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La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent.
MontesquieuDe l'esprit des lois, 1748
Droits & justice

Assister au procès d'un proche : ce que vous avez le droit de faire

Votre proche va être jugé et vous ne savez pas si vous avez le droit d'être là. Cette page explique le principe de publicité des audiences, ses exceptions, et la façon concrète d'entrer dans une salle d'audience. Elle s'adresse aux familles et aux proches, pas aux professionnels. Elle ne dit pas ce qui va se passer dans le dossier : cela, seul l'avocat peut le dire.

La réponse en trente secondes

À savoir avant d’agir. Information générale : cette page ne remplace pas l'analyse d'un avocat. L'avocat est le seul à avoir le dossier, à connaître la date exacte de l'audience, la juridiction saisie et ce qui est en jeu. Avant de vous déplacer, parlez-lui. Une page d'information ne peut pas vous dire si votre présence est utile ou souhaitable dans une affaire précise.

Oui, en principe vous pouvez y assister. Devant le tribunal correctionnel, le code de procédure pénale pose que les audiences sont publiques. Devant la cour d'assises, il pose que les débats sont publics. Être public, cela veut dire que n'importe qui peut entrer et s'asseoir, y compris une personne sans lien avec l'affaire.

Il existe des exceptions, prévues par la loi et décidées par la juridiction : le huis clos. Il existe aussi des règles strictes une fois que vous êtes dans la salle, en particulier l'interdiction totale d'enregistrer, de filmer ou de photographier les débats.

Le plus difficile n'est pas d'entrer, c'est de savoir quand

Personne ne préviendra automatiquement la famille de la date d'audience. La convocation est adressée à la personne poursuivie, pas à ses proches. C'est l'avocat, ou votre proche lui-même, qui vous donnera la date, la juridiction et l'heure.

À savoir avant d’agir. Assister à une audience, ce n'est pas un parloir. Vous ne pourrez ni parler à votre proche, ni lui remettre quoi que ce soit. Le président a la police de l'audience et la direction des débats : tout se fait sous son autorité, et il peut faire expulser une personne qui trouble l'ordre.

Savoir quand et où votre proche est jugé

C'est la question la plus fréquente, et c'est celle qui a le moins de réponse automatique. Aucun service ne communique spontanément aux familles la date d'un procès. Voici les circuits qui fonctionnent, dans l'ordre.

  1. Demandez à l'avocat. C'est la source la plus fiable : il connaît la juridiction saisie, la date d'audiencement et les éventuels renvois. Si vous n'avez pas ses coordonnées, votre proche peut vous les faire passer, ou vous pouvez lui écrire pour les obtenir.
  2. Demandez à votre proche par courrier ou au parloir. La convocation lui a été remise à lui. Notez la juridiction exacte, la date, l'heure et la salle si elle est indiquée.
  3. Si vous n'avez ni l'un ni l'autre, contactez l'accueil du tribunal concerné. Les tribunaux judiciaires disposent d'un service d'accueil du justiciable, situé à l'entrée du palais, qui oriente le public. Leurs coordonnées figurent dans l'annuaire officiel des tribunaux judiciaires.
  4. Le jour de l'audience, la liste des affaires qui vont être jugées est affichée à l'entrée de la salle d'audience. Service-Public le confirme pour le tribunal correctionnel. C'est ce document, appelé le rôle, qui vous dira si l'affaire passe bien ce jour-là.

À savoir avant d’agir. Une date d'audience n'est pas une garantie. Une affaire peut être renvoyée à une autre date, parfois le jour même, parfois des mois plus tard. Un déplacement peut donc être fait pour rien. Vérifiez auprès de l'avocat la veille quand c'est possible.

Les horaires ne sont pas les mêmes partout

Chaque juridiction fixe ses propres jours et heures d'audience, et les publie sur son site. Les pages des cours d'appel indiquent des horaires locaux, différents d'une ville à l'autre. Ne vous fiez jamais à un horaire trouvé pour un autre tribunal : appelez celui qui juge votre proche.

Entrer au tribunal et dans la salle d'audience

Pour une audience publique, aucune démarche préalable n'est nécessaire. Vous n'avez pas à demander d'autorisation, à vous inscrire, ni à justifier d'un lien avec la personne jugée. La cour d'appel de Bordeaux le formule clairement : aucune formalité n'est exigée pour assister à une audience publique.

