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Protéger un proche détenu

Mon proche est victime d'un surveillant

Quand la personne mise en cause est un membre du personnel, écrire au chef d'établissement — qui est sa hiérarchie directe — n'est pas toujours le bon premier réflexe. Il existe des voies qui s'adressent directement à une autorité extérieure.

Ce qui se passe

Les surveillants ont, comme l'ensemble du personnel pénitentiaire, une mission de protection envers les personnes détenues (code pénitentiaire, article L113-4). Quand c'est un agent lui-même qui est mis en cause — violence, propos dégradants, abus d'autorité — la situation demande de sortir du circuit interne à l'établissement.

Les droits applicables

Le personnel pénitentiaire est soumis à des devoirs généraux (code pénitentiaire, article R122-1) qui encadrent son comportement envers les personnes détenues. Un manquement à ces devoirs peut être signalé par plusieurs voies, selon sa gravité.

Les recours possibles

Le choix du destinataire dépend de la nature des faits :

  • Faits pouvant constituer une infraction pénale (violence, par exemple) : une plainte auprès du procureur de la République, qui reçoit les plaintes et dénonciations de tout fait constitutif d'infraction (code de procédure pénale, article 40). Le guide « Porter plainte pour des faits commis en prison » détaille cette démarche.
  • Manquement déontologique, même sans qualification pénale claire : le Défenseur des droits, compétent sur la déontologie des forces de sécurité au sens large. Voir « Saisir le Défenseur des droits ».
  • Signalement d'une pratique, sans forcément vouloir engager une procédure individuelle : le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL). Voir « Saisir le CGLPL ».

À savoir avant d’agir. Le courrier adressé à une autorité judiciaire (procureur, juge) n'est pas soumis au contrôle de l'administration pénitentiaire : votre proche peut écrire directement, sous pli fermé.

Pour le détail complet de cette démarche : Porter plainte pour des faits commis en prison

Avant d’écrire : ce que Cléa recommande de vérifier

Cléa n’est pas une intelligence artificielle : cette liste a été écrite à l’avance pour cette situation précise, pas générée à la volée. Pour une question qui ne s’y trouve pas, posez-la à CLÉA.

  • Les faits sont-ils décrits avec une date précise, un lieu, si possible un contexte (présence d'autres personnes) ?
  • Y a-t-il un état de santé à documenter ? L'unité sanitaire (UCSA/USMP) peut établir un certificat médical.
  • Le bon destinataire est-il choisi selon la gravité (procureur pour une infraction, Défenseur des droits ou CGLPL sinon) ?
  • Une copie du courrier envoyé est conservée, datée.

Préparer le courrier

Le modèle se remplit sur votre appareil : rien n’est transmis ni conservé côté serveur. Vous choisissez ensuite qui signe et vous obtenez un document prêt à imprimer.

Préparer le courrier

Bientôt : nous vérifions, imprimons et envoyons votre dossier

  1. Vérification : relecture humaine du dossier — bon destinataire, pièces réunies — avant tout envoi.
  2. Impression : le courrier et ses pièces jointes, mis en page pour l’envoi.
  3. Envoi : mise sous pli, affranchissement et preuve de dépôt, au coût réel.

Pensé pour qui n’a ni imprimante ni bureau de poste accessible. Ce service ouvrira lorsque son circuit sera en place, testé et validé — juridiquement et commercialement — jamais avant : rien ne s’encaisse pour un service qui ne peut pas être exécuté ou vérifié correctement. L’information et les modèles ci-dessus restent gratuits, quoi qu’il arrive.

Être prévenu·e à l’ouverture (un simple e-mail, rien d’autre)

Les textes sur lesquels repose cette page

Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Page mise à jour le 06/08/2026.