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La cantine : ce que votre proche peut acheter en détention
Vous envoyez de l'argent, et vous ne savez pas ce qu'il devient. Le mot « cantine » revient dans les lettres, au téléphone, au parloir, sans que personne ne vous explique ce qu'il recouvre. Cette page décrit le cadre national : ce qu'est la cantine, ce qui s'y achète, avec quelle partie du compte, et pourquoi vous ne choisissez pas les achats à la place de votre proche. Elle s'adresse aux familles, pas aux professionnels.
La réponse en trente secondes
La cantine n'est pas un repas. C'est le magasin de la prison. Le guide officiel de l'administration pénitentiaire la définit en une phrase : « La cantine est le “magasin” de la prison. Avec l'argent disponible sur votre compte nominatif, vous pouvez acheter des objets, des aliments ou des services comme louer un téléviseur. »
- Votre proche commande lui-même, sur un bon de commande distribué en détention — ou depuis un terminal numérique dans les établissements équipés.
- Il paie avec la part disponible de son compte nominatif : les achats en sont déduits directement.
- Les commandes et les livraisons se font régulièrement, en général toutes les semaines.
- Vous, à l'extérieur, ne choisissez pas ce qu'il achète. Vous alimentez le compte, il décide.
À savoir avant d’agir. Les listes de produits, les jours de commande et les prix ne sont pas les mêmes partout : ils dépendent de chaque établissement et figurent dans son règlement intérieur. Cette page explique le cadre national. Elle ne remplace ni ce règlement intérieur, ni, en cas de contestation d'une décision ou d'une sanction, l'analyse d'un avocat.
Ce qu'on peut acheter, et ce qui est interdit
Le code pénitentiaire pose le principe : « Par l'intermédiaire de la cantine, les personnes détenues peuvent acquérir divers objets, denrées ou prestations de service en supplément de ceux qui leur sont fournis gratuitement » (article R. 332-33). Le mot important est « en supplément » : la cantine n'est pas censée remplacer ce que l'établissement fournit, elle s'y ajoute.
Service-Public cite, comme achats possibles au sein de l'établissement : de la nourriture, des boissons non alcoolisées, des produits d'hygiène, des cigarettes, des journaux, une radio, un ordinateur ou du matériel informatique. Le guide de l'administration pénitentiaire ajoute le savon, la lessive, le tabac, et la location d'objets comme une télévision.
La « cantine exceptionnelle »
Certains achats ne passent pas par la liste ordinaire. Pour une radio ou un ordinateur, il faut l'autorisation du chef d'établissement, puis une commande dans une liste de matériels sélectionnés par la prison : c'est ce que le guide officiel appelle la cantine exceptionnelle. Le code prévoit d'ailleurs qu'à titre de dérogation, sur autorisation du chef d'établissement, une personne détenue peut acquérir des objets ne figurant pas sur la liste habituelle.
À savoir avant d’agir. Deux limites figurent dans le texte lui-même : la vente en cantine de toute boisson alcoolisée est interdite, et les vivres vendus ne comprennent que des denrées consommables sans préparation, sauf si la personne dispose en cellule du matériel nécessaire. Cela explique pourquoi la liste ressemble parfois peu à des courses ordinaires.
Avec quel argent : la part disponible
L'argent que vous envoyez n'arrive pas en totalité dans la poche de votre proche. Le compte nominatif est divisé en parts : une part réservée à l'indemnisation des parties civiles et des créanciers d'aliments, une part affectée au pécule de libération, et une part laissée à la libre disposition de la personne détenue. Seule cette dernière — la part disponible — permet de cantiner. Le pécule de libération, lui, est indisponible pendant la détention.
Le premier seuil est fixé par l'article D. 332-10 du code pénitentiaire : « Toutes les sommes reçues par les personnes détenues sont considérées comme ayant un caractère alimentaire, si elles n'excèdent pas 200 euros chaque mois. » Cette somme est doublée à l'occasion des fêtes de fin d'année. Jusqu'à ce seuil, l'argent va donc entièrement sur la part disponible. Le guide officiel appelle cette enveloppe la provision alimentaire mensuelle, ou PAM.
