Le commencement est la partie la plus importante du travail.
Travailler, se former, étudier en détention
Votre proche vous a dit qu'il « attend d'être classé », ou vous vous demandez pourquoi son compte augmente si peu alors qu'il travaille. Cette page explique le circuit réel : la demande, le classement, le contrat d'emploi pénitentiaire, la rémunération et sa répartition entre plusieurs parts. Elle explique aussi l'accès à l'enseignement et à la formation professionnelle. Tout ce qui est écrit ici vient du code pénitentiaire ; ce qui dépend de l'établissement est signalé comme tel.
La réponse en trente secondes
En détention, on peut travailler, suivre une formation professionnelle, apprendre à lire et à écrire, ou passer un diplôme. Rien n'est automatique. Tout part d'une demande écrite faite par la personne détenue elle-même.
- Pour travailler, il faut d'abord être « classé au travail », puis être affecté à un poste, puis signer un contrat d'emploi pénitentiaire. Les trois étapes sont distinctes.
- Le travail est rémunéré. Le code pénitentiaire fixe une rémunération minimale exprimée en pourcentage du SMIC, différente selon le type de poste.
- La rémunération n'arrive pas entière sur la part que votre proche peut dépenser : le code prévoit une répartition entre plusieurs parts, dont l'indemnisation des parties civiles et le pécule de libération.
- L'enseignement et la formation professionnelle sont accessibles, y compris par correspondance. Les diplômes obtenus ne font pas apparaître l'état de détention.
- Les activités de travail sont prises en compte pour apprécier les efforts sérieux de réinsertion et la bonne conduite. C'est un élément du dossier, pas une garantie.
À savoir avant d’agir. Cette page informe, elle ne remplace pas l'analyse d'un avocat. Le classement, l'affectation, la rupture d'un contrat d'emploi pénitentiaire et leurs conséquences sur la situation pénale sont des questions juridiques : l'avocat de votre proche est le seul à connaître son dossier. Le conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) est l'interlocuteur pour le projet lui-même.
Le contrat d'emploi pénitentiaire : ce qu'il a changé
Depuis la réforme entrée en vigueur le 1er mai 2022, le travail en détention repose sur un contrat écrit, le contrat d'emploi pénitentiaire. Ce n'est pas un contrat de travail de droit commun, mais il énonce noir sur blanc les droits, les obligations, les conditions de travail et la rémunération.
- Quand l'administration pénitentiaire est l'employeur, le contrat est conclu entre le chef d'établissement et la personne détenue.
- Quand l'employeur est extérieur, le contrat est conclu entre la personne détenue et le représentant légal de l'employeur, avec une convention signée par ces parties et le chef d'établissement.
- La durée est fixée en tenant compte de la durée de la mission ; elle peut être indéterminée.
- La période d'essai ne peut excéder deux semaines pour un contrat d'au plus six mois, un mois au-delà, prolongeable jusqu'à deux mois si la technicité du poste le justifie.
- Le contrat est suspendu de plein droit si le classement ou l'affectation est suspendu. Il peut aussi l'être en cas d'incapacité médicale ou de baisse temporaire d'activité.
- Il prend fin notamment par accord des parties, par la fin de la détention, par un transfert définitif ou par la cessation du classement au travail.
Le code prévoit également que tout litige lié au contrat d'emploi pénitentiaire relève de la juridiction administrative, et non du conseil de prud'hommes. C'est une information importante à donner à un avocat si un contrat est rompu de manière contestée.
À savoir avant d’agir. Un transfert dans un autre établissement met fin au contrat. Si votre proche travaillait et qu'il est transféré, tout est à recommencer sur place : nouvelle demande de classement, nouvelle attente. Ce n'est pas une sanction, c'est le fonctionnement du dispositif.
La rémunération : comment elle est fixée
Le travail en détention est payé. Le code pénitentiaire prévoit que la rémunération ne peut être inférieure à un taux horaire fixé par décret et indexé sur le SMIC, et que ce taux peut varier selon le régime sous lequel la personne est employée.
- 45 % du SMIC pour les activités de production.
- 33 % du SMIC pour le service général, classe I.
- 25 % du SMIC pour le service général, classe II.
