La plus grande chose du monde, c'est de savoir être à soi.
Mandat de dépôt et détention provisoire : comprendre ce qui se passe
On vous a dit « détention provisoire », ou « mandat de dépôt », ou les deux. Ce ne sont pas deux choses différentes qui arrivent l’une après l’autre : c’est une décision, et l’ordre écrit qui la met à exécution. Voici ce que dit le texte, et ce que vous pouvez faire maintenant.
La réponse en trente secondes
La détention provisoire est la mesure : elle place en détention une personne mise en examen, avant tout jugement. Le mandat de dépôt est l’acte qui l’exécute : c’est l’ordre donné au chef de l’établissement pénitentiaire de recevoir et de détenir la personne. L’un ne va pas sans l’autre.
À savoir avant d’agir. Une personne en détention provisoire n’est pas condamnée. Elle est mise en examen, et présumée innocente : le code le dit dans ces termes.
À savoir avant d’agir. Information générale : cette page ne remplace pas l’analyse d’un avocat sur une situation individuelle. C’est l’avocat qui a accès au dossier, qui connaît la procédure exacte et qui peut agir. Un texte peut être modifié après la date de vérification indiquée en bas de page.
La liberté est la règle, la détention l’exception
Le texte est explicite : toute personne mise en examen, présumée innocente, demeure libre. En raison des nécessités de l’instruction ou à titre de mesure de sûreté, elle peut être astreinte au contrôle judiciaire ou, si celui-ci se révèle insuffisant, assignée à résidence avec surveillance électronique. Et « à titre exceptionnel », si ces mesures ne permettent pas d’atteindre ces objectifs, elle peut être placée en détention provisoire.
Pourquoi cela compte pour vous
La détention provisoire est présentée par la loi comme le dernier recours, après le contrôle judiciaire et l’assignation à résidence. C’est précisément ce que l’avocat plaide : que l’une des mesures moins contraignantes suffit.
Qui décide, et qui fait quoi
- Le juge d’instruction instruit l’affaire. Il ne décide pas de la détention provisoire : il saisit le juge des libertés et de la détention par une ordonnance motivée, en transmettant le dossier accompagné des réquisitions du procureur de la République.
- Le juge des libertés et de la détention (JLD) ordonne ou prolonge la détention provisoire. Il statue après un débat contradictoire, assisté d’un greffier.
- Le JLD décerne le mandat de dépôt. Les autres mandats — recherche, comparution, amener, arrêt — sont décernés par le juge d’instruction.
- Le procureur de la République prend des réquisitions, c’est-à-dire demande ce qu’il estime nécessaire ; il ne décide pas non plus.
Une garantie du texte
Le juge des libertés et de la détention ne peut pas, à peine de nullité, participer au jugement des affaires dont il a connu. Celui qui décide de la détention avant le procès n’est pas celui qui jugera.
Ce qu’est exactement le mandat de dépôt
Le mandat de dépôt est « l’ordre donné au chef de l’établissement pénitentiaire de recevoir et de détenir la personne à l’encontre de laquelle il est décerné ». Il vise une personne mise en examen ayant fait l’objet d’une ordonnance de placement en détention provisoire.
Il permet également de rechercher ou de transférer la personne lorsqu’il lui a été antérieurement notifié.
À savoir avant d’agir. C’est pour cela que le départ en détention suit immédiatement la décision : le mandat est l’instrument d’exécution, pas une étape séparée qui viendrait plus tard.
Combien de temps : ce qu’on peut honnêtement dire
La détention provisoire n’est pas illimitée : le code fixe des durées maximales, avec des prolongations possibles décidées par le juge des libertés et de la détention. Mais ces durées varient selon la nature de l’infraction — matière correctionnelle ou criminelle —, selon la peine encourue, selon les antécédents, et selon que les faits ont été commis ou non sur le territoire national.
À savoir avant d’agir. Nous n’affichons volontairement aucun tableau de durées. Un tableau incomplet donnerait un chiffre faux à une famille qui compte les jours, et c’est le genre d’erreur qui ne se rattrape pas. Les articles 145-1 et 145-2 du code de procédure pénale fixent ces durées : seul l’avocat, qui a le dossier, peut dire lesquelles s’appliquent.