Au-delà de 200 euros reçus dans le mois, une part est automatiquement mise de côté. Le guide de l'administration pénitentiaire détaille : 10 % de la somme pour le pécule de libération, et pour l'indemnisation des parties civiles 20 % entre 200 et 400 euros, 25 % entre 400 et 600 euros, 30 % au-delà de 600 euros.
L'exemple donné par l'administration elle-même
Pour 500 euros reçus dans le mois, le guide officiel indique : 405 euros dans la PAM, 30 euros pour le pécule de libération, 65 euros pour l'indemnisation des parties civiles. La répartition dépend de la situation pénale de chacun : la régie des comptes nominatifs de l'établissement est le seul interlocuteur qui puisse vous dire ce qu'il en est dans son cas.
À savoir avant d’agir. Il n'existe pas de plafond national de 183 euros, contrairement à ce qui circule sur beaucoup de pages. Ce chiffre est la conversion d'un ancien seuil en francs, dans un texte qui n'est plus en vigueur. Ne dimensionnez pas vos envois dessus.
Les prix : pourquoi personne ne peut vous donner un tarif
C'est la question que les familles posent le plus, et la seule à laquelle aucun site ne peut répondre honnêtement. Le code pénitentiaire prévoit que « les prix pratiqués à la cantine sont fixés périodiquement par le chef de l'établissement pénitentiaire » (article D. 332-34), et qu'ils tiennent compte, sauf pour le tabac, des frais d'administration liés à la manutention et à la préparation.
Autrement dit : il n'y a pas de tarif national, pas de catalogue unique, et les prix changent dans le temps. Un prix lu sur un forum ou dans un article ancien ne vous dira rien de fiable sur l'établissement qui vous concerne.
Où trouver les vrais prix
Le texte impose que les prix soient portés à la connaissance des personnes détenues. C'est donc votre proche, à l'intérieur, qui peut vous dire ce que coûtent les produits qu'il commande. Le règlement intérieur de l'établissement décrit par ailleurs le fonctionnement de la cantine. Vous n'avez pas, depuis l'extérieur, de liste de prix consultable en ligne.
Ce que la famille peut faire, et ce qu'elle ne peut pas
C'est souvent là que naît un malentendu douloureux : vous envoyez de l'argent « pour qu'il mange correctement », et vous apprenez qu'il a acheté autre chose. Le cadre ne vous donne pas la main sur les achats.
- Vous pouvez alimenter le compte nominatif par virement, dans les conditions prévues par le code — voir le guide dédié à l'envoi d'argent.
- Vous ne remplissez pas les bons de commande : c'est la personne détenue qui indique elle-même les produits qu'elle veut.
- Vous ne pouvez pas fléchez un envoi vers un achat précis : l'argent arrive sur le compte, pas sur un panier.
- Vous ne pouvez pas remettre d'argent au parloir, ni en envoyer par courrier : le guide officiel le rappelle explicitement.
- Le linge, les colis et les photos suivent des règles différentes de la cantine : ce n'est pas la même voie et ce n'est pas le même régime.
Un réflexe qui change quelque chose
Puisque les sommes reçues jusqu'à 200 euros par mois vont entièrement sur la part disponible, envoyer régulièrement plutôt qu'une grosse somme d'un coup laisse davantage d'argent réellement utilisable pour cantiner. C'est le seul levier dont vous disposez réellement de l'extérieur.
Quand il n'y a pas d'argent : l'aide aux personnes sans ressources suffisantes
Une personne détenue sans ressources suffisantes n'est pas laissée sans rien, et ce n'est pas une faveur : c'est prévu par le code pénitentiaire. Deux aides existent, avec des conditions chiffrées différentes.
- L'aide en nature (article D. 333-1) : elle suppose, cumulativement, une part disponible inférieure à 100 euros le mois précédent, inférieure à 100 euros le mois courant, et des dépenses cumulées du mois inférieures à 100 euros.