  • L'accès au palais de justice passe par un contrôle de sécurité, comme l'indique la cour d'appel de Saint-Denis. Prévoyez du temps, et évitez les objets qui poseront problème au portique.
  • Ayez une pièce d'identité sur vous. Aucun texte national que nous avons pu vérifier n'impose de la présenter pour entrer dans une salle d'audience publique, mais les modalités de contrôle sont fixées localement : mieux vaut l'avoir.
  • Les mineurs de moins de quinze ans doivent être accompagnés d'un adulte, selon la cour d'appel de Bordeaux. Par ailleurs, le président peut interdire l'accès de la salle aux mineurs ou à certains d'entre eux : c'est prévu par le code, aussi bien devant le tribunal correctionnel que devant la cour d'assises.
  • Aucun texte que nous avons pu vérifier n'impose une tenue vestimentaire précise. En pratique, une tenue sobre évite d'attirer l'attention dans une salle où le président dirige les débats.

Une audience correctionnelle enchaîne souvent plusieurs affaires. Vous pouvez donc attendre longtemps avant que celle de votre proche soit appelée, et assister entre-temps à des dossiers qui ne vous concernent pas. C'est normal et cela fait partie du caractère public de la justice.

À savoir avant d’agir. Emmener un enfant à une audience n'a rien à voir avec l'emmener au parloir. Les débats peuvent être crus, longs et incompréhensibles pour lui, et une décision d'incarcération peut tomber devant lui. Posez-vous la question à froid, et parlez-en à l'avocat.

Ce qui est interdit dans une salle d'audience

C'est le point sur lequel les familles se mettent en difficulté sans le vouloir. La loi du 29 juillet 1881 pose, à son article 38 ter, que dès l'ouverture de l'audience des juridictions administratives ou judiciaires, l'emploi de tout appareil permettant d'enregistrer, de fixer ou de transmettre la parole ou l'image est interdit.

  • Pas de photo, pas de vidéo, pas d'enregistrement sonore, y compris discret, y compris avec un téléphone dans la poche. L'interdiction porte sur l'emploi de l'appareil, pas seulement sur la publication.
  • Le président peut ordonner la saisie de tout appareil et du support d'enregistrement utilisés en violation de cette interdiction.
  • La violation de cet article est punie de deux mois d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende, avec confiscation possible du matériel. La cession ou la publication d'un enregistrement obtenu en violation de ces règles est punie des mêmes peines.
  • Une exception étroite existe : sur demande présentée avant l'audience, le président peut autoriser des prises de vues tant que les débats ne sont pas commencés, à condition que les parties ou leurs représentants et le ministère public y consentent. Cela ne concerne pas les familles venues assister.

À savoir avant d’agir. Coupez votre téléphone avant d'entrer, ne le posez pas sur vos genoux, ne prenez pas « juste une photo de la salle ». Une famille qui filme son proche à la barre risque des poursuites pénales, et fragilise l'image de la personne jugée au pire moment.

Il est également interdit d'intervenir. Le public n'a pas la parole. Le code prévoit que si un assistant trouble l'ordre, le président ordonne son expulsion de la salle d'audience ; la personne expulsée qui résiste ou provoque du tumulte s'expose à être placée sous mandat de dépôt et à une peine pouvant aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement. Un soupir, un mot lancé, un applaudissement peuvent suffire à vous faire sortir.

Ce que vous pouvez faire, en revanche

Vous pouvez prendre des notes à la main, être simplement présent, et rester jusqu'au prononcé de la décision. Pour une famille, être là et se taire est déjà un soutien visible pour la personne à la barre.

Tribunal correctionnel, cour d'assises, cour criminelle : ce qui change pour vous

Les deux se ressemblent de loin, mais l'expérience n'est pas la même pour une famille.

Tribunal correctionnel

Il juge les délits. La salle d'audience est ouverte au public et la liste des affaires est affichée à l'entrée. Le prévenu doit comparaître ; s'il ne vient pas, il peut être amené de force ou jugé en son absence, et le tribunal peut aussi renvoyer l'affaire. Le prévenu a toujours la parole en dernier. La décision est en principe rendue le jour même, mais le tribunal peut fixer une autre date, communiquée oralement à l'audience.

