La force ne vient pas des capacités physiques. Elle vient d'une volonté indomptable.
Soins refusés ou retardés en détention : que faire
Votre proche a demandé à voir un médecin et rien ne vient. Son traitement est interrompu. Vous appelez, on ne vous dit rien. Cette page explique la suite : à qui écrire, dans quel ordre, ce que le texte prévoit vraiment, et à quel moment passer à l'avocat, au CGLPL ou au Défenseur des droits. Elle ne raconte pas comment les soins sont organisés : pour cela, allez au guide « Se soigner en détention ».
La réponse en trente secondes
En prison, ce n'est pas l'administration pénitentiaire qui soigne : les soins sont assurés par une unité sanitaire tenue par une équipe hospitalière, sous la responsabilité médicale d'un hôpital public désigné par l'agence régionale de santé (article D. 115-3 du code pénitentiaire). Quand une demande de soin reste sans réponse, il y a donc deux portes à pousser, pas une. Et tout se joue à l'écrit.
- La loi garantit « la qualité et la continuité des soins » aux personnes détenues « dans des conditions équivalentes à celles dont bénéficie l'ensemble de la population » (article L. 322-1 du code pénitentiaire).
- Première étape : votre proche relance l'unité sanitaire par écrit, sous pli fermé, en datant sa demande et en gardant une trace.
- Deuxième porte, côté détention : toute personne détenue peut présenter une requête ou une plainte au chef de l'établissement, qui lui accorde audience si elle invoque un motif suffisant (article R. 314-1 du code pénitentiaire).
- Troisième porte, côté soins : une plainte ou réclamation écrite peut être adressée au représentant légal de l'hôpital de rattachement. Le code de la santé publique organise alors une procédure avec médiateur et commission des usagers (articles R. 1112-91 à R. 1112-94).
- Si rien ne bouge : l'avocat, le CGLPL, le Défenseur des droits. Ces recours sont gratuits.
À savoir avant d’agir. Cette page ne remplace pas l'analyse d'un avocat, et elle ne remplace pas un avis médical : aucune situation particulière ne se règle avec une page d'information. En cas d'urgence vitale, il faut prévenir un surveillant sans attendre et appeler les secours — le 15 (Samu) ou le 112. Pour une détresse ou un risque suicidaire, le 3114 répond 24 h/24 et 7 j/7.
Deux responsables, deux courriers
Beaucoup de démarches échouent parce qu'elles partent au mauvais endroit. La distinction est simple, et elle vaut la peine d'être retenue avant d'écrire quoi que ce soit.
Qui répond de quoi
Ce qui relève de l'équipe hospitalière : le contenu du soin, le délai de consultation, le traitement, l'orientation vers un spécialiste, la demande d'examen. Ce qui relève de l'administration pénitentiaire : la remise effective du courrier au service médical, l'organisation du mouvement vers l'unité sanitaire, l'escorte pour un rendez-vous à l'hôpital. Un même blocage peut relever des deux — dans ce cas, on écrit aux deux.
À savoir avant d’agir. N'écrivez pas au SPIP ni au greffe pour un problème de soins : ils n'ont pas accès au dossier médical et ne peuvent pas répondre à votre place. Le SPIP peut en revanche signaler une inquiétude, ce qui n'est pas la même chose.
Étape 1 : relancer l'unité sanitaire, par écrit
La demande part toujours de la personne détenue. Vous ne pouvez pas prendre rendez-vous à sa place, et le secret médical empêche qu'on vous réponde. Ce que vous pouvez faire, c'est lui dire exactement quoi écrire.
- Rédiger un mot au service médical de l'établissement, sous pli fermé.
- Rappeler la date de la première demande restée sans réponse.
- Décrire ce qui ne va pas et depuis quand, sans en dire plus qu'il ne veut.
- Préciser si un traitement est interrompu, lequel, et depuis quelle date.
- Noter la date de dépôt de cette relance, et la garder en mémoire ou par écrit.
- Si l'état se dégrade, alerter immédiatement un surveillant, sans attendre la réponse écrite.
Ce que dit le code de la santé publique
Toute personne a le droit de recevoir « les traitements et les soins les plus appropriés » compte tenu de son état et de l'urgence des interventions qu'il requiert (article L. 1110-5 du code de la santé publique). C'est la phrase à avoir en tête quand on écrit : la demande n'est pas une faveur.