Ce qu’on peut dire sans risque : la détention provisoire suppose que la personne encoure une peine criminelle, ou une peine correctionnelle d’une durée égale ou supérieure à trois ans d’emprisonnement. Elle est réexaminée périodiquement, et une demande de mise en liberté peut être formée.
Ce que la famille peut savoir — et ce qu’elle n’obtiendra pas
La procédure d’enquête et d’instruction est secrète, sauf exceptions prévues par la loi et sans préjudice des droits de la défense. Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel.
- Ce que vous pouvez obtenir : le lieu de détention, une fois connu ; les modalités de visite et de courrier auprès de l’établissement ; les informations que la personne détenue choisit de vous transmettre ; ce que l’avocat estime pouvoir vous dire.
- Ce que vous n’obtiendrez pas : le contenu du dossier, les procès-verbaux, les éléments de l’enquête. Ni le greffe, ni l’établissement, ni le juge ne les communiqueront à un proche.
Ce n’est pas dirigé contre vous
Le secret protège aussi la personne mise en examen, présumée innocente. Le seul accès au dossier passe par l’avocat, et c’est normal : c’est le rôle que la loi lui donne.
Les premières démarches utiles
- Identifier l’établissement. Sans lui, ni courrier, ni permis de visite, ni envoi d’argent ne sont possibles.
- Joindre l’avocat, ou en trouver un si aucun n’est encore saisi : il est le seul à avoir accès au dossier et à pouvoir agir dans la procédure.
- Noter le numéro d’écrou dès qu’il est connu.
- Demander un permis de visite. Pour une personne en détention provisoire, l’autorité compétente n’est pas la même que pour une personne condamnée — le parcours guidé détermine laquelle.
- Écrire, même quelques lignes : le courrier ne dépend pas du permis de visite.
À savoir avant d’agir. Une demande de mise en liberté peut être formée, et une décision de placement ou de prolongation peut faire l’objet d’un recours. Les voies et les délais dépendent de la décision et du stade de la procédure : c’est à l’avocat de les exercer, dans les temps.
Les erreurs fréquentes
- Croire que la personne est condamnée. Elle est mise en examen et présumée innocente ; le jugement n’a pas eu lieu.
- Chercher à obtenir des éléments du dossier auprès du greffe ou de l’établissement. Ils ne les communiqueront pas, et ce n’est pas un refus qui vous vise.
- Attendre d’avoir « toutes les informations » pour agir. Localiser l’établissement et joindre un avocat se font tout de suite.
- Confondre le permis de visite délivré pour une personne prévenue et celui délivré pour une personne condamnée : l’autorité compétente diffère.
- Compter sur une durée entendue ailleurs. Les durées dépendent de la qualification et de la procédure ; seul l’avocat peut dire lesquelles s’appliquent.
Le permis de visite pendant la détention provisoire
Tant que votre proche est prévenu (détention provisoire, jugement pas encore rendu ou pas encore définitif), la demande de permis de visite ne se fait pas auprès de la prison. C'est le magistrat chargé du dossier — le juge d'instruction s'il y en a un, ou le magistrat en charge de l'affaire — qui délivre ou refuse le permis. Le service en ligne de l'État pour demander un permis de visite ne fonctionne d'ailleurs que pour les proches d'une personne condamnée, pas pour les proches d'un prévenu (source : Service-Public.gouv.fr, fiche R64825).
Prévenu ou condamné, ce n'est pas la même autorité
Prévenu (détention provisoire) : le permis est délivré par le magistrat chargé de l'affaire. Condamné : c'est le chef d'établissement pénitentiaire qui délivre le permis (source : Service-Public.gouv.fr, fiche F14149, « Vie en prison : droit de visite »).
- Remplissez le formulaire de demande de permis de visite (souvent le Cerfa 13960).
- Joignez un document justifiant votre lien de parenté ou votre situation avec la personne détenue.
- Joignez une photocopie d'une pièce d'identité et 2 photos d'identité de moins de 3 mois.
- Joignez une enveloppe affranchie à votre nom et adresse.
- Envoyez le dossier complet au magistrat en charge de l'affaire (et non à la prison).
