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Sortie & réinsertion

Dettes, amendes et frais de justice après la prison

La peine de prison sanctionne l'infraction. Elle ne solde pas l'argent qui reste dû. Beaucoup de personnes découvrent à la sortie une amende, un droit fixe de procédure, des dommages-intérêts ou une pension alimentaire qui ont continué de courir. Cette page dit ce que la détention efface, ce qu'elle n'efface pas, à qui écrire et dans quel ordre.

La réponse en trente secondes

Avoir fait de la prison n'annule pas les sommes dues. L'amende prononcée par le tribunal, le droit fixe de procédure, les dommages-intérêts versés aux victimes, la pension alimentaire et les dettes privées restent dues à la sortie.

Le bon réflexe n'est pas d'attendre. C'est d'aller au centre des finances publiques avec le relevé de condamnation, de dire la situation réelle et de demander un échelonnement. Le silence, lui, laisse la procédure suivre son cours.

À savoir avant d’agir. Cette page explique le cadre général. Elle ne remplace pas l'analyse d'un avocat, qui seul peut lire le dossier, vérifier ce qui a été prononcé et dire ce qui est encore contestable.

  • Les amendes et les frais de justice se règlent auprès du Trésor public, pas auprès de la prison.
  • Un échelonnement peut être demandé au centre des finances publiques, justificatifs de ressources à l'appui.
  • Un dossier de surendettement peut être déposé gratuitement, mais il ne touche ni les amendes pénales ni les sommes dues aux victimes.
  • La pension alimentaire ne s'arrête pas toute seule : sa révision se demande au juge aux affaires familiales.
  • Le conseiller SPIP est là pour aider à préparer ces démarches avant même la sortie.

Ce que la détention ne fait pas disparaître

C'est la première chose à comprendre, et souvent la plus difficile à entendre. La peine exécutée ne vaut pas quittance. Les sommes dues continuent d'exister pendant l'incarcération, et elles sont toujours là au moment de la levée d'écrou.

  • L'amende prononcée par la juridiction pénale, distincte des amendes forfaitaires de la route.
  • Le droit fixe de procédure, cette ligne du relevé de condamnation que beaucoup découvrent après coup.
  • Les dommages-intérêts alloués aux victimes constituées partie civile.
  • La pension alimentaire ou la contribution à l'entretien d'un enfant fixée par un juge.
  • Les dettes privées ordinaires : loyer, crédit, factures d'énergie, découvert bancaire.

Service-Public indique que la peine d'amende doit être réglée dans le mois qui suit le prononcé de la décision ou sa signification, et que passé ce délai le Trésor public envoie une relance. La même page précise que la peine d'amende se prescrit par trois ans à compter du jour où la décision est devenue définitive lorsqu'elle sanctionne une contravention, six ans lorsqu'elle sanctionne un délit, vingt ans lorsqu'elle sanctionne un crime. Autrement dit, l'administration a le temps.

La réduction de 20 %

L'article 707-3 du code de procédure pénale prévoit que le condamné est avisé que, s'il s'acquitte du montant de l'amende dans un délai d'un mois à compter de la date à laquelle le jugement a été prononcé, ce montant est diminué de 20 %, sans que cette diminution puisse excéder 1 500 euros. Le même texte précise que le paiement de l'amende ne fait pas obstacle à l'exercice des voies de recours : payer ne vaut pas renoncer à faire appel.

Le droit fixe de procédure : la ligne qu'on n'avait pas vue

Sur le relevé de condamnation figure souvent une somme qui n'est pas l'amende. C'est le droit fixe de procédure, prévu par l'article 1018 A du code général des impôts.

  • Il est dû par chaque personne condamnée, en plus de l'amende.
  • Son montant dépend de la juridiction qui a jugé : il n'est pas le même devant un tribunal de police, un tribunal correctionnel, une cour d'appel, une cour d'assises ou la Cour de cassation.
  • Il est recouvré comme les amendes, par les comptables publics compétents.
  • Les personnes condamnées pour un même crime ou un même délit en sont tenues solidairement.
  • Il n'est pas dû lorsque la personne condamnée est mineure.
  • Il est majoré lorsque la personne n'a pas comparu, mais l'article précise que cette majoration ne s'applique pas si le condamné s'acquitte volontairement du montant du droit fixe de procédure dans un délai d'un mois.