Cour d'assises et cour criminelle départementale

Elles jugent les crimes. La cour d'assises est composée de trois magistrats professionnels et de six jurés citoyens tirés au sort ; la cour criminelle départementale est composée de cinq magistrats professionnels. Les débats sont oraux et l'accusé doit assister aux débats, obligatoirement assisté d'un avocat. Ces procès s'étalent sur plusieurs journées d'audience.

Dans les deux cas, la décision sur le fond est prononcée en audience publique. Le code le dit expressément pour la cour d'assises comme pour le tribunal correctionnel, y compris lorsque le huis clos a été ordonné pendant les débats. Vous pouvez donc être présent au moment où la décision est lue, même si vous n'avez pas pu assister aux débats.

À savoir avant d’agir. Prononcé public ne veut pas dire décision définitive. Un appel est possible dans un délai court après le prononcé, et il change la suite. Ne tirez aucune conclusion sans en parler à l'avocat le jour même.

Huis clos et audiences fermées : les cas prévus par la loi

Le huis clos est la décision par laquelle la juridiction ferme la salle au public. Ce n'est pas un caprice ni une brimade envers les familles : c'est un mécanisme prévu par le code, et il protège le plus souvent une victime.

  • Devant le tribunal correctionnel, le tribunal peut ordonner le huis clos, par jugement rendu en audience publique, s'il constate que la publicité est dangereuse pour l'ordre, la sérénité des débats, la dignité de la personne ou les intérêts d'un tiers.
  • Devant la cour d'assises, les débats sont publics à moins que la publicité ne soit dangereuse pour l'ordre ou les mœurs ; la cour le déclare alors par un arrêt rendu en audience publique.
  • Pour les poursuites du chef de viol, de tortures et actes de barbarie accompagnés d'agressions sexuelles, de traite des êtres humains ou de proxénétisme aggravé, le huis clos est de droit si la victime partie civile le demande. Dans les autres cas, il ne peut être ordonné que si la victime partie civile ne s'y oppose pas.
  • Le huis clos peut aussi être limité au temps de la déposition d'un témoin, dans certaines affaires, lorsque sa déposition publique risquerait de mettre gravement en danger sa vie ou son intégrité physique ou celles de ses proches.
  • Dans tous les cas, la décision sur le fond est prononcée en audience publique.

Quand votre proche est mineur, la logique est inversée : la publicité est l'exception. Le code de la justice pénale des mineurs prévoit que devant le juge des enfants l'affaire est instruite et jugée en chambre du conseil, le jugement étant rendu en audience publique. Devant le tribunal pour enfants, le code énumère limitativement les personnes admises à assister aux débats, parmi lesquelles les représentants légaux du mineur et ses proches parents.

À savoir avant d’agir. Concernant les mineurs, le code interdit également la publication du compte rendu des débats, sous réserve d'exceptions limitées. Ne publiez rien sur les réseaux sociaux, même sous pseudonyme, même sans nommer personne.

Si le huis clos est prononcé et que vous devez sortir, sortez sans discuter. Contester dans la salle vous exposerait à une expulsion, et n'aiderait pas votre proche.

Si vous êtes vous-même victime : la partie civile

Assister au procès en tant que public et y être partie civile sont deux choses différentes. La partie civile est la personne qui s'estime victime de l'infraction et qui intervient à la procédure pour obtenir réparation de son préjudice.

  • Toute personne physique peut se constituer partie civile, ainsi que les personnes morales. Le préjudice peut être corporel, matériel ou moral.
  • Une victime indirecte, par exemple un proche touché par le décès de la victime, peut également se constituer partie civile.
  • La constitution peut se faire avant l'audience, notamment par déclaration au greffe de la juridiction, ou à l'audience elle-même, oralement ou par écrit, mais avant les réquisitions du ministère public.
  • Un mineur se constitue par l'intermédiaire de ses représentants légaux ; un administrateur ad hoc est désigné si les parents sont mis en cause.
  • La partie civile participe aux débats et peut demander la restitution d'objets. Elle peut faire appel de la décision sur l'indemnisation, mais pas de la décision sur la culpabilité ou la peine.

À savoir avant d’agir. Se constituer partie civile est un acte juridique aux conséquences réelles, y compris quand la personne poursuivie est un membre de votre famille. Ne le faites pas seul dans le couloir du tribunal : demandez conseil à un avocat ou à une association d'aide aux victimes avant l'audience.

