Tout peut être enlevé à un homme, sauf une chose : la dernière des libertés humaines, celle de choisir son attitude.
Divorcer ou se séparer quand son conjoint est en prison
Votre mari, votre femme ou votre partenaire est incarcéré, et vous pensez à vous séparer. C'est une question que beaucoup n'osent poser à personne, ni à la famille, ni au parloir. Cette page dit ce que les textes prévoient : les cas de divorce, ce qui change quand un époux est enfermé, l'aide juridictionnelle, ce que le divorce touche ou ne touche pas du côté des enfants et du permis de visite. Elle ne vous dira jamais quoi décider.
La réponse en trente secondes
L'incarcération d'un époux n'empêche pas de divorcer. L'article 229 du code civil énumère les cas de divorce : le consentement mutuel, l'acceptation du principe de la rupture du mariage, l'altération définitive du lien conjugal, la faute. La détention n'y figure ni comme obstacle, ni comme cas particulier. Aucune de ces voies ne se ferme parce que l'un des deux est en prison.
- Ce n'est pas l'administration pénitentiaire qui décide : un divorce se mène devant le juge aux affaires familiales, ou entre avocats pour le divorce sans juge.
- Un avocat est nécessaire dans tous les cas : Service-Public indique que chacun des époux doit prendre un avocat pour divorcer, et que dans le divorce par consentement mutuel il n'est pas possible d'avoir un seul avocat pour les deux.
- L'aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie des frais si vos ressources sont insuffisantes.
- Le permis de visite se traite à part, avec l'établissement, et pas au tribunal.
À savoir avant d’agir. Cette page décrit les textes en vigueur ; elle ne remplace pas l'analyse d'un avocat. Un divorce dépend de votre situation précise — la durée de la séparation, les enfants, le logement, les biens, une éventuelle interdiction de contact. Seul un avocat peut dire quelle voie est ouverte pour vous et ce qu'elle implique.
Personne ne vous demandera de vous justifier
Aucun texte n'exige de motif moral, d'attente, ni d'accord de la famille. Le moment que vous choisissez ne regarde que vous.
La détention ne suspend rien
Il n'existe pas de procédure de divorce spéciale « pour personne détenue ». Ce sont les mêmes articles du code civil qui s'appliquent, avec les mêmes conditions. Ce qui change est pratique, pas juridique : la personne est enfermée, donc les rendez-vous, les signatures et les courriers demandent une organisation particulière — c'est le travail des avocats.
Les quatre cas de divorce (code civil, article 229)
Le consentement mutuel ; l'acceptation du principe de la rupture du mariage ; l'altération définitive du lien conjugal ; la faute. Le premier peut se régler sans juge, les trois autres passent devant le juge aux affaires familiales.
L'article 237 prévoit que le divorce peut être demandé par l'un des époux lorsque le lien conjugal est définitivement altéré. L'article 238 précise que cette altération résulte de la cessation de la communauté de vie entre les époux, lorsqu'ils vivent séparés depuis un an. Ce délai était de deux ans avant la réforme entrée en vigueur au 1er janvier 2021.
À savoir avant d’agir. Nous ne pouvons pas vous dire si une séparation subie du fait de l'incarcération remplit la condition de l'article 238. C'est exactement le genre de question qui se tranche au cas par cas, et c'est la première à poser à un avocat. Ne partez pas du principe que le temps passé en détention compte, ni qu'il ne compte pas.
Le divorce pour faute suppose, selon l'article 242, des faits constitutifs d'une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage. Le texte vise les devoirs du mariage : il ne dit pas qu'une condamnation pénale vaut, en elle-même, faute conjugale. C'est le juge aux affaires familiales qui apprécie.
Si vous êtes d'accord tous les deux : le divorce sans juge
L'article 229-1 du code civil permet aux époux qui s'entendent sur la rupture et ses effets de constater leur accord dans une convention prenant la forme d'un acte sous signature privée contresigné par leurs avocats, déposée ensuite au rang des minutes d'un notaire. Il n'y a pas d'audience et pas de juge.
- Chacun choisit son propre avocat. Service-Public est formel : il n'est pas possible d'avoir un seul avocat pour les deux époux.
- Les avocats rédigent ensemble le projet de convention avec leurs clients. L'article 229-3 fixe les mentions obligatoires à peine de nullité : identité des époux et des avocats, accord sur la rupture, modalités du règlement des effets du divorce, état liquidatif du régime matrimonial, mention de l'information donnée au mineur sur son droit d'être entendu par le juge.