À savoir avant d’agir. Nous ne donnons pas ici les montants. Les sources officielles que nous avons consultées ne les présentent pas de la même façon selon les juridictions, et un chiffre approximatif ferait plus de mal que de bien. Le montant exact figure sur le relevé de condamnation, et le centre des finances publiques peut le confirmer.

Ce qui a déjà pu être prélevé pendant la détention

Beaucoup de familles ignorent qu'une partie de l'argent inscrit au compte nominatif de la personne détenue est déjà réservée aux victimes. Ce n'est pas une décision de l'établissement : c'est la loi.

Les articles L. 332-1 et suivants du code pénitentiaire prévoient que les valeurs pécuniaires des personnes détenues, inscrites à un compte nominatif ouvert à l'établissement, sont réparties en trois parts : une part sur laquelle seules les parties civiles et les créanciers d'aliments peuvent faire valoir leurs droits, une part affectée au pécule de libération qui ne peut faire l'objet d'aucune voie d'exécution, et une part laissée à la libre disposition de la personne détenue.

L'article L. 332-2 ajoute que les sommes destinées à l'indemnisation des parties civiles leur sont versées directement, sous réserve des droits des créanciers d'aliments, à la demande du procureur de la République. L'article L. 332-3 prévoit qu'au-delà d'un seuil fixé par décret, les sommes destinées à l'indemnisation qui n'ont pas été réclamées sont versées au fonds de garantie des victimes lors de la libération.

Ce que cela change concrètement

Si votre proche a travaillé en détention, une part de ce qu'il a gagné a pu déjà partir vers les parties civiles. Demandez le relevé du compte nominatif au greffe ou à la régie des comptes de l'établissement : c'est le document qui permet de savoir où on en est avant de discuter avec le Trésor public.

À qui s'adresser, et dans quel ordre

L'erreur la plus fréquente est de s'adresser au mauvais guichet et de perdre des semaines. Chaque somme a son interlocuteur.

  • Amende pénale et droit fixe de procédure : le Trésor public. Service-Public indique que la personne condamnée peut se présenter au bureau d'exécution des peines de la juridiction qui l'a condamnée, adresser son relevé de condamnation accompagné d'un chèque à un centre des finances publiques, ou se rendre au centre des finances publiques de son lieu de résidence avec ce relevé.
  • Dommages-intérêts dus aux victimes : ce sont des sommes civiles. C'est l'avocat, et le cas échéant l'huissier de justice mandaté par la partie civile, qui sont en face.
  • Pension alimentaire : le juge aux affaires familiales pour la faire réviser, l'organisme débiteur des prestations familiales lorsqu'une intermédiation financière est en place.
  • Loyer, crédit, factures : le créancier lui-même d'abord, puis un travailleur social, puis éventuellement la commission de surendettement.
  • Impôts : le centre des finances publiques dont dépend le domicile.

À savoir avant d’agir. Une personne qui se présente comme huissier et réclame un paiement immédiat par virement, carte prépayée ou espèces doit vous alerter. Demandez toujours un document écrit, l'identité de l'étude et le numéro de dossier, et vérifiez auprès du créancier avant de payer quoi que ce soit.

Demander un échelonnement quand on ne peut pas payer

Sortir de prison, c'est presque toujours sortir sans revenu. Ce n'est pas une raison pour se taire. La demande d'échelonnement existe précisément pour ces situations.

  1. Rassembler le relevé de condamnation, ou à défaut demander au bureau d'exécution des peines de la juridiction qui a jugé de vous le fournir.
  2. Réunir tous les documents prouvant la situation financière : bulletin de sortie, attestation d'absence de ressources, notification de prestations, quittance de loyer ou attestation d'hébergement, relevés bancaires.
  3. Se déplacer au centre des finances publiques le plus proche du domicile. Service-Public indique que la personne condamnée peut y demander un échelonnement du paiement de l'amende.
  4. Exposer la situation par écrit et garder une copie datée de tout ce qui est remis.
  5. Noter le nom de l'interlocuteur et demander une trace écrite de la suite donnée.