- L'aide en numéraire (article D. 333-2) : mêmes trois conditions, mais avec un seuil de 60 euros au lieu de 100.
- Ces aides sont attribuées par l'administration pénitentiaire (article D. 333-3).
Concrètement, le guide officiel décrit ce que cela recouvre : si la personne est sans ressources suffisantes, le personnel lui fournit ce qu'il faut pour se laver, s'habiller, écrire à sa famille — et elle peut recevoir 30 euros par mois versés sur son compte nominatif. Service-Public mentionne en outre une aide de 20 euros à l'entrée en prison, ainsi que la fourniture de produits d'hygiène de base, de vêtements de rechange, de matériel pour écrire et de produits alimentaires de base.
- En parler : le guide officiel indique qu'en cas de difficulté d'argent, il faut prévenir le SPIP ou le personnel de la prison.
- Le demander par écrit, auprès de l'établissement : un écrit daté laisse une trace, ce qu'une demande orale ne fait pas.
- Ne pas attendre le mois suivant : les conditions se calculent sur le mois précédent et le mois courant.
À savoir avant d’agir. Vous n'êtes pas responsable de la subsistance de votre proche. Beaucoup de familles s'épuisent financièrement sans le dire. Signaler la situation pour que l'aide soit examinée n'est pas un abandon.
Quand la cantine est suspendue
Il arrive qu'un proche ne puisse plus commander. Ce n'est pas forcément un problème d'argent : cela peut être une sanction disciplinaire.
- L'article R. 233-1 du code pénitentiaire prévoit, parmi les sanctions applicables aux personnes détenues majeures, « la privation pendant une période maximum de deux mois de la faculté d'effectuer en cantine tout achat autre que celui de produits d'hygiène, du nécessaire de correspondance et de tabac ».
- Le même article prévoit « l'interdiction de recevoir des subsides de l'extérieur pendant une période maximum de deux mois » : votre virement peut alors être refusé pour une raison qui ne vous concerne pas.
- Au quartier disciplinaire, le guide officiel indique qu'il est interdit de commander des produits à la cantine, sauf les produits pour se laver, le tabac et le matériel pour écrire.
- À l'isolement, en revanche, le guide officiel précise que la personne peut commander des produits à la cantine et utiliser son compte nominatif.
Si une sanction vous paraît injustifiée, ce n'est pas à vous de la contester : c'est la personne détenue qui exerce les recours, et son avocat est l'interlocuteur pour cela. Vous pouvez en revanche l'aider à ne pas laisser passer les délais.
Questions fréquentes
C'est quoi exactement la cantine en prison ?
C'est le service de commande de la prison, décrit par le guide officiel comme le « magasin » de l'établissement. La personne détenue y achète des objets, des aliments ou des services, en supplément de ce qui lui est fourni gratuitement (article R. 332-33 du code pénitentiaire). Cela n'a rien à voir avec un réfectoire.
Combien coûtent les produits à la cantine ?
Il n'existe pas de tarif national. Le code prévoit que les prix sont fixés périodiquement par le chef d'établissement (article D. 332-34) et portés à la connaissance des personnes détenues. Ils varient donc d'un établissement à l'autre et dans le temps. Seule la personne détenue, ou le règlement intérieur de l'établissement, peut vous renseigner.
Est-ce que je peux choisir ce que mon proche achète ?
Non. Les bons de commande sont remplis par la personne détenue elle-même, ou saisis par elle sur un terminal numérique. Votre envoi alimente le compte nominatif, pas un panier d'achats. Vous ne pouvez pas non plus lui remettre d'argent au parloir ni lui en envoyer par courrier.
Est-ce que tout l'argent que j'envoie sert à la cantine ?
Non. Le compte nominatif est divisé en parts et seule la part disponible sert à cantiner. Les sommes reçues jusqu'à 200 euros par mois y vont intégralement, montant doublé à l'occasion des fêtes de fin d'année (article D. 332-10). Au-delà, une fraction part vers le pécule de libération et l'indemnisation des parties civiles.
