Ce n'est pas que nous avons peu de temps, c'est que nous en perdons beaucoup.
L’aménagement de peine et la libération conditionnelle
Une demande d’aménagement ne se juge pas sur l’intention. Elle se juge sur des éléments — un hébergement, une promesse d’embauche, une formation suivie — qui doivent exister avant d’être demandés.
« Il me manque un truc qui prouve »
C’est la phrase d’une carte qui met en scène la préparation d’une demande de libération conditionnelle. Elle dit exactement le problème : le projet existe dans la tête, il n’existe nulle part sur le papier. Le jeu montre ce qui se constitue pendant la détention et qui devient, le moment venu, un dossier — et ce qui ne se rattrape pas en trois semaines.
Ne pas avoir les moyens d’un avocat
Une carte porte sur une personne qui n’a pas les moyens de payer un avocat pour sa demande. Elle rappelle qu’un dispositif existe pour cela, et surtout qu’une demande présentée sans assistance n’est pas irrecevable — elle est seulement plus fragile. Ce thème est celui où la différence entre « je n’ai pas le droit » et « je ne sais pas comment faire » est la plus coûteuse.
Apprendre par hasard où l’on en est
Une carte montre quelqu’un qui découvre en discutant qu’il a dépassé la moitié de sa peine. Ce n’est pas une anecdote : les échéances se déclenchent, les demandes deviennent possibles, et personne ne vient nécessairement le dire. Savoir où l’on en est est la première condition pour demander quoi que ce soit.
Ce qui se prouve et ce qui se déclare
Une carte du jeu suit quelqu’un qui a travaillé quatorze mois aux ateliers sans un seul rapport d’incident. Une autre montre une personne convaincue que sa bonne conduite produira un effet automatique. La différence entre les deux est toute la matière de ce thème : l’une a des éléments datés et vérifiables, l’autre a une intention. Une juridiction examine des éléments. Cela ne veut pas dire qu’une demande bien préparée aboutit — rien ne le garantit, et le jeu ne le prétend jamais — mais une demande sans élément n’a rien à examiner.
Ce que vous pouvez faire
Un hébergement attesté par écrit est souvent l’élément qui manque à un dossier, et c’est un élément que la famille peut fournir. Si vous êtes en mesure d’héberger votre proche à sa sortie, dites-le par écrit et faites-le parvenir au service pénitentiaire d’insertion et de probation : cela vaut mieux qu’un accord verbal évoqué au parloir.
Les 5 cartes, en entier
Ce sont les cartes du paquet, à l’identique. Elles s’adressent à la personne détenue — c’est elle qui les manipule. Touchez une carte pour la retourner et voir ce que chaque réponse entraîne.
Sur le même sujet, avec les sources
Les cartes montrent des situations ; elles ne remplacent pas le droit. Ce qui s’applique, avec ses références et ses dates, est ici.
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Ces cartes sont reproduites gratuitement et intégralement. Elles décrivent des situations observées en détention ; elles n’énoncent aucune règle de droit chiffrée, qui se trouve dans les guides et les fiches, avec ses sources. Comment un exemplaire peut parvenir à une personne détenue.