Si vous estimez ne pas pouvoir payer même de façon étalée, dites-le et demandez au comptable public ce qui est possible dans votre situation. C'est lui qui décide, au vu des pièces. Nous ne pouvons pas vous annoncer un résultat : personne ne le peut à l'avance.

Un accompagnement gratuit existe

Un travailleur social, le service social de la mairie ou du département, ou une association d'aide aux personnes sortant de détention peuvent vous aider à monter le dossier et à écrire la demande. Ce n'est pas un aveu de faiblesse : c'est ce qui fait qu'un dossier est complet du premier coup.

Ne pas payer volontairement peut conduire à une nouvelle incarcération

C'est le point qui inquiète le plus, et il mérite d'être dit avec précision, parce que la nuance change tout : la loi vise le refus de payer, pas l'incapacité de payer.

L'article 749 du code de procédure pénale prévoit qu'en cas d'inexécution volontaire d'une ou plusieurs condamnations à une peine d'amende, le juge de l'application des peines peut ordonner une contrainte judiciaire, consistant en un emprisonnement dont la durée est fixée par ce magistrat dans une limite maximale fixée par la loi selon le montant de l'amende. L'article 750 fixe ces durées maximales, qui augmentent par paliers selon le montant en cause.

L'article 752 du même code dispose que la contrainte judiciaire ne peut être prononcée contre les condamnés qui, par tout moyen, justifient de leur insolvabilité. C'est pour cela que constituer un dossier de preuves de sa situation — absence de ressources, attestations, relevés — n'est pas une formalité mais une protection.

  • L'article 759 permet à la personne de faire cesser la contrainte judiciaire en payant ou en consignant les sommes dues.
  • L'article 760 prévoit que la contrainte judiciaire ne peut être exercée deux fois pour la même dette.
  • Ces articles ont vocation à être abrogés au 1er janvier 2029 selon la mention portée sur Légifrance : le texte applicable à une situation donnée doit être vérifié à la date concernée, avec un avocat.

À savoir avant d’agir. Si votre proche reçoit une convocation devant le juge de l'application des peines à propos d'une amende impayée, ne laissez pas passer la date et prenez contact avec un avocat. C'est le moment où sa situation financière réelle doit être documentée, pas après.

La pension alimentaire : le sujet à ne pas laisser traîner

L'incarcération ne suspend pas une pension alimentaire fixée par un juge. Elle continue de courir, et l'arriéré s'accumule pendant toute la détention.

L'article 227-3 du code pénal punit de deux ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende le fait de ne pas exécuter une décision judiciaire imposant de verser une pension, une contribution, des subsides ou des prestations de toute nature, en demeurant plus de deux mois sans s'acquitter intégralement de cette obligation. Le texte prévoit les mêmes peines lorsque, en cas d'intermédiation financière, la personne demeure plus de deux mois sans s'acquitter des sommes dues à l'organisme débiteur des prestations familiales.

La seule voie propre est la révision. Service-Public explique que le montant de la pension peut varier pour tenir compte de l'évolution des besoins de l'enfant et des revenus de chacun des deux parents, et que la demande de révision se fait auprès du juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire dont dépend la résidence du parent chez lequel les enfants résident. Elle précise qu'il faut prouver le changement de situation, en joignant par exemple des bulletins de salaire, une attestation France Travail, des factures, des relevés de prestations sociales, des quittances de loyer ou des attestations de tiers.

Le plus tôt est le mieux

La révision ne s'obtient pas rétroactivement par miracle. Une demande déposée dès que la situation change limite l'arriéré. Un avocat, ou le point-justice le plus proche, peut aider à remplir la requête au juge aux affaires familiales.