À savoir avant d’agir. Nous ne pouvons pas vous dire en combien de temps une consultation sera accordée : aucun texte ne fixe de délai général, et cela dépend de l'établissement et de la situation médicale. Méfiez-vous de toute personne qui vous promet un délai — ou qui vous demande de l'argent pour « débloquer » des soins.
Étape 2 : la requête au chef d'établissement
L'article R. 314-1 du code pénitentiaire pose une règle courte et utile : « Toute personne détenue peut présenter des requêtes ou des plaintes au chef de l'établissement pénitentiaire qui lui accorde audience si elle invoque un motif suffisant. » Un traitement interrompu, une demande de consultation restée sans suite, un rendez-vous médical annulé faute d'escorte : ce sont des motifs qui s'exposent.
- La requête se fait par écrit, avec la date, le nom et le numéro d'écrou.
- On y écrit le fait, pas le diagnostic : « ma demande du tel jour au service médical est restée sans réponse » suffit, et le secret médical est préservé.
- On demande une chose précise : une audience, ou que la demande soit transmise à l'unité sanitaire.
- On garde la date d'envoi.
À savoir avant d’agir. Une requête n'est pas une provocation et ne se sanctionne pas. Elle doit rester factuelle et polie : c'est ce qui la rend efficace, et c'est aussi ce qui la rend utilisable plus tard par un avocat.
Étape 3 : la réclamation à l'hôpital de rattachement
C'est la voie la moins connue des familles, et elle existe pourtant. L'unité sanitaire dépend d'un hôpital public. Cet hôpital est un établissement de santé, et le code de la santé publique y organise une procédure écrite de réclamation ouverte à ses usagers.
- L'usager exprime d'abord ses griefs oralement auprès des responsables du service. En cas d'impossibilité ou s'il n'est pas satisfait, il peut adresser une plainte ou réclamation écrite au représentant légal de l'établissement, ou la faire consigner par écrit (article R. 1112-91).
- Le représentant légal répond dans les meilleurs délais en informant de la possibilité de saisir un médiateur, ou saisit lui-même le médiateur. Le médiateur médecin traite ce qui concerne l'organisation des soins et le fonctionnement médical du service ; le médiateur non médecin le reste (article R. 1112-92).
- Le médiateur rencontre l'auteur de la plainte dans les huit jours suivant sa saisine, sauf refus ou impossibilité. Il peut aussi rencontrer les proches du patient s'il l'estime utile ou à leur demande (article R. 1112-93).
- Dans les huit jours suivant cette rencontre, il adresse son compte rendu au président de la commission des usagers, qui le transmet aux membres et au plaignant. La commission formule des recommandations, ou un avis motivé de classement. Le représentant légal répond ensuite au plaignant dans les huit jours suivant la séance, en joignant l'avis de la commission (article R. 1112-94).
La commission des usagers
Chaque établissement de santé compte une commission des usagers, chargée de veiller au respect des droits des usagers et informée de l'ensemble des plaintes et réclamations et des suites qui leur sont données (article L. 1112-3 du code de la santé publique). Selon Service-Public.fr, la plainte peut être déposée par le patient ou par l'un de ses proches.
À savoir avant d’agir. Ces délais de huit jours sont ceux du texte : nous ne pouvons pas vous garantir qu'ils seront tenus, ni la manière dont chaque hôpital traite une réclamation venue de la détention. Envoyez le courrier à la direction de l'hôpital de rattachement, en précisant qu'il concerne l'unité sanitaire de tel établissement pénitentiaire, gardez une copie et demandez un accusé de réception.
La trace écrite : ce qui fera la différence
Un dossier de recours ne tient pas sur une impression, il tient sur des dates. C'est le travail le plus utile que vous puissiez faire de l'extérieur, et personne ne le fera à votre place.
- La date de la première demande au service médical, et celle de chaque relance.
- La date depuis laquelle un traitement est interrompu, et son nom.
- La date de la requête au chef d'établissement, et la réponse reçue ou l'absence de réponse.
- La date de la réclamation adressée à l'hôpital.
- La date de vos propres appels et courriers, et le nom du service qui vous a répondu.
- Une copie de chaque courrier envoyé.