Y a-t-il un plafond de 183 euros pour cantiner ?
Non, ce chiffre est faux. Il correspond à la conversion d'un ancien seuil en francs, dans un texte qui n'est plus en vigueur. Le seul seuil en vigueur est celui des 200 euros par mois de l'article D. 332-10, et il ne limite pas ce qu'on peut envoyer : il détermine la répartition entre les parts du compte.
Mon proche n'a pas d'argent du tout, que se passe-t-il ?
Le code prévoit une aide pour les personnes dépourvues de ressources suffisantes : aide en nature sous un seuil de 100 euros (article D. 333-1) et aide en numéraire sous un seuil de 60 euros (article D. 333-2), attribuées par l'administration pénitentiaire. Le guide officiel indique la fourniture de quoi se laver, s'habiller et écrire, et une aide de 30 euros par mois. Il faut le signaler au SPIP ou au personnel, et le demander par écrit.
Pourquoi mon proche ne peut-il plus rien commander ?
Cela peut venir d'un compte vide, mais aussi d'une sanction disciplinaire : l'article R. 233-1 permet de priver de cantine pendant deux mois au maximum, hors produits d'hygiène, nécessaire de correspondance et tabac. Au quartier disciplinaire, les commandes sont limitées aux produits pour se laver, au tabac et au matériel pour écrire.
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Les textes sur lesquels repose cet article
Chaque référence a été ouverte et lue. Ces liens permettent de vérifier directement à la source les informations présentées dans cet article.
- Code pénitentiaire — sous-section « Cantine » (nouvelle fenêtre)Légifrance · articles R. 332-33 et D. 332-34 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — provision alimentaire mensuelle et répartition des sommes reçues (nouvelle fenêtre)Légifrance · article D. 332-10 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — compte nominatif et division en parts (nouvelle fenêtre)Légifrance · articles D. 332-9 à R. 332-32 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — aide matérielle aux personnes détenues dépourvues de ressources suffisantes (nouvelle fenêtre)Légifrance · articles D. 333-1 à D. 333-3 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — aide en numéraire aux personnes sans ressources suffisantes (nouvelle fenêtre)Légifrance · article D. 333-2 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — sanctions disciplinaires applicables aux personnes détenues majeures (nouvelle fenêtre)Légifrance · article R. 233-1 · consulté le 5 août 2026
- Vie en prison : droit de visite, accès au téléphone, réception d'argent (nouvelle fenêtre)Service-Public (DILA) · achats possibles en détention et compte nominatif · consulté le 5 août 2026
- Prison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus (nouvelle fenêtre)Service-Public (DILA) · aide aux personnes détenues sans ressources · consulté le 5 août 2026
- « Je suis en détention » — guide du détenu arrivant (nouvelle fenêtre)Ministère de la Justice — direction de l'administration pénitentiaire · « Vos achats en prison », « Votre argent », lexique « Cantine » · consulté le 5 août 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleEnvoyer de l'argent à un proche en détention (nouvelle fenêtre)
Ministère de la Justice
Explique que le versement se fait par virement bancaire (le mandat justice a été supprimé), avec RIB de la régie des comptes nominatifs, numéro d'écrou, nom et prénoms, et un crédit du compte sous 2 à 4 jours ouvrés.
À savoirPage rédigée du point de vue du virement bancaire classique : un service de virement en ligne existe désormais aussi sur le portail de l'administration pénitentiaire (voir lien service-public « Virement bancaire à un détenu »).
- Source officielleVirement bancaire à un détenu (service en ligne) (nouvelle fenêtre)
Service-Public.gouv.fr / Ministère chargé de la justice
Fiche de démarche officielle qui renvoie vers le service en ligne du portail de l'administration pénitentiaire permettant de verser de l'argent sur le compte d'une personne détenue.