Le dossier de surendettement : ce qu'il touche, et ce qu'il ne touche pas

C'est la question la plus fréquente, et la réponse est en deux temps. Oui, une personne sortie de détention peut déposer un dossier de surendettement. Non, ce dossier ne fera pas disparaître les sommes liées à la condamnation pénale.

L'article L. 711-1 du code de la consommation réserve le bénéfice des mesures de traitement du surendettement aux personnes physiques de bonne foi, et définit la situation de surendettement comme l'impossibilité manifeste de faire face à l'ensemble de ses dettes, professionnelles et non professionnelles, exigibles et à échoir.

L'article L. 711-4 du même code exclut de toute remise, de tout rééchelonnement et de tout effacement, sauf accord du créancier, les dettes alimentaires, les réparations pécuniaires allouées aux victimes dans le cadre d'une condamnation pénale, certaines dettes frauduleuses envers les organismes de protection sociale ou les collectivités territoriales, et certaines dettes fiscales. Le même article précise que les amendes prononcées dans le cadre d'une condamnation pénale sont exclues de toute remise et de tout rééchelonnement.

  • Ce qui peut entrer dans un dossier de surendettement : dettes bancaires, arriérés de loyer, factures impayées d'eau, de gaz ou d'électricité.
  • Ce qui reste dehors : pensions alimentaires, dommages-intérêts dus aux victimes d'une condamnation pénale, amendes pénales, dettes frauduleuses envers un organisme social.
  1. Le dossier se dépose en ligne par téléservice ou au moyen du formulaire cerfa n° 13594, à adresser à Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01.
  2. Il faut joindre les photocopies des pièces d'identité, des ressources, des dépenses, des dettes et du patrimoine, ainsi qu'une lettre expliquant et signée.
  3. Une attestation de dépôt est adressée sous deux jours ouvrables selon Service-Public.
  4. À compter du dépôt, la commission de surendettement dispose de trois mois pour décider si le dossier est recevable ou non.
  5. Le dépôt entraîne une inscription au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers, et il reste nécessaire de continuer à payer les dépenses courantes.

À savoir avant d’agir. Le dépôt d'un dossier de surendettement est gratuit. Aucun organisme n'a à vous facturer sa constitution. Si on vous propose de le faire contre paiement, refusez et adressez-vous à un travailleur social ou à la Banque de France.

Ce que le SPIP peut faire, et ce qu'il ne décide pas

Le service pénitentiaire d'insertion et de probation est le service qui suit la personne condamnée, en détention comme après. Le ministère de la Justice le présente comme un service déconcentré de l'administration pénitentiaire chargé de la prévention de la récidive et de la réinsertion des personnes placées sous main de justice.

L'article L. 113-5 du code pénitentiaire prévoit que les personnels des services pénitentiaires d'insertion et de probation sont chargés de préparer et d'exécuter les décisions de l'autorité judiciaire relatives à l'insertion et à la probation, qu'ils préparent la sortie des personnes détenues et qu'ils évaluent régulièrement leur situation matérielle, familiale et sociale.

  • Le conseiller peut aider à identifier les sommes dues et à orienter vers le bon service social.
  • Il peut orienter vers les dispositifs de droit commun : accès aux droits, accompagnement budgétaire, aide à l'ouverture d'un compte.
  • Il ne fixe pas les montants, n'annule aucune dette et ne décide pas d'un échelonnement : ces décisions appartiennent au Trésor public, au juge ou au créancier.
  • La demande d'entretien se fait par écrit, par la personne détenue elle-même, auprès du SPIP de l'établissement.

Ce que la famille peut faire de plus utile

Vous n'obtiendrez pas d'informations sur le dossier de votre proche sans son accord : c'est lui qui doit écrire et signer. En revanche, vous pouvez rassembler les pièces dehors — justificatifs de charges, attestation d'hébergement, courriers de créanciers — pour que le dossier soit prêt le jour de la sortie plutôt que trois mois après.

Questions fréquentes

Mon proche a fait de la prison. Son amende est-elle effacée ?

