La plus grande chose du monde, c'est de savoir être à soi.
Faire appel d'une condamnation pénale : ce qu'il faut savoir tout de suite
Le jugement est tombé. Votre proche est condamné, parfois emmené depuis la salle d'audience, et personne ne vous a expliqué ce qui vient après. Cette page dit ce que le code prévoit : qui peut faire appel, dans quel délai, où la déclaration se fait, et ce que l'appel change ou ne change pas pour la détention. Elle est écrite pour que vous sachiez quoi faire dans les heures qui suivent, pas pour vous transformer en juriste.
La réponse en trente secondes
À savoir avant d’agir. Information générale : cette page ne remplace pas l'analyse d'un avocat. C'est l'avocat qui a le dossier, qui connaît la manière exacte dont le jugement a été rendu, et qui seul peut dire si l'appel est possible, jusqu'à quelle date précise, et s'il est dans l'intérêt de la personne. Contactez-le le jour même.
Le code fixe un délai de dix jours pour faire appel d'un jugement correctionnel rendu contradictoirement, à compter du prononcé du jugement. C'est bref, et c'est un couperet : passé le délai, la voie est fermée.
La déclaration d'appel se fait au greffe de la juridiction qui a rendu la décision. Si la personne est déjà détenue, le code lui permet de la faire par déclaration auprès du chef de l'établissement pénitentiaire, qui la date, la signe et la transmet au greffe.
À savoir avant d’agir. Ne calculez pas la date limite vous-même. Le code prévoit que, dans plusieurs situations, le délai ne commence pas au prononcé mais à la signification du jugement. Un calcul fait de mémoire, à partir de ce qu'on a cru comprendre à l'audience, est le meilleur moyen de perdre un droit. Demandez la date exacte à l'avocat ou au greffe.
Le délai : dix jours, et il ne se rattrape pas
L'article 498 du code de procédure pénale pose le principe : l'appel est interjeté dans le délai de dix jours à compter du prononcé du jugement contradictoire. « Contradictoire » veut dire, en pratique, que la personne était présente ou représentée et que le débat a eu lieu devant elle.
Le même article prévoit ensuite des cas où le délai ne court qu'à compter de la signification du jugement : notamment pour la partie qui n'était ni présente ni représentée à l'audience où le jugement a été prononcé et qui n'avait pas été informée de la date de ce prononcé, ou pour un prévenu jugé en son absence dans les situations que le texte énumère. C'est exactement pour cela qu'il ne faut pas se fier à un calcul personnel.
Un délai qui tombe un samedi
Le code prévoit une règle générale de computation : un délai de procédure pénale expire le dernier jour à vingt-quatre heures, et s'il expirerait normalement un samedi, un dimanche, un jour férié ou chômé, il est prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant. Cela ne vous donne pas de marge : cela évite seulement qu'un délai meure porte close.
En matière criminelle, l'article 380-9 retient le même délai de dix jours à compter du prononcé de l'arrêt, avec la même réserve du point de départ à la signification pour la partie qui n'était ni présente ni représentée.
À savoir avant d’agir. Le délai court même si vous n'avez rien reçu par courrier, même si personne ne vous a rappelé, même si vous n'avez pas encore compris la décision. Le premier réflexe utile n'est pas de comprendre : c'est d'appeler l'avocat.
Qui a le droit de faire appel
L'article 497 énumère les personnes qui peuvent faire appel d'un jugement correctionnel. La famille n'y figure pas : un parent, un conjoint, un frère ne peut pas former appel à la place de la personne condamnée.
- Le prévenu, c'est-à-dire la personne poursuivie et condamnée. C'est lui, ou son avocat, ou un fondé de pouvoir spécial, qui exerce le droit d'appel.
- La personne civilement responsable, mais seulement quant aux intérêts civils.
- La partie civile, seulement quant à ses intérêts civils.
- Le procureur de la République.
- Les administrations publiques, dans les cas où elles exercent l'action publique.
- Le procureur général près la cour d'appel.