- Le projet est adressé par lettre recommandée avec accusé de réception.
- L'article 229-4 impose un délai de réflexion de quinze jours à compter de la réception. La signature ne peut pas intervenir avant.
- La signature a lieu ensuite. Service-Public précise que les deux époux et leurs deux avocats sont réunis en même temps pour signer les différents exemplaires de la convention.
- Dans les sept jours qui suivent la signature, un des avocats transmet un exemplaire à un notaire. Le dépôt donne à la convention date certaine et force exécutoire.
À savoir avant d’agir. La signature simultanée est le point qui coince quand un époux est incarcéré. Nous ne pouvons pas vous dire comment elle s'organise dans votre établissement : cela ne dépend pas d'un texte que nous pourrions vous citer. Posez la question aux deux avocats avant toute autre démarche, et ne fixez aucune date tant que vous n'avez pas leur réponse. Si cette voie ne peut pas s'organiser, ce n'est pas fini : les autres cas de divorce restent ouverts.
Quand cette voie est fermée
L'article 229-2 prévoit deux cas où le divorce sans juge est impossible : lorsqu'un enfant mineur demande à être entendu par le juge, et lorsque l'un des époux fait l'objet d'un régime de protection (tutelle, curatelle, sauvegarde de justice, habilitation familiale, mandat de protection future). Être en détention n'est pas un régime de protection : à soi seul, cela ne ferme pas cette voie.
Côté frais, Service-Public indique un coût de dépôt chez le notaire de 41,20 € hors taxe, soit 49,44 € toutes taxes comprises. Les honoraires d'avocat, eux, sont fixés librement dans une convention d'honoraires. Demandez cette convention par écrit avant de vous engager.
S'il n'est pas d'accord, ou s'il ne répond pas
Un époux ne peut pas bloquer indéfiniment un divorce en refusant. Les trois autres cas de l'article 229 se règlent devant le juge aux affaires familiales, et la procédure peut être engagée par un seul des deux.
- La procédure démarre par une assignation, quand un époux agit seul : son avocat rédige l'acte, qui est transmis à l'autre époux par commissaire de justice.
- Elle peut aussi démarrer par requête conjointe, lorsque les deux acceptent de saisir ensemble le tribunal, même sans être d'accord sur toutes les conséquences.
- Le défendeur dispose de quinze jours pour prendre un avocat s'il souhaite participer.
- Une audience d'orientation et sur mesures provisoires suit, où le juge constate les éventuels accords, fixe un calendrier et prend les mesures provisoires.
- Si l'autre époux ne se manifeste pas, la procédure continue : le juge n'est pas lié par l'absence d'une partie et tranchera les points litigieux au jugement.
Les mesures provisoires sont ce qui organise la vie pendant la procédure. L'article 255 du code civil énumère ce que le juge peut notamment décider : statuer sur les modalités de la résidence séparée des époux, attribuer à l'un la jouissance du logement et du mobilier du ménage ou la partager, ordonner la remise des vêtements et objets personnels, fixer la pension alimentaire et la provision pour frais d'instance qu'un époux doit verser à son conjoint, ou encore désigner un notaire pour préparer le projet de liquidation du régime matrimonial.
Ce que votre avocat va vous demander
Le nom exact de l'établissement pénitentiaire, son adresse, et le numéro d'écrou. Ce sont ces éléments qui permettent d'atteindre une personne détenue par voie officielle. Notre page consacrée au numéro d'écrou explique comment l'obtenir.
À savoir avant d’agir. Si une interdiction judiciaire d'entrer en relation a été prononcée entre vous, dites-le à votre avocat dès le premier rendez-vous. Cela change la manière dont la procédure et les contacts s'organisent, et cela a aussi des conséquences sur le permis de visite (voir plus bas).
L'aide juridictionnelle : comment ne pas renoncer faute d'argent
L'aide juridictionnelle prend en charge tout ou partie des honoraires d'avocat, des frais de justice et des frais de signification. Elle fonctionne selon trois taux : 100 % pour l'aide totale, puis 55 % et 25 % pour l'aide partielle, selon les ressources. Elle vaut aussi bien pour le divorce sans juge que pour le divorce judiciaire.
- Pour une personne seule, Service-Public indique en 2026 un revenu fiscal de référence maximal de 12 957 € pour l'aide totale, 15 316 € pour le taux de 55 %, 19 433 € pour le taux de 25 %.