- 20 % du SMIC pour le service général, classe III.
Ces pourcentages sont ceux inscrits dans la partie réglementaire du code pénitentiaire. Le montant en euros qui en découle change à chaque revalorisation du SMIC : nous ne le donnons pas ici, pour ne pas afficher un chiffre périmé. Le montant applicable au poste de votre proche figure sur son contrat, et le SPIP peut le lui confirmer.
- Des primes peuvent s'ajouter : prime de rendement, d'ancienneté ou exceptionnelle.
- En cas de travail à temps partiel, la rémunération est proportionnelle.
- Selon Service-Public, les heures effectuées au-delà de ce que prévoit le contrat sont des heures supplémentaires et donnent lieu à majoration.
- Le travail ouvre des droits sociaux et donne lieu à cotisations : retraite, maladie, invalidité, accidents du travail.
- Le code interdit tout prélèvement sur le produit du travail au titre des frais d'entretien en établissement pénitentiaire.
Durée du travail
Service-Public indique une durée de 35 heures par semaine à temps complet et 10 heures maximum par jour pour les majeurs, avec un repos hebdomadaire de 24 heures s'ajoutant au repos quotidien de 11 heures. Les mineurs ne peuvent pas dépasser 8 heures par jour. L'organisation réelle dépend de l'atelier et de l'établissement.
Où va l'argent : les trois parts du compte nominatif
C'est le point qui surprend le plus les familles. La rémunération est versée sur le compte nominatif, puis répartie entre trois parts prévues par le code. Votre proche ne dispose librement que de l'une d'elles.
- La première part est affectée à l'indemnisation des parties civiles et des créanciers d'aliments. Seuls eux peuvent faire valoir leurs droits dessus.
- La deuxième part constitue le pécule de libération. Pendant la détention, il est indisponible et ne peut faire l'objet d'aucune procédure d'exécution.
- La troisième part est laissée à la libre disposition de la personne détenue : c'est celle qui sert à cantiner.
La répartition ne s'applique pas dès le premier euro. Le code prévoit que les sommes reçues sont intégralement affectées à la part disponible dans la limite de 200 euros par mois, montant doublé pour les fêtes de fin d'année ; seul l'excédent est soumis aux prélèvements.
- Part des parties civiles : 20 % sur la fraction supérieure à 200 euros et inférieure ou égale à 400 euros, 25 % sur la fraction supérieure à 400 euros et inférieure ou égale à 600 euros, 30 % au-delà de 600 euros.
- Pécule de libération : 10 % appliqué à la fraction concernée.
- Part disponible : ce qui reste après ces prélèvements.
- Pour la rémunération du travail, cette répartition intervient après déduction des cotisations sociales à la charge de la personne détenue.
Les parts réservées à l'indemnisation des parties civiles et à la constitution du pécule ne sont liquidées qu'à la fin de l'exécution de la peine. À sa libération, la personne perçoit les sommes issues de la liquidation de son compte nominatif et reçoit un état des sommes économisées au titre du pécule.
À savoir avant d’agir. Si votre proche a été condamné à verser des dommages et intérêts, une partie de ce qu'il gagne va donc aux victimes. Ce n'est pas une décision de l'établissement, c'est la loi. Le détail chiffré de son compte relève du greffe et de la régie des comptes nominatifs de l'établissement, à qui la demande doit être faite par écrit — par lui, pas par vous.
Se former, apprendre, passer un diplôme
L'enseignement n'est pas un à-côté. Le code prévoit un enseignement primaire dans chaque établissement, et des cours adaptés pour les personnes qui ne savent pas lire, écrire ou compter suffisamment, y compris l'apprentissage du français pour les personnes non francophones.
- Les personnes détenues peuvent poursuivre des études de leur choix, dans des conditions compatibles avec le maintien de l'ordre et de la sécurité.
- Les cours par correspondance organisés par les services de l'éducation nationale sont accessibles ; d'autres enseignements à distance le sont sur autorisation du chef d'établissement.
- Les examens peuvent être passés en détention. Les certificats, diplômes et titres délivrés ne font pas apparaître l'état de détention de leur titulaire : un diplôme obtenu en prison est un diplôme comme un autre.