Vous pouvez aussi n'être rien du tout

Si vous n'êtes pas victime, vous n'avez aucun statut dans le procès. C'est parfaitement normal et cela ne vous empêche pas d'être présent dans la salle en tant que public.

Après l'audience : obtenir une copie de la décision

On ressort souvent d'une audience sans avoir tout compris : le prononcé est rapide, technique, et personne ne le répète. Il est possible de demander une copie de la décision.

  1. Demandez d'abord à l'avocat. En tant que défenseur, il reçoit la décision et peut vous l'expliquer, ce qu'aucune copie brute ne fera.
  2. Sinon, la demande de copie d'une décision de justice pénale se fait au moyen du formulaire Cerfa 12823*03, à adresser à la juridiction qui a rendu la décision.
  3. Les coordonnées de la juridiction se trouvent dans l'annuaire officiel des tribunaux judiciaires.
  4. Service-Public indique que cette démarche est gratuite. Le greffe vous précisera les conditions applicables à votre situation.
  5. Si le greffier refuse ou ne répond pas dans un délai de deux mois, la demande peut être portée devant le président du tribunal.

À savoir avant d’agir. Une personne qui n'était pas partie au procès ne peut obtenir qu'une copie certifiée conforme d'une décision définitive rendue en audience publique. Une décision rendue à huis clos n'est communicable qu'aux parties au procès. Un proche n'est pas automatiquement une partie.

Si la décision comporte une peine de prison ferme et que votre proche est incarcéré à l'issue de l'audience, c'est le greffe pénitentiaire de l'établissement qui détiendra ensuite les pièces relatives à sa situation pénale. Le numéro d'écrou et l'établissement se demandent par écrit.

Questions fréquentes

Ai-je le droit d'aller au tribunal alors que je ne suis que la mère, la sœur ou l'épouse ?

Oui. Les audiences pénales sont publiques : le code de procédure pénale pose que les audiences du tribunal correctionnel sont publiques et que les débats de la cour d'assises sont publics. Vous n'avez pas besoin d'être autorisée, ni de justifier d'un lien de famille. N'importe quelle personne peut s'asseoir dans le public. Les exceptions sont le huis clos et les audiences concernant les mineurs.

Comment je fais pour connaître la date du procès ?

Aucun service ne prévient les familles. La convocation est adressée à la personne poursuivie. Le circuit le plus fiable est l'avocat, qui connaît la juridiction saisie et la date. À défaut, demandez à votre proche par courrier ou au parloir, ou contactez l'accueil du tribunal concerné, dont les coordonnées figurent dans l'annuaire officiel des tribunaux judiciaires. Le jour même, la liste des affaires jugées est affichée à l'entrée de la salle.

Est-ce que je pourrai lui parler ou l'embrasser au tribunal ?

Non. Une audience n'est pas un parloir. Le président a la police de l'audience et la direction des débats, et le public n'a pas la parole. Une personne du public qui trouble l'ordre peut être expulsée de la salle sur ordre du président. Si vous voulez que votre proche sache que vous étiez là, dites-le à l'avocat et écrivez-lui ensuite.

Puis-je prendre une photo ou enregistrer l'audience pour la lui montrer plus tard ?

Non, et le risque est réel. L'article 38 ter de la loi du 29 juillet 1881 interdit, dès l'ouverture de l'audience, l'emploi de tout appareil permettant d'enregistrer, de fixer ou de transmettre la parole ou l'image. Le président peut faire saisir l'appareil, et l'infraction est punie de deux mois d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende. Cela vaut aussi pour la diffusion d'un enregistrement obtenu ainsi.

On m'a fait sortir de la salle : est-ce que c'est légal ?

Oui, si le huis clos a été ordonné. Le tribunal correctionnel peut l'ordonner, par jugement rendu en audience publique, lorsque la publicité est dangereuse pour l'ordre, la sérénité des débats, la dignité de la personne ou les intérêts d'un tiers. Devant la cour d'assises, le huis clos est de droit si une victime partie civile le demande dans certaines affaires, notamment de viol. Dans tous les cas, la décision sur le fond est prononcée en audience publique : vous pouvez revenir pour l'entendre.

Puis-je emmener mes enfants pour qu'ils voient leur père ?

