Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible.
Mon proche a été transféré : ce que ça change
Un transfert, c'est un changement d'établissement. Vu de l'administration, c'est une opération de gestion. Vu de chez vous, c'est une adresse qui ne vaut plus rien, un numéro d'écrou périmé, un parloir qui tombe à l'eau et parfois des centaines de kilomètres en plus. Cette page dit ce qui change vraiment, comment retrouver votre proche, et comment une demande de rapprochement familial se présente — par qui, à qui, et sur quels critères.
La réponse en trente secondes
- Le numéro d'écrou change. Le code décrit le transfèrement comme comportant la levée d'écrou dans l'établissement de départ et un nouvel écrou dans l'établissement d'arrivée (article D. 215-1 du code pénitentiaire).
- Vous n'êtes pas prévenue à l'avance. Le texte impose au contraire la discrétion sur la date, l'itinéraire et la destination, et prévoit l'information de la famille une fois la personne arrivée (article D. 215-7).
- Tant que vous n'avez pas fait confirmer le nouvel établissement ET le nouveau numéro d'écrou, n'envoyez ni argent ni courrier : ils partiraient au mauvais endroit.
- Le rapprochement familial ne se demande pas par la famille. Il est demandé par la personne détenue elle-même, et l'interlocuteur n'est pas le même selon qu'elle est condamnée ou prévenue.
À savoir avant d’agir. Cette page décrit un circuit administratif, pas votre dossier. Elle ne remplace pas l'analyse d'un avocat : lui seul accède à la procédure, connaît la situation pénale exacte de votre proche et peut agir dans les délais qui comptent.
Ce qui change concrètement pour vous
Le transfèrement est défini par le code comme la conduite d'une personne détenue, sous surveillance, d'un établissement pénitentiaire à un autre. L'article D. 215-1 précise qu'il comporte la levée d'écrou dans l'établissement de départ et un nouvel écrou dans l'établissement d'arrivée. L'exécution de la peine, elle, n'est pas interrompue : c'est une continuité juridique, mais une rupture pratique.
Pourquoi le numéro d'écrou n'est pas un identifiant à vie
Le registre d'écrou est tenu dans chaque établissement, et il distingue le numéro d'écrou initial du numéro d'écrou actuel (articles D. 212-6 et suivants du code pénitentiaire). Un nouvel écrou dans un nouvel établissement, c'est donc une nouvelle référence à utiliser pour vos démarches.
- Le virement bancaire fait avec l'ancienne référence part vers la régie de l'ancien établissement : c'est la cause de rejet la plus banale.
- Le courrier posté à l'ancienne adresse arrive dans un établissement que votre proche a quitté.
- Un créneau de parloir déjà réservé n'a plus d'objet, et la borne ou la ligne de réservation n'est pas la même.
- Le service pénitentiaire d'insertion et de probation change : le conseiller qui suivait votre proche n'est plus le sien.
- La distance change, donc le coût et la durée de chaque visite — et parfois la possibilité même de venir.
À savoir avant d’agir. Ne refaites aucun envoi d'argent « au cas où » avant confirmation. Si un virement est déjà parti vers l'ancien établissement, c'est la régie des comptes nominatifs de cet établissement qu'il faut appeler : elle seule sait ce qu'il devient.
Pourquoi personne ne vous a prévenue avant
Ce n'est ni un oubli ni une brimade : c'est écrit dans le texte. L'article D. 215-7 du code pénitentiaire impose que l'exécution des transfèrements soit « préparée et poursuivie avec la plus grande discrétion » quant à la date, à l'identité des personnes concernées, au mode de transport, à l'itinéraire et au lieu de destination. C'est une règle de sécurité, qui s'applique à tout le monde.
Le même article ajoute la contrepartie : « dès que la personne détenue transférée est arrivée à destination, sa famille ou les personnes autorisées de façon permanente à communiquer avec elle en sont informées ». L'information est donc prévue, mais après coup. En pratique, beaucoup de familles l'apprennent d'abord par la personne elle-même, par téléphone ou par lettre.