Écrivez au singulier des faits
« Depuis le 3 mars, mon frère n'a plus son traitement contre l'épilepsie ; il a écrit au service médical le 5 mars et le 14 mars » vaut mieux que trois pages d'indignation. Un fait daté se vérifie, une inquiétude ne se vérifie pas.
Quand rien ne bouge : le CGLPL et le Défenseur des droits
Deux autorités indépendantes peuvent être saisies gratuitement, y compris par vous, de l'extérieur. Elles ne se substituent pas à un médecin, mais elles interrogent l'administration et l'établissement.
- Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté cite expressément les « difficultés dans l'accès aux soins » parmi les motifs de saisine. Le courrier se fait sous pli fermé, en libre réponse : Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Libre réponse 47002, 93109 MONTREUIL CEDEX. Ces correspondances sont confidentielles et ne peuvent faire l'objet d'aucun contrôle par l'établissement. Une saisine anonyme n'est pas suivie d'effet, mais on peut demander que son identité ne soit pas révélée.
- Le Défenseur des droits est présent dans tous les établissements pénitentiaires grâce à des délégués spécialement formés, et un dépliant est remis à chaque personne à son arrivée en détention. Depuis 2023, un numéro gratuit réservé aux personnes détenues, le 31 41, a été mis en place.
Lequel choisir
Le CGLPL contrôle les conditions de privation de liberté et le respect des droits fondamentaux dans les lieux fermés. Le Défenseur des droits traite les litiges avec un service public — et un hôpital public comme une prison en sont. Rien n'interdit de saisir les deux. Nos guides détaillent chaque saisine.
À savoir avant d’agir. Ni l'un ni l'autre ne donne d'ordre à un médecin, ne prescrit un traitement, ni ne remplace un recours devant un juge. Ce sont des leviers, pas des décisions.
L'avocat, et les recours devant un juge
À partir du moment où l'on parle de recours contentieux, il faut un avocat. C'est lui qui apprécie si la situation le justifie, et lui seul peut le faire à partir du dossier réel.
- L'article 803-8 du code de procédure pénale ouvre à toute personne détenue un recours devant le juge des libertés et de la détention, ou devant le juge de l'application des peines, lorsqu'elle estime ses conditions de détention contraires à la dignité de la personne humaine.
- Ce même article commence en réservant expressément la possibilité de saisir le juge administratif au titre des articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative.
- Le référé-liberté de l'article L. 521-2 permet au juge, saisi en urgence, d'ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne publique aurait porté « une atteinte grave et manifestement illégale ». Le juge se prononce dans un délai de quarante-huit heures.
À savoir avant d’agir. Nous ne vous dirons pas si votre situation relève de l'un ou l'autre de ces recours : cela dépend des faits, des pièces et des délais, et c'est précisément le travail de l'avocat. Si votre proche n'en a pas, l'aide juridictionnelle existe, et le point d'accès au droit de l'établissement peut l'orienter.
Ce que vous pouvez faire, de l'extérieur
- Dire à votre proche d'écrire, et de dater : c'est la seule action qui ouvre toutes les portes suivantes.
- Signaler votre inquiétude à l'établissement par écrit. On ne vous répondra rien de médical, mais un courrier daté laisse une trace.
- Écrire à la direction de l'hôpital de rattachement si le problème porte sur le soin lui-même.
- Tenir la chronologie des dates, et garder copie de tout.
- Alerter l'avocat dès que la situation dure ou s'aggrave.
- Saisir le CGLPL ou le Défenseur des droits si l'accès aux soins reste bloqué.
Une chose qui ne coûte rien et qui compte
Les soins sont gratuits en détention : dès la mise sous écrou, la personne est rattachée au régime général et n'a ni ticket modérateur ni forfait journalier à payer, ni frais à avancer. L'argent n'est donc jamais la cause d'un refus de soin — si on vous dit le contraire, c'est faux.
À savoir avant d’agir. Accompagner un proche malade en détention épuise, d'autant qu'on ne vous dit rien. Parlez-en à votre médecin traitant, à une association d'accueil des familles, et appelez le 3114 si la détresse devient trop lourde. Vous avez le droit d'être aidé aussi.
Questions fréquentes
Mon proche a demandé un médecin il y a trois semaines, il n'a toujours rien. C'est légal ?
