Le meilleur remède contre la colère, c'est le délai.
Permis de visite refusé : ce que vous pouvez faire ensuite
Vous avez envoyé une demande de permis de visite et vous avez reçu un refus. Cette page ne vous explique pas comment demander un permis — c'est fait ailleurs sur le site. Elle explique ce qui se passe après : qui a pris la décision, ce que les textes exigent d'elle, et quelles voies restent ouvertes. Un refus porte sur une situation à un moment donné ; ce n'est pas toujours la fin.
La réponse en trente secondes
Avant toute chose, deux questions. Qui a refusé ? Et que dit exactement la décision ? Tout le reste en découle, parce que l'autorité qui refuse n'est pas la même selon la situation pénale de votre proche, et que les voies ouvertes ne sont pas les mêmes non plus.
- Votre proche est prévenu, c'est-à-dire en détention provisoire avant un jugement définitif : le permis de visite est délivré, refusé, retiré ou suspendu par le magistrat chargé du dossier de la procédure, dans les conditions de l'article 145-4 du code de procédure pénale (code pénitentiaire, article L341-5).
- Votre proche est condamné et détenu dans un établissement pénitentiaire : c'est le chef d'établissement qui délivre, refuse, suspend ou retire le permis (code pénitentiaire, article R341-5).
- Dans tous les cas, le code pénitentiaire pose que les décisions de refus de délivrer un permis de visite sont motivées (article L341-4). Vous devez donc pouvoir savoir sur quoi le refus repose.
- Le recours suit l'autorité. Côté magistrat, l'article 145-4 du code de procédure pénale organise lui-même une saisine du président de la chambre de l'instruction. Côté administration pénitentiaire, on est dans le régime général des décisions administratives.
À savoir avant d’agir. Cette page décrit ce que disent les textes. Elle ne remplace pas l'analyse d'un avocat, qui est le seul à avoir accès au dossier et à pouvoir dire quel recours est réellement ouvert dans votre situation, dans quelle forme et dans quel délai. Si votre proche a déjà un avocat, c'est votre premier interlocuteur, et c'est gratuit de lui écrire.
Le réflexe à avoir tout de suite
Gardez la décision de refus telle qu'elle est arrivée : le courrier, l'enveloppe, la date. Notez le jour où vous l'avez reçue. Tout recours, quel qu'il soit, part de ce document et de cette date.
Première chose à établir : qui a refusé
Beaucoup de familles se trompent d'interlocuteur au moment du recours, comme elles s'étaient parfois trompées au moment de la demande. Le partage est fixé par le code pénitentiaire et il ne dépend pas de l'établissement : il dépend de la situation pénale de la personne détenue.
- Personne prévenue : article L341-5 du code pénitentiaire. C'est le magistrat chargé du dossier — le plus souvent le juge d'instruction pendant l'instruction, le procureur de la République une fois l'instruction close, selon ce que prévoit l'article 145-4 du code de procédure pénale.
- Personne condamnée détenue en établissement pénitentiaire : article R341-5 du code pénitentiaire. C'est le chef de l'établissement.
- Situations particulières : le code pénitentiaire confie la compétence au préfet lorsque la personne condamnée est hospitalisée dans certains établissements de santé (article R341-6), et au procureur général près la cour d'appel dans le cadre d'une procédure d'extradition (article R341-7).
Si vous n'êtes pas certain du statut de votre proche, ne devinez pas. Le greffe de l'établissement peut vous confirmer s'il est écroué comme prévenu ou comme condamné, et l'avocat le sait avec certitude.
Pourquoi c'est décisif
Un recours adressé à la mauvaise autorité ne sera pas traité comme un recours. C'est du temps perdu, et le temps compte quand une famille attend de pouvoir se voir.
Le refus doit être motivé, et les motifs sont encadrés
L'article L341-4 du code pénitentiaire tient en une phrase : « Les décisions de refus de délivrer un permis de visite sont motivées. » Autrement dit, on ne peut pas vous opposer un refus sans raison exprimée. Si la décision que vous avez reçue ne dit rien, ou si elle est trop vague pour être comprise, c'est le premier point à soulever avec un avocat.
Les motifs eux-mêmes sont encadrés par l'article L341-7 du code pénitentiaire, et cet encadrement est plus strict pour la famille que pour les autres visiteurs.
- Pour un membre de la famille d'une personne condamnée, le texte prévoit que l'autorité administrative ne refuse, ne suspend ou ne retire un permis que pour des motifs liés au maintien du bon ordre et de la sécurité, ou à la prévention des infractions.