- Appelez d'abord l'établissement que vous connaissez : le greffe peut vous dire si la personne y est toujours écrouée.
- Si un avocat est saisi, prévenez-le : il accède au dossier et n'a pas besoin de permis de visite pour rencontrer votre proche.
- Une fois le nouvel établissement connu, demandez par écrit au greffe le numéro d'écrou en cours avant toute autre démarche.
- Notez chaque appel, chaque date et chaque nom : cela vous servira pour les courriers suivants.
À savoir avant d’agir. Aucun fichier public ne permet de rechercher une personne détenue par son nom. Les sites qui prétendent le contraire, surtout contre paiement, vendent une information qui s'obtient gratuitement.
Le permis de visite après un transfert
C'est la question qui inquiète le plus, et la réponse dépend de la situation pénale de votre proche. Service-Public rappelle la règle de base : pour une personne condamnée, le permis se demande au chef de l'établissement pénitentiaire où elle est détenue ; pour une personne prévenue, c'est le magistrat chargé de l'affaire qui décide.
- Personne condamnée : l'article R. 341-5 du code pénitentiaire donne compétence au chef de l'établissement pénitentiaire. Après un transfert, ce n'est donc plus le même chef d'établissement qui est compétent.
- Personne prévenue : l'article R. 341-4 prévoit que le permis délivré aux visiteurs reste valable jusqu'au moment où la condamnation éventuelle devient définitive, et qu'un changement de l'autorité judiciaire chargée du dossier n'affecte pas cette validité.
Aucun texte public ne dit qu'un permis « suit » automatiquement la personne d'un établissement à l'autre. La seule attitude sûre est donc de faire confirmer par écrit, par le nouvel établissement, ce qui reste valable et ce qui doit être refait. Demandez une réponse écrite, et gardez-la.
À savoir avant d’agir. Ne prenez pas la route avant d'avoir cette confirmation. Un déplacement de plusieurs heures perdu à l'entrée, avec des enfants, est une épreuve évitable.
Demander un rapprochement familial : qui demande, et à qui
Premier point, souvent mal compris : vous ne pouvez pas déposer la demande à la place de votre proche. C'est lui, ou son avocat, qui la formule. Votre rôle est décisif ailleurs — fournir les pièces qui prouvent où vit la famille, et rappeler par écrit la réalité des liens.
Si votre proche est condamné
La demande prend la forme d'un changement d'affectation. L'article D. 211-26 du code pénitentiaire prévoit que l'affectation peut être modifiée à la demande de la personne condamnée ou du chef d'établissement, mais seulement « s'il survient un fait ou un élément d'appréciation nouveaux ».
- Votre proche adresse une demande écrite et motivée au chef d'établissement — la circulaire d'orientation du ministère de la Justice cite expressément le rapprochement familial parmi les motifs recevables.
- Il joint les justificatifs : la circulaire donne l'exemple du justificatif de domicile d'un membre de la famille.
- Le chef d'établissement constitue un dossier (article D. 211-28) et recueille les avis du SPIP, des services médicaux, du juge de l'application des peines et du procureur de la République du lieu de détention.
- La décision revient au directeur interrégional des services pénitentiaires ou, dans les cas prévus par l'article D. 211-27, au garde des sceaux.
Si votre proche est prévenu et que l'instruction est terminée
L'article L. 342-1 du code pénitentiaire ouvre le rapprochement familial à la personne prévenue dont l'instruction est achevée et qui attend sa comparution devant la juridiction de jugement, après avis conforme de l'autorité judiciaire. L'article R. 342-1 précise que c'est le directeur interrégional des services pénitentiaires qui peut faire droit à la demande, après cet avis conforme du magistrat chargé du dossier.