À savoir avant d’agir. Le magistrat dispose d'un délai de 20 jours à partir de la demande pour répondre (source : Service-Public.gouv.fr, fiche F14149). En cas de refus, vous pouvez saisir le président de la chambre de l'instruction dans un délai de 5 jours, par une requête écrite et motivée jointe à la décision de refus.
La durée maximale du mandat de dépôt selon la nature de l'infraction
La durée maximale de la détention provisoire n'est pas la même selon que l'affaire est jugée en correctionnelle (délit) ou aux assises (crime). Les seuils sont fixés par le code de procédure pénale.
En matière correctionnelle (délit) — article 145-1 du code de procédure pénale
Durée initiale : 4 mois maximum pour une personne sans antécédent grave encourant une peine de 5 ans ou moins. Le juge des libertés et de la détention peut prolonger par ordonnance motivée, par périodes de 4 mois renouvelables, sans dépasser 1 an au total dans le cas standard, 2 ans si un fait de l'infraction a été commis hors du territoire national. La chambre de l'instruction peut, à titre exceptionnel, ajouter 4 mois supplémentaires si les investigations doivent se poursuivre et que la remise en liberté ferait courir un risque grave pour la sécurité des personnes ou des biens (maximum absolu : 2 ans et 4 mois).
En matière criminelle (crime) — article 145-2 du code de procédure pénale
La détention provisoire ne peut, en principe, pas dépasser 1 an. Passé ce délai, le juge des libertés et de la détention peut prolonger par périodes de 6 mois renouvelables, après un débat contradictoire. Durée maximale totale : 2 ans si la peine encourue est inférieure à 20 ans de réclusion, 3 ans dans les autres cas. Ces durées passent à 3 et 4 ans si un fait de l'infraction a été commis hors du territoire national, et à 4 ans pour certaines infractions graves (plusieurs crimes des livres II et IV du code pénal, trafic de stupéfiants, terrorisme, proxénétisme, extorsion de fonds, ou infraction commise en bande organisée).
À savoir avant d’agir. Ces seuils et leurs exceptions changent selon des lois régulièrement modifiées, et leur application dépend des faits précis du dossier. Ce guide donne des repères, pas un calcul garanti pour votre situation : pour savoir où en est exactement le dossier de votre proche, l'avocat de la défense reste l'interlocuteur fiable.
Contester le placement en détention provisoire lui-même
La personne mise en examen peut faire appel de l'ordonnance de placement en détention provisoire, c'est-à-dire de la décision elle-même, et pas seulement demander une remise en liberté plus tard. C'est un recours distinct, à exercer rapidement.
Délai pour faire appel
L'appel doit être formé dans les dix jours qui suivent la notification ou la signification de l'ordonnance de placement (article 186 du code de procédure pénale). Passé ce délai, ce recours n'est plus possible.
- L'avocat (ou la personne détenue elle-même) déclare l'appel dans les dix jours suivant la notification de l'ordonnance.
- Le dossier est transmis à la chambre de l'instruction de la cour d'appel, qui réexamine la décision de placement.
- La chambre de l'instruction doit statuer dans les plus brefs délais, et au plus tard dans les dix jours de l'appel lorsqu'il s'agit d'une ordonnance de placement en détention (article 194 du code de procédure pénale).
- Si ce délai de dix jours est dépassé, la personne concernée est mise d'office en liberté — sauf si des vérifications ont été ordonnées ou si des circonstances imprévisibles et insurmontables ont empêché de juger l'affaire à temps (article 194 du code de procédure pénale).
À savoir avant d’agir. Le délai de dix jours pour faire appel est strict et court. Ne pas attendre : contactez l'avocat de votre proche dès la notification du placement en détention si vous ou lui souhaitez contester la décision.
Que faire si la détention dure trop longtemps
Au-delà des délais maximaux fixés par la loi selon la gravité de l'infraction, la loi pose un principe général : la détention provisoire ne peut pas dépasser une durée raisonnable, appréciée au regard de la gravité des faits reprochés et de la complexité des investigations nécessaires pour établir la vérité (article 144-1 du code de procédure pénale).
Ce principe permet de contester une détention même si les délais légaux maximaux ne sont pas encore atteints, si sa durée devient disproportionnée par rapport à l'affaire.
- Le juge d'instruction ou le juge des libertés et de la détention doit ordonner la remise en liberté immédiate dès que les conditions qui justifient la détention ne sont plus réunies (article 144-1 du code de procédure pénale).