- La formation professionnelle est accessible ; selon Service-Public, elle est organisée par les conseils régionaux, et l'apprentissage est ouvert à titre expérimental depuis 2020.
- Les personnes admises au régime de la semi-liberté ou du placement à l'extérieur pour suivre une formation sont rémunérées selon les règles du code du travail.
Le code prévoit par ailleurs un compte personnel de formation alimenté en heures pendant la détention, avec une majoration pour les personnes sans qualification professionnelle et pour celles dont le handicap est reconnu. Ces heures servent après la sortie : c'est l'un des rares dispositifs qui traverse le mur.
À qui s'adresse la demande
Pour l'enseignement comme pour la formation, l'interlocuteur est le conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation. La demande se fait par écrit, elle se renouvelle si elle reste sans réponse, et elle a plus de poids quand elle décrit un projet précis plutôt qu'une envie générale.
Ce que cela change pour le projet de sortie
Le code pénitentiaire prévoit que les activités de travail sont prises en compte pour l'appréciation des efforts sérieux de réinsertion et de la bonne conduite. Concrètement, un dossier où figurent un contrat de travail, une formation suivie ou un diplôme passé n'est pas le même dossier qu'un dossier vide.
- Ces éléments nourrissent les demandes examinées par le juge de l'application des peines : réductions de peine, permission de sortir, aménagement de peine, libération conditionnelle.
- Une personne condamnée est tenue d'exercer au moins une des activités qui lui sont proposées dès lors qu'elle a pour finalité sa réinsertion. Le travail n'est qu'une de ces activités : la formation, l'enseignement, les activités culturelles, socioculturelles et sportives comptent aussi.
- L'administration pénitentiaire travaille avec les institutions du service public de l'emploi et les missions locales pour préparer la sortie professionnelle.
À savoir avant d’agir. Aucune de ces activités ne donne droit à une libération anticipée. Elles servent le dossier ; elles ne décident pas à la place du juge. Toute personne qui vous promet un résultat contre de l'argent vous ment, et aucun site payant ne peut accélérer une demande de classement.
Ce que vous, dehors, pouvez faire
Vous ne pouvez pas déposer la demande à sa place, ni obtenir un poste pour lui. Vous pouvez faire autre chose, et ce n'est pas rien.
- L'aider à formuler un projet clair : un métier, une formation nommée, une raison. Une demande précise se traite mieux qu'une demande floue.
- Réunir dehors ce qui manque au dossier : copies de diplômes, attestations d'anciens employeurs, relevés de formation. Ces pièces s'envoient par courrier.
- Lui rappeler d'écrire, de dater et de garder une trace de chaque demande. Une demande orale ne laisse aucune preuve.
- Ne pas interpréter un salaire faible comme une injustice de l'établissement : la répartition entre les parts est prévue par le code, et une partie sert à indemniser les victimes ou à constituer son pécule pour le jour de la sortie.
- Anticiper l'après : logement, domiciliation, papiers. Une formation suivie ne sert à rien si, le jour de la sortie, il n'y a pas d'adresse.
Le bon interlocuteur
Pour le projet professionnel et la formation : le SPIP. Pour le classement et le contrat : le chef d'établissement. Pour l'argent du compte nominatif : le greffe et la régie de l'établissement. Pour une décision contestée : l'avocat.
Questions fréquentes
Mon proche travaille, alors pourquoi son compte augmente-t-il si peu ?
Parce que la rémunération est répartie entre plusieurs parts prévues par le code pénitentiaire, après déduction des cotisations sociales. Une part va à l'indemnisation des parties civiles et des créanciers d'aliments, une autre constitue le pécule de libération, indisponible jusqu'à la fin de la peine. Seule la troisième part est librement utilisable. Pour connaître le détail chiffré de son compte, c'est à lui de le demander par écrit au greffe et à la régie de l'établissement.
Puis-je faire la demande de travail ou de formation à sa place ?
Non. La demande de classement au travail comme la demande de formation viennent de la personne détenue elle-même, par écrit. Vous pouvez en revanche l'aider à préparer le contenu, réunir des pièces utiles à l'extérieur et les lui envoyer par courrier.
Combien va-t-il gagner par heure ?