Si l'instruction est en cours
Le lieu de détention dépend d'abord de la juridiction saisie : l'article D. 211-4 du code pénitentiaire prévoit que la personne prévenue est incarcérée dans l'établissement du lieu où siège le juge d'instruction ou la juridiction de jugement, avec des exceptions. La circulaire d'orientation rappelle par ailleurs que, sous réserve de l'accord du magistrat saisi du dossier, la personne prévenue peut demander son transfert vers la maison d'arrêt la plus proche permettant un placement en cellule individuelle.
À savoir avant d’agir. Personne ne peut vous promettre un résultat ni un délai. Aucun texte public ne fixe de délai de réponse à une demande de changement d'affectation, et l'administration n'est pas tenue de faire droit à la demande. Un site qui vous garantit un rapprochement vous ment.
Ce que l'administration prend en compte
La circulaire du 21 février 2012 relative à l'orientation en établissement pénitentiaire, publiée au Bulletin officiel du ministère de la Justice, est le document qui détaille la pratique. Elle date d'avant la création du code pénitentiaire et renvoie donc à l'ancienne numérotation du code de procédure pénale : ce sont les articles du code pénitentiaire qui font foi aujourd'hui. Elle reste utile pour comprendre ce qui pèse dans la décision.
- La situation familiale de la personne détenue, les formations engagées dans l'établissement et le projet éventuel d'aménagement de peine.
- L'avis circonstancié du SPIP, qui prend notamment en compte les éléments relatifs au maintien des liens familiaux et les démarches de préparation à la sortie.
- Les éléments de santé, transmis par les services médicaux intervenant dans l'établissement.
- L'avis du juge de l'application des peines et du procureur de la République, obligatoire sauf urgence caractérisée.
- Aucun délai minimum n'est exigé entre l'arrivée dans un établissement et une demande de changement d'affectation.
La même circulaire indique que, lors des opérations destinées à réguler le taux d'occupation des maisons d'arrêt, il y a lieu d'éviter, sauf urgence caractérisée, de transférer les personnes qui reçoivent des visites fréquentes, celles qui sont scolarisées, celles qui suivent un stage de formation professionnelle et celles qui ont élaboré un projet sérieux d'aménagement de peine avec le SPIP. Le fait que vous veniez régulièrement au parloir n'est donc pas un détail : c'est un élément du dossier.
Le droit au maintien des liens familiaux existe
L'article L. 341-1 du code pénitentiaire pose que le droit des personnes détenues au maintien des relations avec les membres de leur famille s'exerce notamment par les visites. La circulaire de 2012 va plus loin et cite, parmi les atteintes graves possibles, le droit au respect de la vie privée et familiale, qui pourrait être en cause si une affectation privait un condamné de toute visite familiale en raison d'un éloignement géographique important.
Ce que vous pouvez faire, vous, depuis dehors
- Confirmez l'établissement et le numéro d'écrou en cours, par écrit, auprès du greffe. Tout le reste en dépend.
- Faites confirmer par écrit par le nouvel établissement ce qu'il en est de votre permis de visite et du mode de réservation des parloirs.
- Rassemblez vos justificatifs de domicile et vos preuves de lien : ce sont eux qui appuieront une demande de rapprochement familial.
- Écrivez à votre proche pour qu'il sache que vous l'avez retrouvé, et pour qu'il puisse, lui, déposer sa demande écrite auprès du chef d'établissement.
- Parlez-en à son avocat : il peut appuyer la demande et connaît l'état exact de la procédure.
- Si la distance rend les visites impossibles, dites-le par écrit : une lettre datée qui décrit concrètement le trajet, le coût et les enfants concernés pèse plus qu'une conversation téléphonique.
À savoir avant d’agir. Si le transfert s'accompagne d'une situation qui vous alarme — soins interrompus, isolement, absence totale de nouvelles prolongée —, ce n'est plus une question d'affectation. Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté peut être saisi par toute personne, et le Défenseur des droits également.
Questions fréquentes
Peut-on transférer mon proche sans nous prévenir ?