- Pour un couple, les seuils indiqués sont de 15 289 €, 17 648 € et 21 765 €.
- Des plafonds de patrimoine mobilier et immobilier s'ajoutent : si la valeur de votre patrimoine dépasse l'un des deux plafonds, l'aide n'est possible ni totale ni partielle.
- La demande se fait avec le formulaire cerfa n° 16146, à compléter en ligne ou à imprimer.
- Avant d'avoir saisi le tribunal, adressez la demande au tribunal judiciaire de votre domicile.
- Une fois l'affaire engagée, déposez-la auprès du tribunal où le dossier est traité.
- Joignez les justificatifs de ressources demandés par le formulaire.
- Gardez une copie de tout ce que vous déposez, et la preuve du dépôt.
À savoir avant d’agir. Ces montants sont ceux lus sur Service-Public au moment où cette page a été écrite. Ils sont revalorisés régulièrement : vérifiez-les sur la fiche officielle avant de conclure que vous êtes au-dessus du seuil. Et demandez l'aide tôt : elle peut être demandée avant le début de la procédure et jusqu'à la fin de l'affaire.
Les enfants : ce que le divorce change, et ce qu'il ne change pas
L'article 286 du code civil est court et net : « Les conséquences du divorce pour les enfants sont réglées selon les dispositions du chapitre Ier du titre IX du présent livre. » Autrement dit, ce sont les règles générales de l'autorité parentale qui s'appliquent. Le divorce, en lui-même, ne retire l'autorité parentale à personne.
Dans le divorce par consentement mutuel, la convention doit fixer les conditions d'exercice de l'autorité parentale et mentionner que le mineur a été informé de son droit d'être entendu par le juge (code civil, article 229-3). Ce n'est pas une formalité : c'est une mention obligatoire, prévue à peine de nullité.
À savoir avant d’agir. Si un enfant mineur demande son audition par le juge, le divorce sans juge n'est plus possible (article 229-2). Ce n'est pas un échec ni une faute de votre part : c'est ce que prévoit le texte, et l'affaire bascule alors devant le juge aux affaires familiales.
Le parloir de l'enfant se joue ailleurs
Le permis de visite d'un enfant mineur, l'accord du titulaire de l'autorité parentale, l'accompagnement par un adulte : ce sont des règles pénitentiaires, distinctes du divorce. Notre guide « Emmener un enfant au parloir » les détaille.
Le permis de visite ne se règle pas au tribunal
Beaucoup de gens croient qu'un divorce coupe automatiquement les visites, ou au contraire qu'il faut l'autorisation d'un juge pour arrêter de venir. Ni l'un ni l'autre. Le permis de visite relève du code pénitentiaire et se demande, se refuse, se suspend ou se retire par l'autorité pénitentiaire compétente — pour les personnes condamnées détenues en établissement pénitentiaire, c'est le chef d'établissement.
- L'article L341-1 du code pénitentiaire pose que le droit des personnes détenues au maintien des relations avec les membres de leur famille s'exerce notamment par les visites que ceux-ci leur rendent.
- L'article L341-2 prévoit que les personnes prévenues peuvent recevoir la visite des membres de leur famille ou d'autres personnes, au moins trois fois par semaine.
- L'article L341-3 prévoit que les personnes détenues condamnées peuvent recevoir la visite des membres de leur famille ou d'autres personnes au moins une fois par semaine.
- L'article L341-4 impose que les décisions de refus de délivrer un permis de visite soient motivées.
Les textes visent « les membres de leur famille ou d'autres personnes ». Ne plus être marié ne fait donc pas disparaître, à soi seul, la possibilité de demander ou de conserver un permis. Un permis de visite reste par ailleurs une autorisation, pas une obligation de venir : rien ne vous contraint à l'utiliser.
À savoir avant d’agir. L'article R341-2 du code pénitentiaire prévoit des cas où le permis peut être refusé, notamment à la victime de l'infraction pour laquelle la personne est détenue. Il prévoit surtout que, lorsqu'une interdiction d'entrer en relation a été prononcée par l'autorité judiciaire et reste en cours, l'autorité compétente ne peut pas délivrer le permis de visite à cette personne, sauf levée par l'autorité judiciaire. Si vous êtes dans ce cas, c'est l'avocat qu'il faut interroger, pas le guichet.