- Ce principe s'appuie sur les exigences du délai raisonnable, notamment issues de la jurisprudence européenne.
- En pratique, ce moyen s'invoque à l'appui d'une demande de mise en liberté ou d'un appel, avec l'aide d'un avocat : il ne déclenche pas de libération automatique par lui-même.
À savoir avant d’agir. Ce recours suppose une appréciation par le juge au cas par cas : il n'existe pas de durée chiffrée universelle au-delà de laquelle la détention devient automatiquement « trop longue ». Seul un avocat peut évaluer si la situation de votre proche s'y prête et engager la démarche.
Questions fréquentes
Mandat de dépôt et détention provisoire, est-ce la même chose ?
Ce sont les deux faces d’un même événement. La détention provisoire est la mesure ordonnée par le juge des libertés et de la détention ; le mandat de dépôt est l’ordre donné au chef de l’établissement pénitentiaire de recevoir et de détenir la personne.
Qui décide de la détention provisoire ?
Le juge des libertés et de la détention. Il est saisi par une ordonnance motivée du juge d’instruction, transmise avec le dossier et les réquisitions du procureur de la République.
Une personne en détention provisoire est-elle condamnée ?
Non. Elle est mise en examen et présumée innocente. Le code pose que toute personne mise en examen demeure libre, la détention provisoire n’étant possible qu’à titre exceptionnel.
Combien de temps dure une détention provisoire ?
Le code fixe des durées maximales avec des prolongations possibles, mais elles varient selon la nature de l’infraction, la peine encourue, les antécédents et le lieu des faits. Nous n’affichons aucun tableau : un chiffre approximatif serait faux pour beaucoup de situations. L’avocat, qui a le dossier, est le seul à pouvoir répondre.
Peut-on demander la remise en liberté ?
Une demande de mise en liberté peut être formée et les décisions peuvent faire l’objet de recours. Les voies et délais dépendent de la décision et du stade de la procédure : c’est l’avocat qui les exerce.
Comment savoir dans quel établissement se trouve mon proche ?
Si un avocat est saisi, c’est lui qui l’obtient le plus vite. Sinon, le tribunal judiciaire du lieu de l’interpellation ou le greffe pénitentiaire de l’établissement supposé. L’annuaire du site donne ensuite l’adresse, le téléphone et les modalités de visite.
Qui délivre le permis de visite quand mon proche est en détention provisoire ?
C'est le magistrat chargé de l'affaire (souvent le juge d'instruction) qui délivre le permis de visite pour un prévenu, pas le chef d'établissement pénitentiaire — ce dernier ne s'occupe des permis que pour les personnes condamnées (source : Service-Public.gouv.fr, fiches F14149 et R64825). Envoyez votre demande directement au magistrat, avec les pièces demandées (identité, photos, justificatif de lien).
Que faire si on estime que la détention provisoire dure trop longtemps par rapport aux faits ?
La loi prévoit que la détention provisoire ne peut pas dépasser une durée raisonnable, appréciée selon la gravité des faits et la complexité de l'enquête (article 144-1 du code de procédure pénale). Ce principe peut être invoqué, avec l'aide d'un avocat, à l'appui d'une demande de mise en liberté, même avant que les délais maximaux légaux ne soient atteints. Il n'existe pas de seuil chiffré automatique : c'est le juge qui apprécie au cas par cas.
Passer à l’action
Votre situation n’est pas celle-là ? Poser la question à CLÉA — la recherche s’exécute sur votre appareil, rien n’est envoyé.
Les textes sur lesquels repose cet article
Chaque référence a été ouverte et lue. Ces liens permettent de vérifier directement à la source les informations présentées dans cet article.