Non. La peine de prison et l'amende sont deux peines distinctes. L'amende reste due et le Trésor public en poursuit le recouvrement. Service-Public indique que la peine d'amende se prescrit par trois ans à compter du jour où la décision est devenue définitive lorsqu'elle sanctionne une contravention, six ans pour un délit et vingt ans pour un crime. Le mieux est de se présenter au centre des finances publiques avec le relevé de condamnation pour connaître le solde exact et demander un échelonnement.

Peut-on retourner en prison parce qu'on n'a pas payé une amende ?

L'article 749 du code de procédure pénale permet au juge de l'application des peines d'ordonner une contrainte judiciaire en cas d'inexécution volontaire d'une condamnation à une amende. Mais l'article 752 précise que la contrainte judiciaire ne peut pas être prononcée contre les condamnés qui, par tout moyen, justifient de leur insolvabilité. C'est le refus de payer qui est visé, pas l'incapacité de payer. D'où l'importance de conserver et de présenter les preuves de sa situation, et de se faire assister d'un avocat si une convocation arrive.

Un dossier de surendettement peut-il effacer les dommages-intérêts dus à la victime ?

Non. L'article L. 711-4 du code de la consommation exclut de toute remise, de tout rééchelonnement et de tout effacement, sauf accord du créancier, les réparations pécuniaires allouées aux victimes dans le cadre d'une condamnation pénale, ainsi que les dettes alimentaires. Le même article précise que les amendes prononcées dans le cadre d'une condamnation pénale sont exclues de toute remise et de tout rééchelonnement. Le dossier de surendettement peut en revanche porter sur des dettes bancaires, des arriérés de loyer ou des factures impayées.

Qu'est-ce que ce montant sur le relevé de condamnation qui n'est pas l'amende ?

C'est très probablement le droit fixe de procédure, prévu par l'article 1018 A du code général des impôts. Il est dû par chaque personne condamnée, en plus de l'amende, et son montant dépend de la juridiction qui a jugé. Il est recouvré comme les amendes par les comptables publics. Il n'est pas dû lorsque la personne condamnée est mineure, et les personnes condamnées pour la même infraction en sont tenues solidairement. Le centre des finances publiques peut confirmer le détail ligne par ligne.

La pension alimentaire s'arrête-t-elle pendant l'incarcération ?

Non, pas automatiquement. Tant qu'un juge ne l'a pas modifiée, elle continue de courir et l'arriéré s'accumule. L'article 227-3 du code pénal punit de deux ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende le fait de demeurer plus de deux mois sans s'acquitter intégralement d'une pension fixée par une décision judiciaire. La démarche à engager est une demande de révision auprès du juge aux affaires familiales, en prouvant le changement de situation avec des justificatifs de ressources et de charges.

Combien coûte le dépôt d'un dossier de surendettement ?

Rien. Le dossier se dépose gratuitement, en ligne par téléservice ou au moyen du formulaire cerfa n° 13594 adressé à Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01. Une attestation de dépôt est adressée sous deux jours ouvrables, et la commission dispose de trois mois à compter du dépôt pour se prononcer sur la recevabilité. Si quelqu'un vous propose de constituer ce dossier contre paiement, refusez.

Une partie de ce que mon proche gagne en détention part-elle déjà aux victimes ?

C'est prévu par la loi. Les articles L. 332-1 et suivants du code pénitentiaire répartissent les valeurs pécuniaires inscrites au compte nominatif en trois parts : une part sur laquelle seules les parties civiles et les créanciers d'aliments peuvent faire valoir leurs droits, une part affectée au pécule de libération qui ne peut faire l'objet d'aucune voie d'exécution, et une part laissée à sa libre disposition. Les sommes destinées à l'indemnisation des parties civiles leur sont versées directement à la demande du procureur de la République. Demandez le relevé du compte nominatif pour savoir où en est le décompte.