- Pour une personne qui n'est pas un membre de la famille, l'autorité peut aussi refuser, suspendre ou retirer le permis pour les mêmes motifs, ou s'il apparaît que les visites font obstacle à la réinsertion de la personne condamnée.
- La partie réglementaire prévoit en outre des cas particuliers, notamment lorsque le demandeur est victime de l'infraction ou proche de la victime, lorsqu'une interdiction judiciaire d'entrer en contact a été prononcée, ou lorsque l'autorité parentale a été retirée ou suspendue s'agissant de la visite d'un enfant mineur (code pénitentiaire, article R341-2).
À savoir avant d’agir. Pour une personne prévenue, la logique est différente. L'article 145-4 du code de procédure pénale prévoit que le juge d'instruction peut prononcer une interdiction de communiquer pour une durée maximale de dix jours, renouvelable une fois — cette interdiction fait obstacle aux visites (code pénitentiaire, article L341-6) mais ne s'applique jamais à l'avocat. Si c'est ce qui vous est opposé, ce n'est pas un refus de permis au sens strict : c'est une mesure liée à l'instruction, limitée dans le temps.
Si votre proche est prévenu : la voie prévue par l'article 145-4
C'est la situation où le texte organise lui-même un recours, et c'est important de le savoir : beaucoup de familles ignorent qu'il existe. L'article 145-4 du code de procédure pénale prévoit qu'à l'expiration d'un délai d'un mois à compter du placement en détention provisoire, le juge d'instruction ne peut refuser de délivrer un permis de visite à un membre de la famille que par une décision écrite et spécialement motivée au regard des nécessités de l'instruction, du maintien du bon ordre et de la sécurité, ou de la prévention des infractions.
- Lisez la décision et vérifiez sa date de notification : le texte prévoit qu'elle est notifiée sans délai au demandeur.
- Prévenez immédiatement l'avocat de votre proche, ou prenez contact avec un avocat. C'est lui qui saura si la décision est attaquable et comment la saisine se présente concrètement devant la juridiction concernée.
- La décision peut être déférée au président de la chambre de l'instruction. Le texte ne fixe pas de délai pour le saisir : ne prenez pas ce silence pour du temps disponible, agissez dès la notification.
- Le président de la chambre de l'instruction statue dans un délai de cinq jours, par une décision écrite et motivée qui n'est pas susceptible de recours.
- S'il infirme la décision du juge d'instruction, le texte prévoit qu'il délivre lui-même le permis de visite.
À savoir avant d’agir. Le cas du silence est traité aussi. L'article 145-4 prévoit qu'en l'absence de réponse à une demande de permis de visite dans un délai de vingt jours, la personne peut également saisir le président de la chambre de l'instruction. Une demande restée sans réponse n'est donc pas une impasse — encore faut-il pouvoir prouver la date de votre envoi, d'où l'intérêt du recommandé avec accusé de réception.
Avant le premier mois
Le régime de la décision écrite et spécialement motivée est prévu à l'expiration du délai d'un mois à compter du placement en détention provisoire. Dans les toutes premières semaines, les refus sont donc plus fréquents et souvent liés aux nécessités de l'instruction. Ce n'est pas un jugement sur vous, et cela peut évoluer.
Si votre proche est condamné : contester une décision administrative
Ici, le code pénitentiaire ne prévoit pas de recours spécifique équivalent à celui de l'article 145-4. Le refus opposé par le chef d'établissement est une décision administrative, et c'est le régime général des recours contre les décisions administratives qui sert de cadre. C'est le point sur lequel un avocat vous sera le plus utile, parce que la forme et les délais applicables dépendent de la décision elle-même et de ce que sa notification indique.
- Obtenez la décision écrite et motivée si vous ne l'avez pas reçue, en la demandant par écrit à l'établissement et en conservant copie.
- Écrivez d'abord à l'autorité qui a pris la décision pour lui demander de la reconsidérer, en répondant point par point au motif invoqué et en joignant les pièces qui manquaient ou qui ont changé. C'est ce que Service-Public appelle un recours gracieux.
- Vous pouvez aussi saisir le supérieur hiérarchique de l'auteur de la décision : c'est le recours hiérarchique. Demandez à l'avocat, ou à l'établissement, quelle est l'autorité exacte à saisir dans votre cas.
- Si ces démarches n'aboutissent pas, la voie contentieuse devant le juge administratif reste possible. N'y allez pas seul : faites-vous accompagner.