Ce que la famille peut faire, elle
Vous ne pouvez pas former l'appel. Vous pouvez faire ce qui le rend possible : joindre l'avocat dans la journée, prévenir votre proche par téléphone ou par courrier qu'il doit voir son avocat sans attendre, et demander au greffe pénitentiaire que la demande d'entretien avec l'avocat soit transmise. C'est souvent ce coup de fil qui sauve le délai.
L'appel n'est pas à sens unique. L'article 500 prévoit que si une partie fait appel pendant le délai, les autres disposent de cinq jours supplémentaires pour former le leur. Et l'article 505 permet au procureur général de former appel dans un délai de vingt jours à compter du prononcé du jugement. Autrement dit, faire appel peut aussi rouvrir entièrement le dossier.
À savoir avant d’agir. C'est un point que les familles découvrent trop tard : l'appel n'apporte pas seulement la chance d'une peine plus faible, il expose aussi à un nouvel examen complet. Ce choix se fait avec l'avocat, en connaissance de cause, pas dans l'émotion de la sortie d'audience.
Où et comment la déclaration d'appel se fait
- L'avocat est saisi. C'est lui qui, en pratique, fait la déclaration d'appel dans la très grande majorité des cas — il connaît la date exacte, la juridiction et la portée à donner à l'appel.
- La déclaration est faite au greffe de la juridiction qui a rendu la décision attaquée (article 502). Pour une décision de cour d'assises, l'article 380-12 prévoit qu'elle est faite au greffe de la cour d'assises qui a rendu la décision.
- La déclaration précise si l'appel porte sur la décision rendue sur l'action publique, sur l'action civile, ou sur les deux. Elle est signée par le greffier et par l'appelant lui-même, ou par son avocat, ou par un fondé de pouvoir spécial.
- Si l'appelant est détenu, l'article 503 permet que l'appel soit fait par déclaration auprès du chef de l'établissement pénitentiaire. Celui-ci la constate, la date, la signe, et l'adresse sans délai au greffe de la juridiction concernée.
On peut n'attaquer que la peine
L'article 502 prévoit que la déclaration peut indiquer si l'appel porte sur l'ensemble de la décision ou seulement sur les peines, sur certaines d'entre elles, ou sur leurs modalités d'application ; et, en cas d'infractions multiples, sur tout ou partie d'entre elles. Si la déclaration ne comporte aucune de ces précisions, l'appel porte sur l'intégralité de la décision. C'est un choix technique lourd de conséquences : il appartient à l'avocat.
Pour les jugements du tribunal de police, qui concernent les contraventions, l'article 546 ouvre l'appel devant la cour d'appel dans des cas limités qu'il énumère, et renvoie aux délais des articles 498 à 500. Là encore, seul l'avocat peut dire si la décision précise est susceptible d'appel.
Ce que l'appel change, et ne change pas, pour la détention
C'est la question que posent toutes les familles : « s'il fait appel, est-ce qu'il sort ? » La réponse honnête est : pas automatiquement.
L'article 506 pose le principe : pendant les délais d'appel et durant l'instance d'appel, il est sursis à l'exécution du jugement. Mais le même article réserve expressément une série de situations prévues par d'autres textes, dans lesquelles la décision peut être exécutée malgré l'appel.
L'une de ces situations est fréquente et brutale à vivre : l'article 465 permet au tribunal, par décision spéciale et motivée, de décerner un mandat de dépôt ou un mandat d'arrêt contre le prévenu lorsque la peine prononcée est au moins d'un an d'emprisonnement sans sursis et que les éléments de l'espèce justifient une mesure particulière de sûreté. C'est ce qui se passe quand une personne est emmenée directement depuis la salle d'audience. Le mandat continue de produire ses effets selon les modalités que le texte prévoit, y compris pendant l'appel.
À savoir avant d’agir. Une personne peut donc être en prison alors même qu'elle a fait appel et que sa condamnation n'est pas définitive. Ce n'est pas une erreur de l'administration, et le greffe pénitentiaire n'y peut rien : c'est la décision du tribunal qui produit cet effet.