Étape suivante
Si un permis vous est refusé, suspendu ou retiré, notre guide « Permis de visite refusé » explique ce qui se conteste et auprès de qui.
Si vous ne voulez pas divorcer maintenant
Divorcer n'est pas la seule option. La séparation de corps permet aux époux de rester mariés en étant autorisés à vivre séparément. Service-Public le résume ainsi : elle ne dissout pas le mariage, mais elle a des effets juridiques importants, et elle entraîne toujours la séparation de biens.
- Le devoir de secours et d'assistance existe toujours et peut donner lieu au versement d'une pension alimentaire à l'époux dans le besoin.
- Le devoir de fidélité existe toujours.
- Le divorce peut ensuite être demandé s'il s'est écoulé deux ans après le jugement de séparation de corps.
- En cas de demande conjointe, la conversion de la séparation de corps en divorce n'est pas soumise au délai de deux ans.
- La séparation de corps prend fin par le divorce, par la reprise de la vie commune, ou par le décès de l'un des époux.
Certaines personnes choisissent aussi de ne rien engager pour l'instant et de prendre seulement un rendez-vous d'information. C'est une décision valable. Un premier rendez-vous chez un avocat n'oblige à rien.
À savoir avant d’agir. Attendre a toutefois des conséquences concrètes sur le logement, les comptes, les dettes du couple et les délais. Faites-les vous expliquer avant de choisir d'attendre, plutôt que de les découvrir plus tard.
Vous n'êtes pas obligé d'en parler à la famille
C'est souvent la partie la plus lourde : la peur du jugement, la belle-famille, les enfants, ceux qui diront que « ce n'est pas le moment », que « ça ne se fait pas ». Une démarche de divorce ne s'annonce à personne d'autre qu'aux personnes concernées par la procédure. Vous choisissez à qui vous en parlez, et quand.
- L'avocat est tenu au secret professionnel : c'est le seul interlocuteur avec qui vous pouvez tout poser sans filtre.
- Le service pénitentiaire d'insertion et de probation suit la personne détenue, pas vous : ce n'est pas votre confident, et il n'a pas à arbitrer votre couple.
- Le personnel de l'établissement n'a pas à connaître votre décision : elle ne conditionne aucune de vos démarches d'aujourd'hui.
À savoir avant d’agir. N'annoncez jamais une séparation à une personne détenue par un courrier seul, surtout si elle traverse une période difficile. Si vous craignez sa réaction, prévenez le service pénitentiaire d'insertion et de probation de l'établissement en amont : une nouvelle de cette nature doit être annoncée par quelqu'un qui reste ensuite auprès d'elle.
Pour vous, dehors
Notre page sur le soutien psychologique quand un proche est en prison rassemble les interlocuteurs disponibles. Demander de l'aide pour soi n'est pas abandonner l'autre.
Questions fréquentes
Est-ce que je peux divorcer alors que mon mari est en prison ?
Oui. L'article 229 du code civil énumère les cas de divorce — consentement mutuel, acceptation du principe de la rupture, altération définitive du lien conjugal, faute — et l'incarcération n'y figure ni comme obstacle ni comme cas particulier. Aucun texte ne suspend une procédure de divorce parce qu'un époux est détenu. Ce qui change est pratique : les rendez-vous, les signatures et les envois demandent une organisation que votre avocat prendra en charge.
Il refuse de divorcer. Est-ce qu'il peut me bloquer ?
Il peut refuser le divorce par consentement mutuel, qui suppose l'accord des deux. Il ne peut pas bloquer les autres voies : le divorce judiciaire peut être engagé par un seul époux, par assignation transmise à l'autre par commissaire de justice. Service-Public précise que le défendeur a quinze jours pour prendre un avocat s'il souhaite participer, et que la procédure continue même s'il ne se manifeste pas : le juge aux affaires familiales tranchera les points litigieux au jugement.
Comment signe-t-on les papiers quand la personne est enfermée ?
Cela dépend de la voie choisie, et c'est la question à poser aux avocats en premier. Pour le divorce sans juge, Service-Public indique que les deux époux et leurs deux avocats sont réunis en même temps pour signer les exemplaires de la convention : l'organisation de cette réunion quand un époux est détenu ne relève d'aucun texte que nous puissions vous citer, seul l'avocat pourra vous dire ce qui est possible dans cet établissement. Dans le divorce judiciaire, chacun des époux doit prendre un avocat, qui porte la procédure.