À savoir avant d’agir. Service-Public indique, pour le régime général des recours administratifs, un délai de deux mois pour former un recours gracieux ou hiérarchique lorsqu'on réside en France métropolitaine, et que le silence gardé pendant deux mois par l'administration vaut rejet. Ces délais généraux ne remplacent pas ce qui est écrit sur votre notification : lisez-la, et faites confirmer par un avocat le délai réellement applicable à votre décision. Un recours formé hors délai est perdu, quel que soit le fond.
La règle d'or de l'écrit
Tout part en recommandé avec accusé de réception, et vous gardez une copie datée de tout ce que vous envoyez. Sans preuve d'envoi, un silence de l'administration ne se démontre pas.
Refaire une demande, quand c'est la bonne option
Tous les refus ne se contestent pas. Un certain nombre tiennent à un dossier incomplet, à une pièce périmée, à un lien de famille insuffisamment justifié ou à une adresse qui n'était plus la bonne. Dans ce cas, la voie la plus rapide n'est pas le recours : c'est une nouvelle demande, complète, adressée à la bonne autorité.
- Reprenez le motif écrit du refus, mot à mot, et regardez s'il porte sur le fond ou sur la forme du dossier.
- Si c'est la forme : reconstituez le dossier complet, avec des pièces d'identité en cours de validité et un justificatif de lien à jour, et renvoyez le tout à l'autorité compétente.
- Si c'est le fond : n'envoyez pas la même demande à l'identique. Voyez d'abord avec un avocat ce qui peut être utilement apporté, et ce qui a pu changer dans la situation depuis la décision.
- Aucun texte que nous ayons pu vérifier ne fixe un délai d'attente avant de redéposer une demande. Ce qui compte n'est pas le calendrier : c'est que quelque chose ait changé dans le dossier ou dans la situation.
À savoir avant d’agir. Les pièces exigées et les modalités d'envoi varient d'un établissement et d'une situation à l'autre. Vérifiez auprès de l'établissement concerné, ou auprès de l'association d'accueil des familles, avant de tout renvoyer.
Le cas d'un permis retiré ou suspendu après avoir été accordé
C'est une situation vécue comme plus brutale encore, parce que le lien existait déjà. Les textes traitent le retrait et la suspension avec les mêmes autorités et, pour une personne condamnée, les mêmes motifs encadrés que le refus : l'article L341-7 du code pénitentiaire vise ensemble le fait de refuser de délivrer, de suspendre et de retirer. Pour une personne prévenue, l'article L341-5 prévoit également que le permis peut être retiré ou suspendu par le magistrat chargé du dossier.
Ne confondez pas deux choses différentes : un permis retiré, et une visite qui n'a pas pu avoir lieu un jour donné. L'article R341-3 du code pénitentiaire prévoit que le chef d'établissement doit faire droit à tout permis qui lui est présenté, sauf à en différer les effets dans des cas limités : lorsque des circonstances exceptionnelles l'obligent à en référer à l'autorité qui a délivré le permis, lorsque les personnes détenues sont matériellement empêchées, ou lorsque, placées en quartier disciplinaire, elles ont épuisé leur droit à une visite hebdomadaire. Dans ces cas, votre permis n'est pas retiré.
À savoir avant d’agir. Si un incident survenu au parloir vous est opposé, demandez que la décision vous soit notifiée par écrit et rapprochez-vous d'un avocat avant de répondre. Ce que vous écrivez à ce moment-là peut compter.
Une décision individuelle
Le permis est délivré à une personne, pas à une famille. Il est donc possible qu'un membre de la famille obtienne un permis et qu'un autre se le voie refuser ou retirer, sans que cela soit contradictoire.
Pendant ce temps, ne laissez pas le lien s'arrêter
Un refus de permis de visite ne suspend pas tout. C'est le point le plus important à retenir pour votre proche, qui va apprendre la nouvelle en détention et pour qui l'absence de visite est déjà lourde. Continuez d'écrire, et dites-lui que la démarche est en cours.
- Le courrier reste la voie la plus continue : écrivez, même court, même souvent. Les règles d'envoi sont expliquées sur le site.
- Le téléphone en détention obéit à ses propres autorisations et à ses propres règles, distinctes du permis de visite : renseignez-vous sur les modalités applicables à votre proche.
- L'envoi d'argent sur le compte nominatif suit lui aussi un circuit distinct et n'est pas conditionné au permis de visite.
- Si vous estimez que la situation porte atteinte aux droits fondamentaux de votre proche, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté peut être saisi. C'est une voie de signalement, pas un recours qui annule une décision.