Ce n'est pas pour autant sans recours. L'article 148-1 prévoit qu'une demande de mise en liberté peut être formée en toute matière et en tout état de cause, et qu'en cas d'appel et jusqu'à l'arrêt de la Cour de cassation, il est statué sur la détention par la juridiction qui a connu en dernier lieu de l'affaire au fond. Cette demande, comme l'appel, se prépare et s'exerce avec l'avocat.
Devant qui l'affaire est rejugée
L'article 496 le dit en une phrase : les jugements rendus en matière correctionnelle peuvent être attaqués par la voie de l'appel, et l'appel est porté à la cour d'appel. C'est la chambre des appels correctionnels qui réexamine l'affaire.
En matière criminelle, l'article 380-1 prévoit que les arrêts de condamnation rendus par la cour d'assises en premier ressort peuvent faire l'objet d'un appel, et que l'affaire est réexaminée selon les modalités qu'il fixe. Ce n'est donc pas un simple contrôle sur pièces : les faits sont réexaminés.
Ce que cela veut dire pour vous, concrètement
L'appel signifie une nouvelle audience, souvent des mois plus tard, parfois dans une autre ville. Nous n'affichons aucun délai d'audiencement : il dépend de la juridiction, du dossier et de la détention, et un chiffre inventé serait faux pour presque tout le monde. C'est l'avocat qui vous dira où en est la procédure.
Si votre proche est transféré pour être jugé en appel, le lieu de détention peut changer. Le numéro d'écrou et l'établissement conditionnent le permis de visite, le courrier et les envois d'argent : vérifiez-les auprès du greffe pénitentiaire avant chaque démarche.
Le pourvoi en cassation n'est pas un troisième procès
Beaucoup de familles l'espèrent comme une dernière chance de refaire l'audience. Ce n'est pas ce que la Cour de cassation fait.
L'article 567 prévoit que les arrêts de la chambre de l'instruction et les arrêts et jugements rendus en dernier ressort en matière criminelle, correctionnelle et de police peuvent être annulés en cas de violation de la loi, sur pourvoi en cassation. Le contrôle porte donc sur le respect de la règle de droit, pas sur la culpabilité ni sur l'appréciation des faits.
L'article 568, dans sa version en vigueur, ouvre au ministère public et à toutes les parties un délai de dix jours francs après celui où la décision attaquée a été prononcée pour se pourvoir en cassation, avec, là encore, des cas où le délai ne court qu'à compter de la signification.
À savoir avant d’agir. On lit encore souvent « cinq jours francs » pour le pourvoi : c'est l'ancienne rédaction. Vérifiez toujours la date de mise à jour de ce que vous lisez, et fiez-vous à l'avocat plutôt qu'à un forum.
Ce que vous pouvez faire aujourd'hui
- Appelez l'avocat qui était à l'audience, aujourd'hui. Si vous n'avez pas ses coordonnées, le greffe de la juridiction qui a jugé peut vous dire qui assurait la défense.
- S'il n'y a pas d'avocat, ou plus d'avocat : contactez l'ordre des avocats du tribunal concerné et demandez la commission d'office, ou renseignez-vous sur l'aide juridictionnelle. Un Point-Justice peut vous orienter.
- Prévenez votre proche. Un appel téléphonique ou un courrier disant « demande à voir ton avocat tout de suite, il y a un délai » vaut plus que trois pages d'explications.
- Écrivez au greffe pénitentiaire pour faire transmettre la demande d'entretien avec l'avocat, et gardez une copie datée de tout ce que vous envoyez.
- Ne signez rien, ne payez rien à quiconque vous promet de « faire annuler » la condamnation contre de l'argent. Aucune démarche d'appel ne se paie à un intermédiaire.
À savoir avant d’agir. Si quelqu'un vous contacte en se présentant comme un intermédiaire capable d'accélérer un appel, un transfert ou une libération contre un virement, c'est une arnaque. Les démarches passent par l'avocat, le greffe et le SPIP, jamais par un tiers payant.
Questions fréquentes
On nous a dit dix jours. Dix jours à partir de quand ?