Oui, et c'est la règle. L'article D. 215-7 du code pénitentiaire impose la plus grande discrétion quant à la date, à l'itinéraire et au lieu de destination. Le même article prévoit qu'une fois la personne arrivée à destination, sa famille ou les personnes autorisées de façon permanente à communiquer avec elle en sont informées. L'information existe donc, mais après le transfert.
Le numéro d'écrou change-t-il après un transfert ?
Oui. L'article D. 215-1 du code pénitentiaire décrit le transfèrement comme comportant la levée d'écrou dans l'établissement de départ et un nouvel écrou dans l'établissement d'arrivée. Le registre d'écrou, tenu dans chaque établissement, distingue d'ailleurs le numéro initial du numéro actuel. Faites confirmer le numéro en cours avant tout envoi d'argent ou toute démarche en ligne.
Mon permis de visite reste-t-il valable après le transfert ?
Cela dépend de la situation pénale, et cela se vérifie au cas par cas. Pour une personne condamnée, c'est le chef de l'établissement où elle est détenue qui délivre le permis (article R. 341-5) : après un transfert, ce n'est plus le même. Pour une personne prévenue, l'article R. 341-4 prévoit que le permis reste valable jusqu'à ce que la condamnation éventuelle devienne définitive. Aucun texte public ne dit qu'un permis suit automatiquement d'un établissement à l'autre : faites-vous confirmer par écrit ce qui reste valable.
Puis-je demander moi-même le rapprochement familial ?
Non. L'article D. 211-26 du code pénitentiaire prévoit que le changement d'affectation d'une personne condamnée est demandé par elle-même ou par le chef d'établissement. Pour une personne prévenue dont l'instruction est achevée, c'est elle qui bénéficie du rapprochement prévu par l'article L. 342-1. Vous, vous pouvez fournir les justificatifs de domicile et écrire pour appuyer la demande.
Combien de temps faut-il pour obtenir un rapprochement ?
Aucun texte public ne fixe de délai de réponse, et personne ne peut vous garantir un résultat. La circulaire d'orientation du ministère précise seulement qu'aucun délai minimum n'est exigé entre l'arrivée dans un établissement et le dépôt d'une demande de changement d'affectation. Le greffe et le SPIP du nouvel établissement sont vos interlocuteurs pour suivre l'avancement.
Mon proche est en détention provisoire, peut-il être rapproché ?
Cela dépend du stade de la procédure. L'article L. 342-1 du code pénitentiaire ouvre le rapprochement familial à la personne prévenue dont l'instruction est achevée et qui attend sa comparution devant la juridiction de jugement, après avis conforme de l'autorité judiciaire ; l'article R. 342-1 confie la décision au directeur interrégional. Tant que l'instruction est en cours, le lieu de détention reste lié à la juridiction saisie (article D. 211-4). L'avocat est ici l'interlocuteur le plus utile.
L'argent que j'avais envoyé avant le transfert est-il perdu ?
Le code prévoit que le solde du compte nominatif suit la personne transférée. En revanche, aucun texte public ne dit ce que devient un virement arrivé après le départ. C'est la régie des comptes nominatifs de l'établissement quitté qu'il faut appeler. Notre page sur les virements rejetés détaille la marche à suivre.
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Les textes sur lesquels repose cet article
Chaque référence a été ouverte et lue. Ces liens permettent de vérifier directement à la source les informations présentées dans cet article.