C'est déconseillé sans préparation, et ce n'est pas toujours possible. Les mineurs de moins de quinze ans doivent être accompagnés d'un adulte, et le président peut interdire l'accès de la salle aux mineurs ou à certains d'entre eux. Au-delà de la règle, les débats peuvent être durs et une décision d'incarcération peut tomber devant l'enfant. Parlez-en à l'avocat avant, et voyez notre page sur ce qu'on explique à un enfant.

Comment avoir le jugement par écrit après l'audience ?

Demandez d'abord à l'avocat, qui pourra vous l'expliquer. Sinon, la copie d'une décision de justice pénale se demande à la juridiction qui l'a rendue, avec le formulaire Cerfa 12823*03 ; Service-Public indique que la démarche est gratuite. Attention : une personne qui n'était pas partie au procès ne peut obtenir qu'une copie certifiée conforme d'une décision définitive rendue en audience publique, et une décision rendue à huis clos n'est communicable qu'aux parties.

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Écrire à l'avocat pour connaître la date d'audience Modèle gratuit de première prise de contact. C'est l'avocat, et lui seul, qui connaît la juridiction saisie, la date d'audiencement et les renvois éventuels.Avocat et aide juridictionnelle Trouver un avocat, demander la commission d'office, savoir si l'aide juridictionnelle est possible, localiser un Point-Justice près de chez vous.Ensuite : faire appel d'une condamnation Si une peine a été prononcée à l'audience, le délai pour faire appel est très court. Ce guide explique qui peut le faire et où le déclarer.Si votre proche est incarcéré à l'issue de l'audience Comprendre le mandat de dépôt, ce qui se passe dans les heures qui suivent, et à qui s'adresser le jour même.Expliquer la situation à un enfant Avant d'emmener un enfant au tribunal, ou pour lui raconter l'audience ensuite : des mots simples et des repères d'âge.Trouver l'établissement et le greffe Adresse, téléphone du greffe pénitentiaire et modalités de visite, utiles dès que votre proche est écroué ou transféré après l'audience.

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Les textes sur lesquels repose cet article

Chaque référence a été ouverte et lue. Ces liens permettent de vérifier directement à la source les informations présentées dans cet article.

Pour aller plus loin

Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.

  • Source officiellePrison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus (nouvelle fenêtre)

    Justice.fr — ministère de la Justice (contenu Service-Public / DILA)

    Fiche mise à jour le 7 mai 2025 distinguant les droits du condamné et ceux du prévenu : mariage ou Pacs en détention, autorité parentale, visite des enfants, et permis de visite exigé pour les témoins, le conjoint ou le notaire.

  • AssociationConnaître ses droits — fiches pratiques de l'OIP (nouvelle fenêtre)

    Observatoire international des prisons — section française

    Catalogue de fiches thématiques gratuites (parloirs et UVF, droit de visite, correspondance, téléphone, affectation et transferts, discipline, travail, santé, permissions de sortir), avec version papier disponible sur simple demande.

    À savoirAssociation indépendante, non officielle. Attention : la fiche « réductions de peines » du site décrit encore principalement l'ancien régime des crédits automatiques (l'OIP indique qu'une fiche sur le régime applicable depuis le 1er janvier 2023 est en cours d'écriture) — ne pas s'y fier pour le calcul de peine.

  • AssociationFARAPEJ — missions et orientation des personnes détenues et de leurs proches (nouvelle fenêtre)

    FARAPEJ (Fédération des associations réflexion-action, prison et justice)

    Fédération d'environ 60 associations couvrant toute la chaîne pénale ; elle reçoit les demandes des personnes détenues, de leurs proches et des sortants pour les orienter vers la structure locale adaptée (contact : farapej@farapej.fr, 07 45 24 08 58).

  • AssociationGarder le contact, c'est possible — avoir un parent incarcéré (nouvelle fenêtre)

    UFRAMA, avec le soutien du ministère de la Justice, du Défenseur des droits et de la Fondation de France

    Site d'information conçu pour les adolescents et jeunes adultes ayant un parent détenu : démarches pour obtenir un permis de visite, ce qui se passe au parloir, et moyens de reprendre ou garder le lien, avec un formulaire de questions anonymes.

    À savoirRessource associative (UFRAMA) soutenue par le ministère de la Justice, mais qui n'est pas une source officielle de droit : vérifier les règles applicables auprès de l'établissement pénitentiaire.

Liens vérifiés le 29 juillet 2026.

À lire ensuite

Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Article mis à jour le 05/08/2026.