À savoirLa fiche ne détaille ni les conditions (permis de visite) ni les plafonds : ils s'appliquent sur le portail lui-même.
- Source officielleVie en prison : droit de visite, accès au téléphone, réception d'argent, etc. (nouvelle fenêtre)
Service-Public.gouv.fr (DILA)
Fiche de référence sur le quotidien en détention : ouverture du compte nominatif à l'arrivée, deux façons de recevoir de l'argent (portail pénitentiaire ou virement sur le RIB de la régie), délai de 2 à 4 jours ouvrés, et liste des achats possibles en cantine.
- Source officielleCode pénitentiaire — Article R332-3 (subsides en argent) (nouvelle fenêtre)
Légifrance (DILA)
Article qui pose qui peut envoyer de l'argent : les titulaires d'un permis permanent de visite ou les personnes autorisées par le chef d'établissement, les sommes étant ensuite réparties selon les règles du compte nominatif.
- Source officielleCode pénitentiaire — Section 2 : Compte nominatif (articles D332-9 à R332-32) (nouvelle fenêtre)
Légifrance (DILA)
Texte de référence sur les trois parts du compte nominatif : part réservée à l'indemnisation des parties civiles, part affectée au pécule de libération (10 %, indisponible pendant la détention), part disponible, avec le seuil de 200 € par mois affecté en priorité à la part disponible et les règles de liquidation à la libération.
- Source officielle« Je suis en détention » : le guide du détenu arrivant (page de présentation) (nouvelle fenêtre)
Ministère de la Justice — direction de l'administration pénitentiaire
Page officielle de mise à disposition du guide remis aux personnes arrivant en détention, avec le PDF en téléchargement (mise à jour affichée : mars 2026).
- Source officielleCode pénitentiaire — Sous-section 5 : Réception et envoi d'objets (R332-42 et R332-43) (nouvelle fenêtre)
Légifrance (DILA)
Principe d'interdiction de recevoir ou d'envoyer des objets, sauf ceux figurant sur la liste fixée par arrêté, et modalités de remise : au parloir, par colis postal en l'absence de permis de visite après accord du chef d'établissement, ou par dépôt à l'établissement, avec contrôle de sécurité.
- Source officiellePrison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus (nouvelle fenêtre)
Justice.fr — ministère de la Justice (contenu Service-Public / DILA)
Fiche mise à jour le 7 mai 2025 distinguant les droits du condamné et ceux du prévenu : mariage ou Pacs en détention, autorité parentale, visite des enfants, et permis de visite exigé pour les témoins, le conjoint ou le notaire.
- AssociationGarder le contact, c'est possible — avoir un parent incarcéré (nouvelle fenêtre)
UFRAMA, avec le soutien du ministère de la Justice, du Défenseur des droits et de la Fondation de France
Site d'information conçu pour les adolescents et jeunes adultes ayant un parent détenu : démarches pour obtenir un permis de visite, ce qui se passe au parloir, et moyens de reprendre ou garder le lien, avec un formulaire de questions anonymes.
À savoirRessource associative (UFRAMA) soutenue par le ministère de la Justice, mais qui n'est pas une source officielle de droit : vérifier les règles applicables auprès de l'établissement pénitentiaire.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
À lire ensuite
Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Article mis à jour le 05/08/2026.
Comment une commande se passe concrètement
Le rythme n'est pas quotidien. Le guide officiel indique que « les commandes et les livraisons se font régulièrement, en général toutes les semaines » et que le fonctionnement précis est indiqué dans le règlement intérieur de la prison. Un oubli de bon peut donc coûter une semaine d'attente : ce n'est pas une brimade, c'est le calendrier.
À savoir avant d’agir. Ne pas pouvoir cantiner expose à des propositions d'arrangement entre personnes détenues. Un paquet « prêté » se rembourse rarement au prix affiché. L'administration pénitentiaire rappelle qu'en cas de difficulté d'argent, il faut prévenir le SPIP ou le personnel de la prison — c'est le circuit à utiliser, et il est gratuit.