Le principe posé par l'article 498 est : dix jours à compter du prononcé du jugement contradictoire. Mais le même article prévoit des situations où le délai ne court qu'à compter de la signification du jugement, notamment quand la personne n'était ni présente ni représentée et n'avait pas été informée de la date du prononcé. Nous ne pouvons pas vous donner votre date limite : elle dépend de la manière exacte dont votre jugement a été rendu. Demandez-la à l'avocat ou au greffe de la juridiction, le jour même.
Mon proche est déjà en prison. Peut-il faire appel de là-bas ?
Oui. L'article 503 prévoit que lorsque l'appelant est détenu, l'appel peut être fait au moyen d'une déclaration auprès du chef de l'établissement pénitentiaire, qui la constate, la date, la signe et l'adresse sans délai au greffe de la juridiction qui a rendu la décision. En pratique, c'est le plus souvent l'avocat qui forme l'appel, mais cette voie existe et elle est prévue par le texte.
Est-ce que faire appel suspend la peine et permet de sortir ?
Pas automatiquement. L'article 506 pose bien qu'il est sursis à l'exécution du jugement pendant les délais d'appel et durant l'instance d'appel, mais il réserve expressément plusieurs situations prévues par d'autres articles. En particulier, un mandat de dépôt décerné à l'audience sur le fondement de l'article 465 maintient la personne en détention. Une demande de mise en liberté reste possible : l'article 148-1 prévoit qu'en cas d'appel, il est statué par la juridiction qui a connu en dernier lieu de l'affaire au fond. C'est l'avocat qui la forme.
Puis-je faire appel à la place de mon fils, de mon mari, de mon frère ?
Non. L'article 497 énumère limitativement qui peut faire appel : le prévenu, la personne civilement responsable et la partie civile pour les intérêts civils, le procureur de la République, certaines administrations et le procureur général. Un proche n'est pas dans cette liste. Ce que vous pouvez faire, et qui est décisif, c'est joindre l'avocat et faire savoir à la personne qu'elle doit le voir sans attendre.
Peut-on ne contester que la peine, sans contester la culpabilité ?
L'article 502 prévoit que la déclaration d'appel peut préciser si l'appel porte sur l'ensemble de la décision ou seulement sur les peines, sur certaines d'entre elles ou sur leurs modalités d'application. Si aucune précision n'est donnée, l'appel porte sur l'intégralité de la décision. C'est une décision de stratégie qui appartient à l'avocat : elle engage tout le reste de la procédure.
Si nous faisons appel, le procureur peut-il faire appel lui aussi ?
Oui. L'article 500 prévoit qu'en cas d'appel d'une des parties pendant les délais, les autres parties disposent de cinq jours supplémentaires pour interjeter appel. Et l'article 505 permet au procureur général de former appel dans un délai de vingt jours à compter du prononcé du jugement. C'est l'une des raisons pour lesquelles la décision de faire appel se prend avec un avocat et pas seule.
Et la cassation ? C'est un troisième procès ?
Non. Selon l'article 567, le pourvoi en cassation permet l'annulation, en cas de violation de la loi, des arrêts de la chambre de l'instruction et des décisions rendues en dernier ressort. La Cour de cassation contrôle l'application du droit ; elle ne rejuge pas les faits et n'entend pas de nouveau les témoins. L'article 568, dans sa version en vigueur, prévoit un délai de dix jours francs après le jour du prononcé de la décision attaquée.
Passer à l’action
Votre situation n’est pas celle-là ? Poser la question à CLÉA — la recherche s’exécute sur votre appareil, rien n’est envoyé.
Les textes sur lesquels repose cet article
Chaque référence a été ouverte et lue. Ces liens permettent de vérifier directement à la source les informations présentées dans cet article.