Le code fixe la rémunération minimale en pourcentage du SMIC : 45 % pour les activités de production, 33 %, 25 % ou 20 % pour le service général selon la classe. Le montant en euros dépend donc du SMIC en vigueur et change à chaque revalorisation. Le taux applicable à son poste figure sur son contrat d'emploi pénitentiaire ; le SPIP peut le lui confirmer. Méfiez-vous de tout chiffre annoncé sans date.
Est-il obligé de travailler ?
Le travail en lui-même n'est pas obligatoire. En revanche, une personne condamnée est tenue d'exercer au moins une des activités qui lui sont proposées dès lors qu'elle a pour finalité sa réinsertion : cela peut être le travail, mais aussi la formation professionnelle, l'enseignement, une activité culturelle, socioculturelle ou sportive.
Un diplôme passé en prison mentionne-t-il la détention ?
Non. Le code pénitentiaire prévoit que les certificats, diplômes et titres délivrés à l'issue des examens ne font pas apparaître l'état de détention de leur titulaire. Un diplôme obtenu en détention se présente à un employeur comme n'importe quel autre.
Il attend depuis des mois d'être affecté à un poste, est-ce normal ?
C'est fréquent. Le classement au travail est une autorisation ; l'affectation dépend des postes réellement disponibles dans l'établissement et du choix de l'employeur. Il peut renouveler sa demande par écrit, en parler à son conseiller SPIP, et se positionner en parallèle sur une formation, qui compte aussi comme activité.
Quand touche-t-il le pécule de libération ?
Le pécule est indisponible pendant la détention et ne peut faire l'objet d'aucune procédure d'exécution. Les parts réservées à l'indemnisation des parties civiles et à la constitution du pécule ne sont liquidées qu'à la fin de l'exécution de la peine. À la libération, la personne perçoit les sommes issues de la liquidation de son compte et reçoit notamment un état des sommes économisées au titre du pécule.
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Les textes sur lesquels repose cet article
Chaque référence a été ouverte et lue. Ces liens permettent de vérifier directement à la source les informations présentées dans cet article.
- Code pénitentiaire, chapitre II : Travail (articles L412-1 à L412-54) (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, articles L412-1 et suivants · consulté le 5 août 2026
- Article L412-1 du code pénitentiaire (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, article L412-1 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire, section 3 : Contrat d'emploi pénitentiaire (articles L412-10 à L412-18) (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, articles L412-10 à L412-18 · consulté le 5 août 2026
- Article L412-20 du code pénitentiaire (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, article L412-20 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire, sous-section 2 : Rémunération (articles R412-63 à D412-68) (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, articles D412-64 et D412-68 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire, chapitre II : Valeurs pécuniaires et non pécuniaires (articles L332-1 à L332-4) (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, article L332-1 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire, section 2 : Compte nominatif (articles D332-9 à R332-32) (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, articles D332-10, D332-12, D332-13 et D332-15 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire, chapitre III : Enseignement et formation professionnelle (articles R413-1 à D413-10) (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, articles R413-1 et suivants · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire, chapitre Ier : Dispositions communes aux activités (articles L411-1 à L411-11) (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, articles L411-1 et L411-8 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire, titre Ier : Activités en détention (articles L411-1 à L413-2) (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, livre IV, titre Ier · consulté le 5 août 2026
- Travail en prison (nouvelle fenêtre)Service-Public.gouv.fr · Fiche pratique F14153 · consulté le 5 août 2026
- Enseignement et formation d'une personne détenue en prison (nouvelle fenêtre)Service-Public.gouv.fr · Fiche pratique F14152 · consulté le 5 août 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleCode pénitentiaire — Section 2 : Compte nominatif (articles D332-9 à R332-32) (nouvelle fenêtre)
Légifrance (DILA)
Texte de référence sur les trois parts du compte nominatif : part réservée à l'indemnisation des parties civiles, part affectée au pécule de libération (10 %, indisponible pendant la détention), part disponible, avec le seuil de 200 € par mois affecté en priorité à la part disponible et les règles de liquidation à la libération.
- Source officielleEnvoyer de l'argent à un proche en détention (nouvelle fenêtre)
Ministère de la Justice
Explique que le versement se fait par virement bancaire (le mandat justice a été supprimé), avec RIB de la régie des comptes nominatifs, numéro d'écrou, nom et prénoms, et un crédit du compte sous 2 à 4 jours ouvrés.
