Endure et tiens bon : cette douleur te sera un jour utile.
Papiers d’identité et adresse à la sortie
Sans pièce d’identité valide et sans adresse, il n’y a ni compte bancaire, ni contrat de travail, ni logement, ni prestation sociale. Toute la chaîne est bloquée par deux documents, et ces deux documents se demandent depuis la détention — pas le jour de la sortie.
« J’irai à la mairie en sortant »
C’est la phrase que reprend l’une des cartes, à quatre-vingt-dix jours de la sortie, chez une personne sans pièce d’identité valide. Elle paraît raisonnable et elle ne l’est pas : la demande prend du temps, elle suppose des justificatifs, et pendant ce temps rien d’autre ne peut avancer. Le jeu montre les deux versions de la même sortie, à trois mois d’intervalle : celle où la démarche a été engagée depuis l’intérieur, et celle où elle ne l’a pas été.
Ce qu’on a sur soi le jour J
Une carte pose une question courte : la porte s’ouvre dans une heure, qu’est-ce que tu as sur toi ? La liste est plus brève qu’on ne l’imagine, et ce qui manque ce matin-là ne se rattrape pas facilement — un guichet fermé le vendredi soir, un week-end, et la première semaine est perdue. Cette carte fonctionne comme une vérification finale ; c’est celle que les professionnels utilisent le plus volontiers en entretien.
Sans adresse, on n’existe pas administrativement
Un profil du jeu présente un homme arrivé sans papiers à jour, sans adresse fixe et sans famille proche en France. Sa situation n’est pas marginale : la domiciliation est l’un des blocages les plus fréquents à la sortie, parce qu’une adresse conditionne l’ouverture de presque tous les droits sociaux. La carte ne détaille aucune procédure — les démarches et leurs conditions vivent dans les fiches du site, avec leurs sources — mais elle montre à quel moment il faut s’en occuper : bien avant.
Et le tout premier jour
Le thème commence en réalité à l’entrée en détention. Une carte montre le premier jour, l’enregistrement de l’identité, les affaires qu’on garde et les papiers qu’on tend sans les lire. C’est là que se joue une partie de ce qui manquera à la sortie : un document remis à la fouille, une pièce périmée que personne ne signale, une carte perdue dont on ne se préoccupera qu’au dernier moment.
Ce que vous pouvez faire
C’est un domaine où une famille peut faire beaucoup, parce que les justificatifs sont souvent chez elle : un ancien titre d’identité, un acte de naissance, un justificatif de domicile. Rassemblez-les sans attendre et demandez au service pénitentiaire d’insertion et de probation par quel circuit les transmettre — c’est le genre de démarche qui prend des mois si elle commence trop tard, et deux semaines si elle commence tôt.
Les 4 cartes, en entier
Ce sont les cartes du paquet, à l’identique. Elles s’adressent à la personne détenue — c’est elle qui les manipule. Touchez une carte pour la retourner et voir ce que chaque réponse entraîne.
Sur le même sujet, avec les sources
Les cartes montrent des situations ; elles ne remplacent pas le droit. Ce qui s’applique, avec ses références et ses dates, est ici.
Les autres thèmes
- Les premiers jours — 10 cartes
- Les liens avec la famille — 7 cartes
- Comprendre sa peine — 6 cartes
- Préparer la sortie — 10 cartes
- Santé, psychologie, addictions — 9 cartes
- Travail, formation, école — 7 cartes
- Discipline, sanctions et recours — 6 cartes
- Pressions et rapports de force — 7 cartes
- Aménagement de peine — 5 cartes
- Récidive et retour au réseau — 5 cartes
- Argent et cantine — 3 cartes
- Lire et écrire — 4 cartes
Ces cartes sont reproduites gratuitement et intégralement. Elles décrivent des situations observées en détention ; elles n’énoncent aucune règle de droit chiffrée, qui se trouve dans les guides et les fiches, avec ses sources. Comment un exemplaire peut parvenir à une personne détenue.