- Code de procédure pénale — article 137, principe de liberté et caractère exceptionnel de la détention provisoire (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 137 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 137-1, compétence du juge des libertés et de la détention (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 137-1, version en vigueur du 1er septembre 2017 au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 122, définition des mandats et du mandat de dépôt (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 122, version en vigueur du 1er octobre 2004 au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 11, secret de l’enquête et de l’instruction (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 11 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — sous-section « De la détention provisoire » (nouvelle fenêtre)Légifrance · articles 143-1 à 148-8, dont 143-1 (conditions) et 145-1 et 145-2 (durées, non reproduites ici) · consulté le 5 août 2026
- Vie en prison : droit de visite, accès au téléphone, réception d'argent, etc. (nouvelle fenêtre)Service-Public.fr (Direction de l'information légale et administrative) · Fiche F14149 · consulté le 6 août 2026
- Demande en ligne de permis de visite ou de parloir (nouvelle fenêtre)Service-Public.fr (Direction de l'information légale et administrative) · Fiche R64825 · consulté le 6 août 2026
- Article 145-1 - Code de procédure pénale (nouvelle fenêtre)Légifrance · Article 145-1 du code de procédure pénale · consulté le 6 août 2026
- Article 145-2 - Code de procédure pénale (nouvelle fenêtre)Légifrance · Article 145-2 du code de procédure pénale · consulté le 6 août 2026
- Article 465 - Code de procédure pénale (nouvelle fenêtre)Légifrance · Article 465 du code de procédure pénale · consulté le 6 août 2026
- Article 144-1 - Code de procédure pénale (nouvelle fenêtre)Légifrance · Article 144-1 du code de procédure pénale · consulté le 6 août 2026
- Article 186 - Code de procédure pénale (nouvelle fenêtre)Légifrance · Article 186 du code de procédure pénale · consulté le 6 août 2026
- Article 194 - Code de procédure pénale (nouvelle fenêtre)Légifrance · Article 194 du code de procédure pénale · consulté le 6 août 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleDemande en ligne de permis de visite ou de parloir (nouvelle fenêtre)
Service-Public.fr — DILA / ministère de la Justice
Téléservice permettant trois démarches (permis de visite, parloir familial ou unité de vie familiale, envoi d'argent), avec les durées de référence : 3h30 à 6 h en parloir familial, 6 à 72 h en UVF.
À savoirRéservé aux proches d'une personne CONDAMNÉE : les proches d'une personne prévenue doivent passer par le magistrat en charge du dossier.
- Source officielleDemande de permis de visite (prison) — formulaire cerfa 13960*02 (nouvelle fenêtre)
Service-Public.fr — DILA (Premier ministre)
Le formulaire officiel à remplir pour demander à rendre visite à une personne détenue, à utiliser quand la demande ne peut pas se faire en ligne.
- Source officielleCode pénitentiaire — Section 1 : Permis de visite (art. R341-1 à R341-8) (nouvelle fenêtre)
Légifrance
Texte en vigueur qui fixe qui délivre, refuse, suspend ou retire le permis de visite : le chef d'établissement pour un condamné (R341-5), avec des règles propres aux prévenus (R341-4), aux hospitalisés (R341-6) et aux extradés (R341-7).
- AssociationFARAPEJ — missions et orientation des personnes détenues et de leurs proches (nouvelle fenêtre)
FARAPEJ (Fédération des associations réflexion-action, prison et justice)
Fédération d'environ 60 associations couvrant toute la chaîne pénale ; elle reçoit les demandes des personnes détenues, de leurs proches et des sortants pour les orienter vers la structure locale adaptée (contact : farapej@farapej.fr, 07 45 24 08 58).
- AssociationConnaître ses droits — fiches pratiques de l'OIP (nouvelle fenêtre)
Observatoire international des prisons — section française
Catalogue de fiches thématiques gratuites (parloirs et UVF, droit de visite, correspondance, téléphone, affectation et transferts, discipline, travail, santé, permissions de sortir), avec version papier disponible sur simple demande.
À savoirAssociation indépendante, non officielle. Attention : la fiche « réductions de peines » du site décrit encore principalement l'ancien régime des crédits automatiques (l'OIP indique qu'une fiche sur le régime applicable depuis le 1er janvier 2023 est en cours d'écriture) — ne pas s'y fier pour le calcul de peine.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
Est-ce que cette page vous a aidé ?
Seul le contenu public de la page est partagé.
Une information est incorrecte ?
À lire ensuite
- Le parloir avocat : ce qui le distingue du parloir famille — Droits & justice
- Les fouilles en prison : ce que la loi autorise — Droits & justice
- Sanctions disciplinaires en détention : comment elles sont décidées — Droits & justice
Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Article mis à jour le 06/08/2026.