Passer à l’action

Demander un entretien avec le conseiller SPIP Le courrier que la personne détenue signe et remet elle-même, pour faire le point sur les sommes dues avant la sortie.Étape suivante : papiers et droits à la sortie Sans adresse ni pièce d'identité, aucune démarche financière n'aboutit. Le bon ordre des trente premiers jours.Guide : le SPIP, à quoi il sert Ce que le conseiller peut faire, ce qu'il ne décide pas, et comment obtenir un entretien.Fiche à imprimer : préparer la sortie Le mémo à emporter ou à envoyer par courrier, avec les interlocuteurs et les sources datées.Le plan de sortie J−90 → J+30 Le calendrier des démarches, phase par phase, pour ne pas découvrir les dettes le jour de la levée d'écrou.Trouver la bonne démarche Le parcours guidé oriente vers la démarche adaptée et fournit le modèle de courrier correspondant.

Votre situation n’est pas celle-là ? Poser la question à CLÉA — la recherche s’exécute sur votre appareil, rien n’est envoyé.

Les textes sur lesquels repose cet article

Chaque référence a été ouverte et lue. Ces liens permettent de vérifier directement à la source les informations présentées dans cet article.

Pour aller plus loin

Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.

  • Source officielleEnvoyer de l'argent à un proche en détention (nouvelle fenêtre)

    Ministère de la Justice

    Explique que le versement se fait par virement bancaire (le mandat justice a été supprimé), avec RIB de la régie des comptes nominatifs, numéro d'écrou, nom et prénoms, et un crédit du compte sous 2 à 4 jours ouvrés.

    À savoirPage rédigée du point de vue du virement bancaire classique : un service de virement en ligne existe désormais aussi sur le portail de l'administration pénitentiaire (voir lien service-public « Virement bancaire à un détenu »).

  • Source officielleVirement bancaire à un détenu (service en ligne) (nouvelle fenêtre)

    Service-Public.gouv.fr / Ministère chargé de la justice

    Fiche de démarche officielle qui renvoie vers le service en ligne du portail de l'administration pénitentiaire permettant de verser de l'argent sur le compte d'une personne détenue.

    À savoirLa fiche ne détaille ni les conditions (permis de visite) ni les plafonds : ils s'appliquent sur le portail lui-même.

  • Source officielleVie en prison : droit de visite, accès au téléphone, réception d'argent, etc. (nouvelle fenêtre)

    Service-Public.gouv.fr (DILA)

    Fiche de référence sur le quotidien en détention : ouverture du compte nominatif à l'arrivée, deux façons de recevoir de l'argent (portail pénitentiaire ou virement sur le RIB de la régie), délai de 2 à 4 jours ouvrés, et liste des achats possibles en cantine.

  • Source officielleCode pénitentiaire — Article R332-3 (subsides en argent) (nouvelle fenêtre)

    Légifrance (DILA)

    Article qui pose qui peut envoyer de l'argent : les titulaires d'un permis permanent de visite ou les personnes autorisées par le chef d'établissement, les sommes étant ensuite réparties selon les règles du compte nominatif.

  • AssociationFARAPEJ — missions et orientation des personnes détenues et de leurs proches (nouvelle fenêtre)

    FARAPEJ (Fédération des associations réflexion-action, prison et justice)

    Fédération d'environ 60 associations couvrant toute la chaîne pénale ; elle reçoit les demandes des personnes détenues, de leurs proches et des sortants pour les orienter vers la structure locale adaptée (contact : farapej@farapej.fr, 07 45 24 08 58).

  • AssociationConnaître ses droits — fiches pratiques de l'OIP (nouvelle fenêtre)

    Observatoire international des prisons — section française

    Catalogue de fiches thématiques gratuites (parloirs et UVF, droit de visite, correspondance, téléphone, affectation et transferts, discipline, travail, santé, permissions de sortir), avec version papier disponible sur simple demande.

    À savoirAssociation indépendante, non officielle. Attention : la fiche « réductions de peines » du site décrit encore principalement l'ancien régime des crédits automatiques (l'OIP indique qu'une fiche sur le régime applicable depuis le 1er janvier 2023 est en cours d'écriture) — ne pas s'y fier pour le calcul de peine.

Liens vérifiés le 29 juillet 2026.

À lire ensuite

Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Article mis à jour le 05/08/2026.