Est-ce que je perds mon permis de visite si je divorce ?
Le divorce et le permis de visite sont deux choses distinctes : ce n'est pas le juge aux affaires familiales qui décide du permis, mais l'autorité pénitentiaire compétente. Les articles L341-2 et L341-3 du code pénitentiaire visent « les membres de leur famille ou d'autres personnes » : ne plus être marié ne ferme donc pas automatiquement la porte. En sens inverse, l'article R341-2 interdit de délivrer un permis à une personne visée par une interdiction judiciaire d'entrer en relation encore en cours. Et rien ne vous oblige à utiliser un permis que vous détenez.
Est-ce que le divorce me retire des droits sur mes enfants ?
Non, pas en lui-même. L'article 286 du code civil renvoie les conséquences du divorce pour les enfants aux règles générales de l'autorité parentale. Dans un divorce par consentement mutuel, la convention doit fixer les conditions d'exercice de l'autorité parentale et mentionner que le mineur a été informé de son droit d'être entendu par le juge (article 229-3). Si un enfant mineur demande son audition, la voie sans juge n'est plus possible et le juge aux affaires familiales est saisi.
Je n'ai pas les moyens de payer un avocat. Que faire ?
Demandez l'aide juridictionnelle. Elle couvre les honoraires d'avocat, les frais de justice et de signification, à 100 %, 55 % ou 25 % selon vos ressources. Service-Public indique en 2026, pour une personne seule, un revenu fiscal de référence maximal de 12 957 € pour l'aide totale, 15 316 € pour 55 % et 19 433 € pour 25 %, avec des plafonds de patrimoine en plus. La demande se fait avec le formulaire cerfa n° 16146, déposé au tribunal judiciaire de votre domicile avant la saisine, ou au tribunal saisi ensuite. Elle peut être demandée avant le début de la procédure et jusqu'à la fin de l'affaire : vérifiez les montants à jour sur la fiche officielle.
Je ne veux pas divorcer, mais je ne veux plus de cette vie commune. Existe-t-il autre chose ?
La séparation de corps permet de rester marié en étant autorisé à vivre séparément. Service-Public précise qu'elle ne dissout pas le mariage, qu'elle entraîne toujours la séparation de biens, que le devoir de secours et d'assistance existe toujours et peut donner lieu à une pension alimentaire pour l'époux dans le besoin, et que le devoir de fidélité subsiste. Le divorce peut ensuite être demandé deux ans après le jugement de séparation de corps ; en demande conjointe, ce délai de deux ans ne s'applique pas.
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Les textes sur lesquels repose cet article
Chaque référence a été ouverte et lue. Ces liens permettent de vérifier directement à la source les informations présentées dans cet article.
- Article 229 du code civil — les cas de divorce (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code civil, article 229 · consulté le 5 août 2026
- Chapitre Ier : Des cas de divorce (articles 229 à 247-2) (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code civil, articles 229 à 247-2 (notamment 233, 237, 238, 242) · consulté le 5 août 2026
- Divorce par consentement mutuel par acte sous signature privée contresigné par avocats (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code civil, articles 229-1 à 229-4 · consulté le 5 août 2026
- Article 255 du code civil — mesures provisoires (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code civil, article 255 · consulté le 5 août 2026
- Des conséquences du divorce pour les enfants (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code civil, article 286 · consulté le 5 août 2026
- Chapitre Ier : Visites — droit de visite des personnes détenues (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, articles L341-1 à L341-4 · consulté le 5 août 2026
- Article R341-2 du code pénitentiaire — refus du permis de visite (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, article R341-2 · consulté le 5 août 2026
- Section 1 : Permis de visite (articles R341-1 à R341-8) (nouvelle fenêtre)Légifrance · Code pénitentiaire, articles R341-1 à R341-8 · consulté le 5 août 2026
- Divorce par consentement mutuel (sans juge) (nouvelle fenêtre)Service-Public · Fiche F10567 · consulté le 5 août 2026
- Divorce devant le juge : la procédure (nouvelle fenêtre)Service-Public · Fiche F35837 · consulté le 5 août 2026
- Aide juridictionnelle (nouvelle fenêtre)Service-Public · Fiche F18074 · consulté le 5 août 2026
- Séparation de corps (nouvelle fenêtre)Service-Public · Fiche F980 · consulté le 5 août 2026
- Divorce, séparation de corps (nouvelle fenêtre)Service-Public · Rubrique N159 · consulté le 5 août 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officiellePrison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus (nouvelle fenêtre)
Justice.fr — ministère de la Justice (contenu Service-Public / DILA)
Fiche mise à jour le 7 mai 2025 distinguant les droits du condamné et ceux du prévenu : mariage ou Pacs en détention, autorité parentale, visite des enfants, et permis de visite exigé pour les témoins, le conjoint ou le notaire.
