bonne démarche Le parcours guidé oriente selon la situation et fournit le modèle de courrier.

Votre situation n’est pas celle-là ? Poser la question à CLÉA — la recherche s’exécute sur votre appareil, rien n’est envoyé.

Les textes sur lesquels repose cet article

Chaque référence a été ouverte et lue. Ces liens permettent de vérifier directement à la source les informations présentées dans cet article.

Pour aller plus loin

Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.

  • AssociationConnaître ses droits — fiches pratiques de l'OIP (nouvelle fenêtre)

    Observatoire international des prisons — section française

    Catalogue de fiches thématiques gratuites (parloirs et UVF, droit de visite, correspondance, téléphone, affectation et transferts, discipline, travail, santé, permissions de sortir), avec version papier disponible sur simple demande.

    À savoirAssociation indépendante, non officielle. Attention : la fiche « réductions de peines » du site décrit encore principalement l'ancien régime des crédits automatiques (l'OIP indique qu'une fiche sur le régime applicable depuis le 1er janvier 2023 est en cours d'écriture) — ne pas s'y fier pour le calcul de peine.

  • AssociationFARAPEJ — missions et orientation des personnes détenues et de leurs proches (nouvelle fenêtre)

    FARAPEJ (Fédération des associations réflexion-action, prison et justice)

    Fédération d'environ 60 associations couvrant toute la chaîne pénale ; elle reçoit les demandes des personnes détenues, de leurs proches et des sortants pour les orienter vers la structure locale adaptée (contact : farapej@farapej.fr, 07 45 24 08 58).

Liens vérifiés le 29 juillet 2026.

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Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Article mis à jour le 05/08/2026.