- Code de procédure pénale — article 498, délai d'appel de dix jours et cas où le délai court de la signification (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 498, version en vigueur du 26 novembre 2009 au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — section « De l'exercice du droit d'appel », articles 496 à 509-1 (nouvelle fenêtre)Légifrance · articles 496 (appel porté à la cour d'appel), 497 (titulaires du droit d'appel) et 500 (délai supplémentaire de cinq jours) · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 502, déclaration d'appel au greffe et portée de l'appel (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 502, version en vigueur du 11 juillet 2025 au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 503, appel formé par déclaration auprès du chef de l'établissement pénitentiaire (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 503, version en vigueur du 1er février 1986 au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 505, appel du procureur général dans le délai de vingt jours (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 505, version en vigueur du 26 novembre 2009 au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 506, sursis à l'exécution du jugement pendant les délais et l'instance d'appel (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 506, version en vigueur du 27 décembre 2020 au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 465, mandat de dépôt ou d'arrêt décerné par le tribunal correctionnel (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 465, version en vigueur jusqu'au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 148-1, demande de mise en liberté et juridiction compétente en cas d'appel (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 148-1, version en vigueur depuis le 25 juillet 2026 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 380-1, appel des arrêts de condamnation de la cour d'assises (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 380-1, version en vigueur depuis le 25 juillet 2026 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 380-9, délai d'appel de dix jours en matière criminelle (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 380-9, version en vigueur du 1er janvier 2023 au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 380-12, déclaration d'appel au greffe de la cour d'assises (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 380-12, version en vigueur du 1er janvier 2023 au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 546, appel des jugements du tribunal de police (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 546, version en vigueur du 1er juillet 2017 au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — chapitre « Des décisions susceptibles d'être attaquées et des conditions du pourvoi » (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 567, annulation en cas de violation de la loi sur pourvoi en cassation · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 568, délai de pourvoi en cassation de dix jours francs (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 568, version en vigueur depuis le 30 septembre 2024 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — article 801, computation des délais et prorogation au premier jour ouvrable (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 801, version en vigueur du 8 juillet 1989 au 1er janvier 2029 · consulté le 5 août 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officiellePrison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus (nouvelle fenêtre)
Justice.fr — ministère de la Justice (contenu Service-Public / DILA)
Fiche mise à jour le 7 mai 2025 distinguant les droits du condamné et ceux du prévenu : mariage ou Pacs en détention, autorité parentale, visite des enfants, et permis de visite exigé pour les témoins, le conjoint ou le notaire.
- AssociationConnaître ses droits — fiches pratiques de l'OIP (nouvelle fenêtre)
Observatoire international des prisons — section française
Catalogue de fiches thématiques gratuites (parloirs et UVF, droit de visite, correspondance, téléphone, affectation et transferts, discipline, travail, santé, permissions de sortir), avec version papier disponible sur simple demande.
À savoirAssociation indépendante, non officielle. Attention : la fiche « réductions de peines » du site décrit encore principalement l'ancien régime des crédits automatiques (l'OIP indique qu'une fiche sur le régime applicable depuis le 1er janvier 2023 est en cours d'écriture) — ne pas s'y fier pour le calcul de peine.
- AssociationFARAPEJ — missions et orientation des personnes détenues et de leurs proches (nouvelle fenêtre)
FARAPEJ (Fédération des associations réflexion-action, prison et justice)
Fédération d'environ 60 associations couvrant toute la chaîne pénale ; elle reçoit les demandes des personnes détenues, de leurs proches et des sortants pour les orienter vers la structure locale adaptée (contact : farapej@farapej.fr, 07 45 24 08 58).
- AssociationGarder le contact, c'est possible — avoir un parent incarcéré (nouvelle fenêtre)
UFRAMA, avec le soutien du ministère de la Justice, du Défenseur des droits et de la Fondation de France
Site d'information conçu pour les adolescents et jeunes adultes ayant un parent détenu : démarches pour obtenir un permis de visite, ce qui se passe au parloir, et moyens de reprendre ou garder le lien, avec un formulaire de questions anonymes.
À savoirRessource associative (UFRAMA) soutenue par le ministère de la Justice, mais qui n'est pas une source officielle de droit : vérifier les règles applicables auprès de l'établissement pénitentiaire.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
À lire ensuite
- Quartier disciplinaire : est-ce que je pourrai quand même le voir ? — Droits & justice
- Quand votre conjoint est incarcéré : les aides pour vous qui restez dehors — Droits & justice
- Les réductions de peine : qui les accorde, et jusqu’à combien — Droits & justice
Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Article mis à jour le 05/08/2026.