La loi garantit la qualité et la continuité des soins dans des conditions équivalentes à celles de l'ensemble de la population (article L. 322-1 du code pénitentiaire), mais aucun texte ne fixe de délai général de consultation. Nous ne pouvons donc pas vous dire si ce délai est anormal : cela dépend de la situation médicale. Ce qui est certain, c'est que la relance doit être écrite et datée, et qu'à défaut de réponse deux voies existent : la requête au chef d'établissement (article R. 314-1) et la réclamation écrite à l'hôpital de rattachement (article R. 1112-91 du code de la santé publique).
Puis-je porter plainte à sa place ?
Vous ne pouvez pas déposer une requête au chef d'établissement à sa place : l'article R. 314-1 vise la personne détenue. En revanche, vous pouvez écrire vous-même à l'établissement pour signaler votre inquiétude, saisir le CGLPL ou le Défenseur des droits, et alerter l'avocat. Pour la réclamation à l'hôpital, Service-Public.fr indique qu'une plainte peut être déposée par le patient ou par l'un de ses proches — et le médiateur peut rencontrer les proches du patient s'il l'estime utile ou à leur demande (article R. 1112-93).
À qui écrit-on exactement quand le problème vient du soin lui-même ?
Au représentant légal de l'hôpital public auquel l'unité sanitaire est rattachée, c'est-à-dire à la direction de cet hôpital. Précisez qu'il s'agit de l'unité sanitaire de tel établissement pénitentiaire. Le code de la santé publique prévoit ensuite l'intervention d'un médiateur médecin pour tout ce qui touche à l'organisation des soins et au fonctionnement médical du service (article R. 1112-92), puis un avis de la commission des usagers (article R. 1112-94).
On me dit que c'est la prison qui bloque, pas les médecins. Qui a raison ?
Nous ne pouvons pas trancher à distance. Retenez la ligne de partage : l'équipe hospitalière répond du contenu du soin et de l'organisation des consultations ; l'administration pénitentiaire répond de la remise du courrier au service médical, du mouvement vers l'unité sanitaire et de l'escorte pour un rendez-vous extérieur. Quand vous ne savez pas, écrivez aux deux : c'est la façon la plus sûre de ne pas perdre des semaines.
Un rendez-vous à l'hôpital a été annulé. On peut faire quelque chose ?
Oui, mais par écrit. Votre proche peut présenter une requête au chef d'établissement en demandant que le rendez-vous soit reprogrammé (article R. 314-1 du code pénitentiaire), et signaler l'annulation à l'unité sanitaire pour qu'elle soit tracée côté médical. Notez la date. Si les annulations se répètent, c'est exactement le type de situation que le CGLPL cite parmi les difficultés d'accès aux soins.
Faut-il un avocat pour tout ça ?
Non pour les courriers : la relance à l'unité sanitaire, la requête au chef d'établissement, la réclamation à l'hôpital, la saisine du CGLPL et celle du Défenseur des droits sont gratuites et n'exigent pas d'avocat. Oui dès qu'on envisage un juge : l'article 803-8 du code de procédure pénale et le référé-liberté de l'article L. 521-2 du code de justice administrative supposent une appréciation juridique que seul un avocat peut porter sur un dossier réel.
Est-ce que les soins peuvent être refusés faute d'argent ?
Non. Dès la mise sous écrou, la personne est rattachée au régime général d'assurance maladie ; elle n'a pas à payer le ticket modérateur ni le forfait journalier en cas d'hospitalisation, et n'a pas à avancer ses frais de santé (Assurance Maladie). L'argent du compte nominatif sert à la cantine et au téléphone, pas aux soins. Si quelqu'un vous demande de payer pour débloquer des soins, c'est une arnaque.
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Les textes sur lesquels repose cet article
Chaque référence a été ouverte et lue. Ces liens permettent de vérifier directement à la source les informations présentées dans cet article.