- Source officielleDemande en ligne de permis de visite ou de parloir (nouvelle fenêtre)
Service-Public.fr — DILA / ministère de la Justice
Téléservice permettant trois démarches (permis de visite, parloir familial ou unité de vie familiale, envoi d'argent), avec les durées de référence : 3h30 à 6 h en parloir familial, 6 à 72 h en UVF.
À savoirRéservé aux proches d'une personne CONDAMNÉE : les proches d'une personne prévenue doivent passer par le magistrat en charge du dossier.
- Source officielleDemande de permis de visite (prison) — formulaire cerfa 13960*02 (nouvelle fenêtre)
Service-Public.fr — DILA (Premier ministre)
Le formulaire officiel à remplir pour demander à rendre visite à une personne détenue, à utiliser quand la demande ne peut pas se faire en ligne.
- Source officielleCode pénitentiaire — Section 1 : Permis de visite (art. R341-1 à R341-8) (nouvelle fenêtre)
Légifrance
Texte en vigueur qui fixe qui délivre, refuse, suspend ou retire le permis de visite : le chef d'établissement pour un condamné (R341-5), avec des règles propres aux prévenus (R341-4), aux hospitalisés (R341-6) et aux extradés (R341-7).
- AssociationConnaître ses droits — fiches pratiques de l'OIP (nouvelle fenêtre)
Observatoire international des prisons — section française
Catalogue de fiches thématiques gratuites (parloirs et UVF, droit de visite, correspondance, téléphone, affectation et transferts, discipline, travail, santé, permissions de sortir), avec version papier disponible sur simple demande.
À savoirAssociation indépendante, non officielle. Attention : la fiche « réductions de peines » du site décrit encore principalement l'ancien régime des crédits automatiques (l'OIP indique qu'une fiche sur le régime applicable depuis le 1er janvier 2023 est en cours d'écriture) — ne pas s'y fier pour le calcul de peine.
- AssociationGarder le contact, c'est possible — avoir un parent incarcéré (nouvelle fenêtre)
UFRAMA, avec le soutien du ministère de la Justice, du Défenseur des droits et de la Fondation de France
Site d'information conçu pour les adolescents et jeunes adultes ayant un parent détenu : démarches pour obtenir un permis de visite, ce qui se passe au parloir, et moyens de reprendre ou garder le lien, avec un formulaire de questions anonymes.
À savoirRessource associative (UFRAMA) soutenue par le ministère de la Justice, mais qui n'est pas une source officielle de droit : vérifier les règles applicables auprès de l'établissement pénitentiaire.
- AssociationFARAPEJ — missions et orientation des personnes détenues et de leurs proches (nouvelle fenêtre)
FARAPEJ (Fédération des associations réflexion-action, prison et justice)
Fédération d'environ 60 associations couvrant toute la chaîne pénale ; elle reçoit les demandes des personnes détenues, de leurs proches et des sortants pour les orienter vers la structure locale adaptée (contact : farapej@farapej.fr, 07 45 24 08 58).
- AssociationL'accompagnement d'un enfant au parloir (Relais Parents Enfants) (nouvelle fenêtre)
REP — Relais Parents Enfants en milieu carcéral
Explique comment un bénévole accompagne un enfant mineur au parloir vers son parent incarcéré, qui peut faire la demande (parent détenu, personne en charge de l'enfant, travailleur social) et sur quel fondement (décision du JAF ou du juge des enfants, ou accord amiable).
À savoirAssociation locale (Normandie, permanences à Rouen) : ailleurs en France, rechercher le relais enfants-parents ou l'association d'accueil compétente via l'annuaire UFRAMA ou la FARAPEJ.
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
À lire ensuite
- L'autorité parentale quand un parent est en prison — Droits & justice
- Le casier judiciaire : les trois bulletins, la demande du n°3 et l'effacement — Droits & justice
- Quartier disciplinaire : est-ce que je pourrai quand même le voir ? — Droits & justice
Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Article mis à jour le 05/08/2026.