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À méditer
Toute la sagesse humaine sera dans ces deux mots : attendre et espérer.
Alexandre DumasLe Comte de Monte-Cristo, 1844
Jeu pédagogique · 10 cartes

Préparer sa sortie de prison

Une sortie ne se prépare pas la semaine précédente. Ce qui se joue à la sortie s’est décidé des mois plus tôt, et ce qui manque ce jour-là — une pièce d’identité, une adresse, un rendez-vous — manquera pendant des mois.

« J’irai à la mairie en sortant »

C’est la phrase que reprend l’une des cartes, à quatre-vingt-dix jours de la sortie, chez une personne sans pièce d’identité valide. Elle paraît raisonnable et elle ne l’est pas : sans document d’identité, il n’y a ni compte bancaire, ni contrat de travail, ni logement, ni prestation. La chaîne entière est bloquée par une seule pièce, et la demande prend du temps. Le jeu montre la version où la démarche est engagée depuis la détention et la version où elle ne l’est pas, à trois mois d’intervalle.

Le retour au quartier

Une autre carte met en scène une personne qui compte retourner « au quartier », chez les mêmes personnes, aux mêmes habitudes. Ce n’est pas une carte moralisatrice : elle reconnaît que ce retour est souvent le seul disponible, parce qu’il n’y a pas d’autre logement, pas d’autre entourage, pas d’autre point de chute. Elle montre ce que devient une sortie sans alternative préparée, et pourquoi une demande de logement ou d’hébergement engagée en détention change la trajectoire.

Le jour J

La dernière carte de la série pose une question courte : la porte s’ouvre dans une heure, qu’est-ce que tu as sur toi ? La liste est plus courte qu’on ne le croit, et ce qui manque ce matin-là ne se rattrape pas facilement. Cette carte fonctionne comme une vérification finale, et c’est celle que les professionnels utilisent le plus volontiers en entretien.

Quand personne n’attend dehors

L’une des cartes de ce thème présente une association de visiteurs qui propose un parrainage : quelqu’un attendra à la sortie. Elle existe parce que la situation inverse est fréquente et rarement dite — sortir sans que personne ne soit là, sans repas prévu, sans lit certain pour le soir. Les premières heures dehors sont plus déterminantes qu’on ne le croit : elles décident du rythme des jours suivants. Le jeu montre ce que change une présence, même celle d’un inconnu bénévole, et rappelle que ces dispositifs se demandent avant la sortie, jamais après.

Ce que vous pouvez faire

Une sortie mal préparée retombe presque toujours sur la famille : hébergement dans l’urgence, avances d’argent, démarches à faire à deux. Ce que vous pouvez faire de plus utile est de vous renseigner, avant la date, sur ce qui a été engagé et ce qui ne l’a pas été. Notre feuille de route J−90 → J+30 sert exactement à cela.

Les 10 cartes, en entier

Ce sont les cartes du paquet, à l’identique. Elles s’adressent à la personne détenue — c’est elle qui les manipule. Touchez une carte pour la retourner et voir ce que chaque réponse entraîne.

Sur le même sujet, avec les sources

Les cartes montrent des situations ; elles ne remplacent pas le droit. Ce qui s’applique, avec ses références et ses dates, est ici.

Les autres thèmes

Ces cartes sont reproduites gratuitement et intégralement. Elles décrivent des situations observées en détention ; elles n’énoncent aucune règle de droit chiffrée, qui se trouve dans les guides et les fiches, avec ses sources. Comment un exemplaire peut parvenir à une personne détenue.