- Code pénitentiaire — Qualité et continuité des soins (nouvelle fenêtre)Légifrance · article L. 322-1 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — Requêtes et plaintes auprès du chef de l'établissement (nouvelle fenêtre)Légifrance · article R. 314-1 · consulté le 5 août 2026
- Code pénitentiaire — Unités sanitaires en milieu pénitentiaire (nouvelle fenêtre)Légifrance · articles D. 115-3 à D. 115-11 · consulté le 5 août 2026
- Code de la santé publique — Droit aux soins les plus appropriés (nouvelle fenêtre)Légifrance · article L. 1110-5 · consulté le 5 août 2026
- Code de la santé publique — Commission des usagers (nouvelle fenêtre)Légifrance · article L. 1112-3 · consulté le 5 août 2026
- Code de la santé publique — Plainte ou réclamation écrite de l'usager (nouvelle fenêtre)Légifrance · article R. 1112-91 · consulté le 5 août 2026
- Code de la santé publique — Saisine du médiateur médecin ou non médecin (nouvelle fenêtre)Légifrance · article R. 1112-92 · consulté le 5 août 2026
- Code de la santé publique — Rencontre avec le médiateur dans les huit jours (nouvelle fenêtre)Légifrance · article R. 1112-93 · consulté le 5 août 2026
- Code de la santé publique — Avis de la commission et réponse au plaignant (nouvelle fenêtre)Légifrance · article R. 1112-94 · consulté le 5 août 2026
- Code de procédure pénale — Recours relatif aux conditions de détention (nouvelle fenêtre)Légifrance · article 803-8 · consulté le 5 août 2026
- Code de justice administrative — Référé-liberté (nouvelle fenêtre)Légifrance · article L. 521-2 · consulté le 5 août 2026
- Commission des usagers d'un hôpital ou d'une clinique (nouvelle fenêtre)Service-Public.fr · fiche F10256, dépôt de plainte et médiateur · consulté le 5 août 2026
- Quels sont les numéros en cas d'urgence et les numéros d'écoute ? (nouvelle fenêtre)Service-Public.fr · fiche F33954, numéros 15, 112 et 31 14 · consulté le 5 août 2026
- Saisir le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (nouvelle fenêtre)CGLPL · motifs de saisine dont l'accès aux soins, adresse libre réponse 47002, confidentialité · consulté le 5 août 2026
- Personnes détenues : un guide pour mieux connaître leurs droits (nouvelle fenêtre)Défenseur des droits · délégués en établissement pénitentiaire, numéro gratuit 31 41 · consulté le 5 août 2026
- Personne écrouée : modalités de votre prise en charge (nouvelle fenêtre)Assurance Maladie (ameli.fr) · rattachement au régime général, absence de ticket modérateur et d'avance de frais · consulté le 5 août 2026
Pour aller plus loin
Ces pages sont éditées par d’autres organismes. Elles s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
- Source officielle« Je suis en détention » : le guide du détenu arrivant (page de présentation) (nouvelle fenêtre)
Ministère de la Justice — direction de l'administration pénitentiaire
Page officielle de mise à disposition du guide remis aux personnes arrivant en détention, avec le PDF en téléchargement (mise à jour affichée : mars 2026).
- Source officielleCode pénitentiaire — Section 1 : Correspondances écrites (art. R345-1 à D345-10) (nouvelle fenêtre)
Légifrance
Cadre du courrier : écriture en clair, traduction possible, contrôle et retenue des lettres notifiée sous 3 jours, courrier retenu versé au dossier et restitué à la libération, et courriers protégés sous pli fermé (avocat, travailleur social, aumônier).
- AssociationConnaître ses droits — fiches pratiques de l'OIP (nouvelle fenêtre)
Observatoire international des prisons — section française
Catalogue de fiches thématiques gratuites (parloirs et UVF, droit de visite, correspondance, téléphone, affectation et transferts, discipline, travail, santé, permissions de sortir), avec version papier disponible sur simple demande.
À savoirAssociation indépendante, non officielle. Attention : la fiche « réductions de peines » du site décrit encore principalement l'ancien régime des crédits automatiques (l'OIP indique qu'une fiche sur le régime applicable depuis le 1er janvier 2023 est en cours d'écriture) — ne pas s'y fier pour le calcul de peine.
- AssociationFARAPEJ — missions et orientation des personnes détenues et de leurs proches (nouvelle fenêtre)
FARAPEJ (Fédération des associations réflexion-action, prison et justice)
Fédération d'environ 60 associations couvrant toute la chaîne pénale ; elle reçoit les demandes des personnes détenues, de leurs proches et des sortants pour les orienter vers la structure locale adaptée (contact : farapej@farapej.fr, 07 45 24 08 58).
Liens vérifiés le 29 juillet 2026.
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Information générale. Ne remplace ni un avocat, ni le règlement intérieur, ni une décision judiciaire. Article mis à jour le 05/08/2026.