- Article D. 215-1 — définition du transfèrement, levée d'écrou et nouvel écrou (nouvelle fenêtre)Légifrance — Code pénitentiaire · Code pénitentiaire, article D. 215-1 · consulté le 5 août 2026
- Chapitre V — Transfèrements et extractions (dont l'article D. 215-7 sur la discrétion et l'information de la famille) (nouvelle fenêtre)Légifrance — Code pénitentiaire · Code pénitentiaire, articles D. 215-1 à R. 215-32 · consulté le 5 août 2026
- Article D. 215-12 — transfèrements administratifs et information du magistrat pour les personnes prévenues (nouvelle fenêtre)Légifrance — Code pénitentiaire · Code pénitentiaire, article D. 215-12 · consulté le 5 août 2026
- Formalités et registres d'écrou (numéro d'écrou initial et numéro d'écrou actuel) (nouvelle fenêtre)Légifrance — Code pénitentiaire · Code pénitentiaire, articles D. 212-6 à D. 212-13 · consulté le 5 août 2026
- Changements d'affectation — fait ou élément d'appréciation nouveaux, autorité compétente, avis du JAP et du procureur (nouvelle fenêtre)Légifrance — Code pénitentiaire · Code pénitentiaire, articles D. 211-25 à D. 211-31 · consulté le 5 août 2026
- Affectation des personnes prévenues (établissement du lieu où siège la juridiction) (nouvelle fenêtre)Légifrance — Code pénitentiaire · Code pénitentiaire, articles D. 211-3 et D. 211-4 · consulté le 5 août 2026
- Article L. 342-1 — rapprochement familial de la personne prévenue dont l'instruction est achevée (nouvelle fenêtre)Légifrance — Code pénitentiaire · Code pénitentiaire, article L. 342-1 · consulté le 5 août 2026
- Titre IV — Maintien des liens avec l'extérieur (chapitre II Rapprochements familiaux, article R. 342-1) (nouvelle fenêtre)Légifrance — Code pénitentiaire · Code pénitentiaire, articles R. 341-1 à D. 346-2 · consulté le 5 août 2026
- Permis de visite — autorité compétente et durée de validité (nouvelle fenêtre)Légifrance — Code pénitentiaire · Code pénitentiaire, articles R. 341-1 à R. 341-8 · consulté le 5 août 2026
- Article L. 341-1 — droit au maintien des relations avec la famille (nouvelle fenêtre)Légifrance — Code pénitentiaire · Code pénitentiaire, article L. 341-1 · consulté le 5 août 2026
- Circulaire du 21 février 2012 relative à l'orientation en établissement pénitentiaire des personnes détenues (nouvelle fenêtre)Ministère de la Justice — Bulletin officiel · NOR : JUSK1240006C, BOMJL complémentaire du 15 mars 2012 · consulté le 5 août 2026
- Vie en prison : droit de visite, accès au téléphone, réception d'argent (nouvelle fenêtre)Service-Public.fr · Fiche F14149 · consulté le 5 août 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officiellePrison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus (nouvelle fenêtre)
Justice.fr — ministère de la Justice (contenu Service-Public / DILA)
Fiche mise à jour le 7 mai 2025 distinguant les droits du condamné et ceux du prévenu : mariage ou Pacs en détention, autorité parentale, visite des enfants, et permis de visite exigé pour les témoins, le conjoint ou le notaire.
- Source officielleDemande en ligne de permis de visite ou de parloir (nouvelle fenêtre)
Service-Public.fr — DILA / ministère de la Justice
Téléservice permettant trois démarches (permis de visite, parloir familial ou unité de vie familiale, envoi d'argent), avec les durées de référence : 3h30 à 6 h en parloir familial, 6 à 72 h en UVF.
À savoirRéservé aux proches d'une personne CONDAMNÉE : les proches d'une personne prévenue doivent passer par le magistrat en charge du dossier.
- Source officielleDemande de permis de visite (prison) — formulaire cerfa 13960*02 (nouvelle fenêtre)
Service-Public.fr — DILA (Premier ministre)
Le formulaire officiel à remplir pour demander à rendre visite à une personne détenue, à utiliser quand la demande ne peut pas se faire en ligne.
- Source officielleCode pénitentiaire — Section 1 : Permis de visite (art. R341-1 à R341-8) (nouvelle fenêtre)
Légifrance
Texte en vigueur qui fixe qui délivre, refuse, suspend ou retire le permis de visite : le chef d'établissement pour un condamné (R341-5), avec des règles propres aux prévenus (R341-4), aux hospitalisés (R341-6) et aux extradés (R341-7).