À savoir avant d’agir. N'essayez jamais de contourner un refus en vous présentant sans permis ou en utilisant celui d'un autre. Cela ne fera pas entrer, et cela peut fermer durablement des portes qui pouvaient encore s'ouvrir.
Questions fréquentes
Le refus doit-il obligatoirement m'être expliqué ?
L'article L341-4 du code pénitentiaire prévoit que les décisions de refus de délivrer un permis de visite sont motivées. Pour une personne prévenue, l'article 145-4 du code de procédure pénale va plus loin après un mois de détention provisoire : la décision doit être écrite et spécialement motivée au regard des nécessités de l'instruction, du maintien du bon ordre et de la sécurité, ou de la prévention des infractions. Si la décision que vous avez reçue ne comporte aucun motif compréhensible, signalez-le à un avocat.
J'ai envoyé ma demande et je n'ai jamais eu de réponse. Est-ce que c'est un refus ?
Cela dépend de la situation. Si votre proche est prévenu, l'article 145-4 du code de procédure pénale prévoit qu'en l'absence de réponse dans un délai de vingt jours, vous pouvez saisir le président de la chambre de l'instruction. Si votre proche est condamné, Service-Public indique qu'en régime administratif général le silence gardé deux mois vaut rejet, ce qui ouvre la voie du recours. Dans les deux cas, vous aurez besoin de la preuve d'envoi de votre demande.
Faut-il un avocat pour contester un refus ?
Rien dans les textes ne l'impose au visiteur, mais c'est vivement conseillé, et c'est ce que nous recommandons. L'avocat est le seul à connaître le dossier pénal, à pouvoir apprécier le motif invoqué et à savoir devant quelle autorité et sous quelle forme agir. Si les ressources sont un frein, renseignez-vous sur l'aide juridictionnelle et sur les Points-Justice.
Combien de temps faut-il attendre avant de redéposer une demande ?
Aucun texte que nous ayons pu vérifier ne fixe de délai d'attente. La vraie question n'est pas le temps écoulé mais ce qui a changé : une pièce manquante fournie, un justificatif de lien à jour, une situation pénale qui a évolué. Redéposer un dossier identique à celui qui a été refusé n'a pas de raison de donner un résultat différent.
Ma sœur a obtenu son permis et moi non. Est-ce normal ?
C'est possible, car le permis est une décision individuelle prise pour chaque visiteur. Les motifs de refus, de suspension ou de retrait pour la famille d'une personne condamnée sont encadrés par l'article L341-7 du code pénitentiaire — maintien du bon ordre et de la sécurité, prévention des infractions — et peuvent concerner un demandeur sans concerner les autres. Le motif écrit qui vous a été notifié est votre point de départ.
Mon proche prévenu vient d'être condamné. Mon permis est-il annulé ?
L'article R341-4 du code pénitentiaire prévoit que les permis de visite délivrés à une personne prévenue conservent leur validité jusqu'à ce que la condamnation soit devenue définitive, même en cas de changement de l'autorité judiciaire compétente. Comme les modalités pratiques varient, faites confirmer votre situation par le greffe de l'établissement avant de vous déplacer.
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Les textes sur lesquels repose cet article
Chaque référence a été ouverte et lue. Ces liens permettent de vérifier directement à la source les informations présentées dans cet article.
- Code pénitentiaire — article L341-4, motivation des décisions de refus de permis de visite (nouvelle fenêtre)Légifrance · article L341-4, en vigueur depuis le 1er mai 2022 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — article L341-5, autorité compétente pour les personnes prévenues (nouvelle fenêtre)Légifrance · article L341-5 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — article L341-6, interdiction de communiquer faisant obstacle aux visites (nouvelle fenêtre)Légifrance · article L341-6 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — article L341-7, motifs de refus, de suspension et de retrait du permis de visite (nouvelle fenêtre)Légifrance · article L341-7, en vigueur depuis le 1er mai 2022 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — chapitre Ier, VISITES, articles L341-1 à L341-9 (nouvelle fenêtre)Légifrance · articles L341-1 à L341-9 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — section 1, Permis de visite, articles R341-1 à R341-8 (nouvelle fenêtre)Légifrance · articles R341-1 à R341-8, dont R341-2, R341-3, R341-4, R341-5, R341-6 et R341-7 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 145-4, permis de visite en détention provisoire et saisine du président de la chambre de l'instruction (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 145-4 · consulté le 5 août 2026
- Visites à une personne détenue en prison (nouvelle fenêtre)Service-Public.fr · fiche F14149 · consulté le 5 août 2026
- Recours gracieux, recours hiérarchique et recours administratif préalable obligatoire (nouvelle fenêtre)Service-Public.fr · fiche F2474 · consulté le 5 août 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielleDemande en ligne de permis de visite ou de parloir (nouvelle fenêtre)
Service-Public.fr — DILA / ministère de la Justice
Téléservice permettant trois démarches (permis de visite, parloir familial ou unité de vie familiale, envoi d'argent), avec les durées de référence : 3h30 à 6 h en parloir familial, 6 à 72 h en UVF.
