L’homme est un être qui s’habitue à tout.
Ce qu’on doit aux parties civiles
Les sommes dues aux parties civiles paraissent souvent hors d’atteinte, et c’est ce sentiment d’impossibilité qui conduit à ne rien commencer. C’est pourtant l’un des rares domaines où un geste minuscule, mais régulier, change quelque chose.
Le courrier qu’on ne veut pas ouvrir
Une carte montre l’arrivée du courrier officiel indiquant le montant dû, et le geste presque universel qui suit : le ranger sans l’ouvrir. Elle ne juge pas ce réflexe — il protège quelques jours. Elle montre ce qu’il coûte : le montant ne bouge pas parce qu’on ne l’a pas lu, et le temps qui passe sans qu’aucun versement apparaisse, lui, se voit. La carte propose aussi la sortie honnête : ouvrir, ne rien comprendre, et demander qu’on l’explique. Ces documents sont écrits pour des juristes ; demander une explication n’est pas contester une décision.
« À quoi bon commencer »
Une deuxième carte met en scène quelqu’un pour qui la somme est si grande qu’aucun premier pas ne semble avoir de sens. Le jeu répond par ce qu’il a observé, et non par une promesse : c’est la régularité qui est lisible dans un dossier, pas le montant. Un versement volontaire modeste et tenu raconte quelque chose qu’aucune déclaration d’intention ne raconte. Le jeu ne dit nulle part qu’un versement produit une décision favorable — cela ne dépend pas de lui — mais il dit que l’absence totale de versement se remarque.
Une personne, pas une ligne comptable
Le troisième profil du thème présente un homme condamné pour une affaire financière, persuadé que « ce n’est pas pareil » pour lui. C’est la carte qui déplace le sujet : derrière une partie civile, il y a quelqu’un à qui il a été fait du tort. Reconnaître cela n’enlève rien à celui qui doit ; c’est même souvent ce qui rend le premier versement possible, parce qu’il cesse d’être une formalité administrative pour devenir un geste.
Ce que le jeu n’affirme pas
Aucune carte de ce thème ne donne de montant, de délai ni de seuil. Le calcul des sommes, les modalités de prélèvement sur le compte nominatif et les conséquences d’une absence de versement relèvent de textes précis et de décisions individuelles : ce sont l’avocat et le service pénitentiaire d’insertion et de probation qui répondent là-dessus, pas un support pédagogique.
Ce que vous pouvez faire
C’est un sujet dont les familles n’entendent presque jamais parler, et qui pèse pourtant sur toute la sortie. Si votre proche évoque une dette envers des parties civiles, n’essayez pas de la régler à sa place : orientez-le vers son avocat ou vers le service pénitentiaire d’insertion et de probation, qui savent comment un versement s’organise depuis la détention.
Les 3 cartes, en entier
Ce sont les cartes du paquet, à l’identique. Elles s’adressent à la personne détenue — c’est elle qui les manipule. Touchez une carte pour la retourner et voir ce que chaque réponse entraîne.
Sur le même sujet, avec les sources
Les cartes montrent des situations ; elles ne remplacent pas le droit. Ce qui s’applique, avec ses références et ses dates, est ici.
- Envoyer de l’argent en détention : le mandat cash n’existe plus
- Envoyer de l’argent sur le compte nominatif — fiche pratique à imprimer
- Avocat et aide juridictionnelle — fiche pratique à imprimer
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Ces cartes sont reproduites gratuitement et intégralement. Elles décrivent des situations observées en détention ; elles n’énoncent aucune règle de droit chiffrée, qui se trouve dans les guides et les fiches, avec ses sources. Comment un exemplaire peut parvenir à une personne détenue.