- Source officielleEnvoyer de l'argent à un proche en détention (nouvelle fenêtre)
Ministère de la Justice
Explique que le versement se fait par virement bancaire (le mandat justice a été supprimé), avec RIB de la régie des comptes nominatifs, numéro d'écrou, nom et prénoms, et un crédit du compte sous 2 à 4 jours ouvrés.
À savoirPage rédigée du point de vue du virement bancaire classique : un service de virement en ligne existe désormais aussi sur le portail de l'administration pénitentiaire (voir lien service-public « Virement bancaire à un détenu »).
- Source officielleVirement bancaire à un détenu (service en ligne) (nouvelle fenêtre)
Service-Public.gouv.fr / Ministère chargé de la justice
Fiche de démarche officielle qui renvoie vers le service en ligne du portail de l'administration pénitentiaire permettant de verser de l'argent sur le compte d'une personne détenue.
À savoirLa fiche ne détaille ni les conditions (permis de visite) ni les plafonds : ils s'appliquent sur le portail lui-même.
- Source officielleVie en prison : droit de visite, accès au téléphone, réception d'argent, etc. (nouvelle fenêtre)
Service-Public.gouv.fr (DILA)
Fiche de référence sur le quotidien en détention : ouverture du compte nominatif à l'arrivée, deux façons de recevoir de l'argent (portail pénitentiaire ou virement sur le RIB de la régie), délai de 2 à 4 jours ouvrés, et liste des achats possibles en cantine.
- Source officielleCode pénitentiaire — Article R332-3 (subsides en argent) (nouvelle fenêtre)
Légifrance (DILA)
Article qui pose qui peut envoyer de l'argent : les titulaires d'un permis permanent de visite ou les personnes autorisées par le chef d'établissement, les sommes étant ensuite réparties selon les règles du compte nominatif.
- Source officielleCode pénitentiaire — Section 1 : Correspondances écrites (art. R345-1 à D345-10) (nouvelle fenêtre)
Légifrance
Cadre du courrier : écriture en clair, traduction possible, contrôle et retenue des lettres notifiée sous 3 jours, courrier retenu versé au dossier et restitué à la libération, et courriers protégés sous pli fermé (avocat, travailleur social, aumônier).
- AssociationFARAPEJ — missions et orientation des personnes détenues et de leurs proches (nouvelle fenêtre)
FARAPEJ (Fédération des associations réflexion-action, prison et justice)
Fédération d'environ 60 associations couvrant toute la chaîne pénale ; elle reçoit les demandes des personnes détenues, de leurs proches et des sortants pour les orienter vers la structure locale adaptée (contact : farapej@farapej.fr, 07 45 24 08 58).
- AssociationConnaître ses droits — fiches pratiques de l'OIP (nouvelle fenêtre)
Observatoire international des prisons — section française
Catalogue de fiches thématiques gratuites (parloirs et UVF, droit de visite, correspondance, téléphone, affectation et transferts, discipline, travail, santé, permissions de sortir), avec version papier disponible sur simple demande.
À savoirAssociation indépendante, non officielle. Attention : la fiche « réductions de peines » du site décrit encore principalement l'ancien régime des crédits automatiques (l'OIP indique qu'une fiche sur le régime applicable depuis le 1er janvier 2023 est en cours d'écriture) — ne pas s'y fier pour le calcul de peine.
- AssociationGarder le contact, c'est possible — avoir un parent incarcéré (nouvelle fenêtre)
UFRAMA, avec le soutien du ministère de la Justice, du Défenseur des droits et de la Fondation de France
Site d'information conçu pour les adolescents et jeunes adultes ayant un parent détenu : démarches pour obtenir un permis de visite, ce qui se passe au parloir, et moyens de reprendre ou garder le lien, avec un formulaire de questions anonymes.
À savoirRessource associative (UFRAMA) soutenue par le ministère de la Justice, mais qui n'est pas une source officielle de droit : vérifier les règles applicables auprès de l'établissement pénitentiaire.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
À lire ensuite
Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Article mis à jour le 05/08/2026.