À savoirPage rédigée du point de vue du virement bancaire classique : un service de virement en ligne existe désormais aussi sur le portail de l'administration pénitentiaire (voir lien service-public « Virement bancaire à un détenu »).
- Source officielleVirement bancaire à un détenu (service en ligne) (nouvelle fenêtre)
Service-Public.gouv.fr / Ministère chargé de la justice
Fiche de démarche officielle qui renvoie vers le service en ligne du portail de l'administration pénitentiaire permettant de verser de l'argent sur le compte d'une personne détenue.
À savoirLa fiche ne détaille ni les conditions (permis de visite) ni les plafonds : ils s'appliquent sur le portail lui-même.
- Source officielleVie en prison : droit de visite, accès au téléphone, réception d'argent, etc. (nouvelle fenêtre)
Service-Public.gouv.fr (DILA)
Fiche de référence sur le quotidien en détention : ouverture du compte nominatif à l'arrivée, deux façons de recevoir de l'argent (portail pénitentiaire ou virement sur le RIB de la régie), délai de 2 à 4 jours ouvrés, et liste des achats possibles en cantine.
- Source officielleCode pénitentiaire — Article R332-3 (subsides en argent) (nouvelle fenêtre)
Légifrance (DILA)
Article qui pose qui peut envoyer de l'argent : les titulaires d'un permis permanent de visite ou les personnes autorisées par le chef d'établissement, les sommes étant ensuite réparties selon les règles du compte nominatif.
- Source officielle« Je suis en détention » : le guide du détenu arrivant (page de présentation) (nouvelle fenêtre)
Ministère de la Justice — direction de l'administration pénitentiaire
Page officielle de mise à disposition du guide remis aux personnes arrivant en détention, avec le PDF en téléchargement (mise à jour affichée : mars 2026).
- AssociationConnaître ses droits — fiches pratiques de l'OIP (nouvelle fenêtre)
Observatoire international des prisons — section française
Catalogue de fiches thématiques gratuites (parloirs et UVF, droit de visite, correspondance, téléphone, affectation et transferts, discipline, travail, santé, permissions de sortir), avec version papier disponible sur simple demande.
À savoirAssociation indépendante, non officielle. Attention : la fiche « réductions de peines » du site décrit encore principalement l'ancien régime des crédits automatiques (l'OIP indique qu'une fiche sur le régime applicable depuis le 1er janvier 2023 est en cours d'écriture) — ne pas s'y fier pour le calcul de peine.
- AssociationFARAPEJ — missions et orientation des personnes détenues et de leurs proches (nouvelle fenêtre)
FARAPEJ (Fédération des associations réflexion-action, prison et justice)
Fédération d'environ 60 associations couvrant toute la chaîne pénale ; elle reçoit les demandes des personnes détenues, de leurs proches et des sortants pour les orienter vers la structure locale adaptée (contact : farapej@farapej.fr, 07 45 24 08 58).
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
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- À la sortie : récupérer ses papiers et rouvrir ses droits — Sortie & réinsertion
- Retrouver un emploi après la prison : casier, entretiens, accompagnement — Sortie & réinsertion
Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Article mis à jour le 05/08/2026.
Comment on obtient un travail : trois étapes, pas une
Beaucoup de familles pensent qu'il suffit de « demander du travail ». En réalité le code distingue le classement, qui est une autorisation générale de travailler, et l'affectation, qui est le poste concret. On peut être classé et attendre longtemps un poste.
Le donneur d'ordre peut être l'administration pénitentiaire elle-même, pour ce qu'on appelle le service général — cuisine, nettoyage, distribution. Il peut aussi être une entreprise concessionnaire, une structure d'insertion par l'activité économique, une entreprise adaptée ou un organisme de l'économie sociale et solidaire.
Un refus se conteste
En cas de refus de classement ou d'affectation, Service-Public indique que la personne détenue dispose de quinze jours pour former un recours auprès du directeur interrégional des services pénitentiaires. Passer par l'avocat pour rédiger ce recours est utile, car il accède au dossier.