À savoirRéservé aux proches d'une personne CONDAMNÉE : les proches d'une personne prévenue doivent passer par le magistrat en charge du dossier.
- Source officielleDemande de permis de visite (prison) — formulaire cerfa 13960*02 (nouvelle fenêtre)
Service-Public.fr — DILA (Premier ministre)
Le formulaire officiel à remplir pour demander à rendre visite à une personne détenue, à utiliser quand la demande ne peut pas se faire en ligne.
- Source officielleCode pénitentiaire — Section 1 : Permis de visite (art. R341-1 à R341-8) (nouvelle fenêtre)
Légifrance
Texte en vigueur qui fixe qui délivre, refuse, suspend ou retire le permis de visite : le chef d'établissement pour un condamné (R341-5), avec des règles propres aux prévenus (R341-4), aux hospitalisés (R341-6) et aux extradés (R341-7).
- Source officielleCode pénitentiaire — Section 3 : Déroulement des visites et parloirs (art. R341-11 à R341-16) (nouvelle fenêtre)
Légifrance
Comment se passe concrètement un parloir : contrôles de sécurité à l'entrée, parloir sans dispositif de séparation par principe, présence et écoute du surveillant, interdictions (nourriture, boissons), interruption possible de la visite, et définition des parloirs familiaux (6 h max) et des UVF (6 à 72 h).
- Source officiellePrison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus (nouvelle fenêtre)
Justice.fr — ministère de la Justice (contenu Service-Public / DILA)
Fiche mise à jour le 7 mai 2025 distinguant les droits du condamné et ceux du prévenu : mariage ou Pacs en détention, autorité parentale, visite des enfants, et permis de visite exigé pour les témoins, le conjoint ou le notaire.
- Autorité indépendanteFiches pratiques — Faire respecter mes droits en prison (nouvelle fenêtre)
Défenseur des droits
Guide de 52 fiches pratiques, dont un chapitre entier « Les liens familiaux », expliquant les droits en détention et comment saisir le Défenseur des droits (délégué présent dans chaque établissement, ligne gratuite) en cas de refus ou de difficulté.
- AssociationConnaître ses droits — fiches pratiques de l'OIP (nouvelle fenêtre)
Observatoire international des prisons — section française
Catalogue de fiches thématiques gratuites (parloirs et UVF, droit de visite, correspondance, téléphone, affectation et transferts, discipline, travail, santé, permissions de sortir), avec version papier disponible sur simple demande.
À savoirAssociation indépendante, non officielle. Attention : la fiche « réductions de peines » du site décrit encore principalement l'ancien régime des crédits automatiques (l'OIP indique qu'une fiche sur le régime applicable depuis le 1er janvier 2023 est en cours d'écriture) — ne pas s'y fier pour le calcul de peine.
- AssociationAnnuaire UFRAMA — trouver la maison d'accueil des familles (nouvelle fenêtre)
UFRAMA (Union nationale des fédérations régionales des associations de maisons d'accueil des familles et proches de personnes incarcérées)
Moteur de recherche par région et par type de structure (associations d'accueil, établissements pénitentiaires, FRAMAFAD, SPIP, DISP) pour trouver le lieu d'accueil des proches avant le parloir.
- AssociationGarder le contact, c'est possible — avoir un parent incarcéré (nouvelle fenêtre)
UFRAMA, avec le soutien du ministère de la Justice, du Défenseur des droits et de la Fondation de France
Site d'information conçu pour les adolescents et jeunes adultes ayant un parent détenu : démarches pour obtenir un permis de visite, ce qui se passe au parloir, et moyens de reprendre ou garder le lien, avec un formulaire de questions anonymes.
À savoirRessource associative (UFRAMA) soutenue par le ministère de la Justice, mais qui n'est pas une source officielle de droit : vérifier les règles applicables auprès de l'établissement pénitentiaire.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
À lire ensuite
- Votre premier parloir : comment ça se passe vraiment — Famille & parloir
- Expliquer à un enfant que son parent est en prison — Famille & parloir
- Les 72 premières heures : que faire quand un proche vient d’être incarcéré — Famille & parloir
Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Article mis à jour le 05/08/2026.